Une petite chose qui grandit dans ma tête…

 

 pousse

Novembre. Maintenant que nous avons déménagé, que je goûte le calme de l’endroit et que lui claironne qu’il s’y plaît, le projet devient un tout petit peu plus concret. Nous savons tous les deux que faire un enfant fait partie des objectifs vers lesquels nous allons tendre durant l’année à venir. Pour l’instant nous en parlons peu ensemble, il y a beaucoup de choses à penser. Et pourtant…

J’y pense, j’y réfléchis, je regarde les Maternelles et j’en fait un debriefing complet à qui veut bien m’écouter. Je deviens chiante avec ça sans doute. Mais ce n’est pas rien quand même. J’aimerais un enfant du printemps, alors je calcule qu’il ne faut pas que je tombe enceinte avant le 1er août. Comme ça au pire s’il arrive en avance ça sera quand même déjà le printemps. C’est peut être pousser un peu loin les pronostics, mais c’est mon rêve à moi, alors j’essaie qu’il prenne forme, dans la mesure du possible, comme je le souhaite. Cela peut paraître naïf ou carrément désuet, j’ai besoin de l’imaginer et de construire tout cela dans ma tête, peut-être pour avoir la sensation de maîtriser quelque chose…

Noël arrive, je déteste les fêtes de fin d’années. Un de mes rêves est de passer Noël dans un pays chaud, où je ne croiserais ni guirlandes ni bonnet rouge. Mais là, cette année, au milieu des festivités, avec une partie de la belle-famille, je me surprends à m’attendrir. Reprends-toi, bon sang ! me dis-je. Et sans que je puisse l’en empêcher mon esprit élabore mille scénarios de repas de famille, de joie partagée autour d’un ventre rond… Je lui dis qu’il faudra faire venir son père l’année prochaine, l’homme se demande quelle mouche m’a piquée. Je commande un chapon et je prépare une farce, il commence sérieusement à s’inquiéter. Qu’est-ce qui m’arrive ? On dirait que le fait de savoir, ou du moins d’espérer, qu’à la même période l’année prochaine je porterai la vie me rend soudain plus encline à réunir la famille autour d’une table, moi qui clame haut et fort que les liens du sang n’ont pas de valeur contractuelle…

J’ai comme un doute, et je demande à l’homme s’il en a envie, je veux dire s’il n’envisage pas tout ça juste pour me faire plaisir. Non, quand même pas, il en a « un peu envie », mais bien sûr pour un homme ce n’est pas pareil ça ne le prend pas au ventre rien que d’y penser… Et il pense surtout à faire démarrer son activité pour l’instant. N’empêche que le dernier soir de l’année, alors que nous remplissons notre traditionnelle boîte à vœux, qui ne sera pas ouverte avant un an, sa première suggestion c’est « qu’on soit enceinte en 2012 ». Voilà, le projet et le rétro planning sont validés. Je suis contente mais je commence à flipper.

En 2012, si nos souhaits sont exaucés, notre vie va basculer.

6 commentaires sur “Une petite chose qui grandit dans ma tête…

  1. Tu exprime drôlement bien le ressenti ma belle.
    Comme tu dis, en 2012 si on est exaucée notre vie va basculé, dans une forme de non retour…
    Comme toi je n’aimais pas Noël, et pas spécialement les fêtes de famille, et depuis que nous nourrissons ce projet d’enfant je me surprend à me dire que oui, j’ai envie de faire perdurer ces
    traditions, de faire des bugnes pour le carnaval, de voir mon père déguisé en père noël et de fermer les rideaux parceque les cloches passent puis de voir mon enfants courir chercher sa récompense,
    de beaux moments en perspective 😀

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