Janvier à mars : le temps des questions brouillons

L’année 2012 a donc débuté avec une certitude : si tout va bien, ce sera notre dernière année à deux. Comme apaisée par cette certitude, je me suis mise à moins y penser. Enfin, disons que ce n’était plus une obsession. De toute façon j’étais obligée d’attendre encore, quoi qu’il arrive, et ce pour deux raisons.

La première, c’était un vaccin ROR (rougeole oreillons rubéole) reçu au mois d’août dernier, qui m’interdisait formellement de tomber enceinte avant le mois de mars. La seconde, c’était la cigarette. Nous étions deux gros fumeurs, avec une trentaine de clopes quotidiennes à notre actif. La toute première étape à notre projet bébé était donc tout naturellement l’arrêt du tabac, dont j’avais fixé l’échéance à 6 mois minimum avant le début des essais.

Le mois de mars marqua donc en quelque sorte le début du rétro-planning. Nous avons arrêté de fumer. Non sans peine, non sans heurts, mais nous y sommes parvenus. Je m’étais promis de faire une cure de Chlorella pour « nettoyer » mon organisme, je m’étais promis de prendre des antioxydants… Mais finalement je n’étais pas d’humeur. Quelque chose me dit que ce n’est pas la seule bonne résolution qui va tomber à l’eau, mais bon. C’est déjà bien.

Avec le mois de mars sont arrivées aussi les premières inquiétudes matérielles. Nos projets n’avançaient pas, ou pas assez vite à notre goût, et les questions se sont installées quant à notre devenir. L’Homme surtout vivait assez mal le fait que je parle d’un enfant alors que nous ne savions pas ce que nous ferions dans 6 mois. Évidemment ses craintes étaient justifiées, et pour ma part elles viendraient plus tard m’envahir l’esprit.

Nous avions donc cette certitude que cette année serait celle qui changerait nos vies, et, comme allant de soi, une autre affirmation catégorique : nous n’allons pas le crier sur les toits. Pour nous, ce fut évident. Même sans nous concerter, nous avons continué à fournir la réponse standardisée « pas pour le moment, on a le temps ! » à la sempiternelle question « quand est-ce que vous nous faites un petit ? ». (Il faudra qu’on reparle de ces questions auxquelles on aimerait pouvoir fournir une réponse pas tellement conventionnelle…)

J’en ai parlé à mes amies les plus proches, et c’est tout. Je ne voulais pas qu’on me questionne, je ne voulais pas de « alors ? toujours pas ?… » si jamais les essais ne sont pas concluants tout de suite, et on sait qu’ils le sont rarement. L’Homme n’en a parlé à personne. Pour le moment, c’est notre secret. Mais bon, je suis une fille, jamais contente, et malgré tout ça m’ennuie un peu lorsque l’on répond qu’on n’y pense pas encore, alors que j’ai envie de déborder de joie à la pensée que dans quelques mois je guetterai les premiers signes de la vie en moi…

J’ai interrogé mes amies, une en particulier, qui a mon âge et une fille de 5 ans. Parce que malgré tout, malgré ce désir très fort d’être mère, cette envie de découvrir les joies de la grossesse, mille doutes persistent en moi. Aujourd’hui encore d’ailleurs. Dès le début de l’année j’ai lancé mon enquête, mes questions, auprès d’elle et sur les blogs, un peu partout. C’est bien beau de vouloir un enfant, mais concrètement je n’arrive absolument pas à me visualiser avec un bébé. D’ailleurs je ne sais même pas changer une couche. J’ai même peur de les prendre dans mes bras quand ils sont tout petits. C’est mal barré, non ? Non, me dit-on. Ah bon. Ça ne me rassure pas totalement, je suis sceptique quant à mes capacités à m’occuper d’un bébé. Mais ça j’y reviendrai, en long en large et en travers. Autant que vous le sachiez : vous n’avez pas fini de voir des points d’interrogation. Avec le mois de mars s’achève le 5ème mois de cette gestation mentale, autant dire qu’ils vont carrément se multiplier!

10 commentaires sur “Janvier à mars : le temps des questions brouillons

  1. N’aie aucune crainte, tu verras, changer une couche, donner le bain etc… Ca se fait tout seul et c’est si agréable…
    (J’ai pas d’enfant encore à mon grand désespoir mais j’ai fait des stages en maternité, j’ai un filleul et deux neveux donc je peux te l’assurer !!)
    Et j’imagine que lorsque c’est ton enfant, tout devient naturel… Tu seras une super maman !!!

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  2. Je suis dans le même cas que toi, j’ai jamais été très à l’aise avec les touts petits, c’est tellement fragile qu’on a peur de mal faire. Et j’arrête pas de me demander si je vais être une bonne
    maman, si j’en suis capable, etc. Mais en même temps je me dis que quand c’est ton enfant ça doit forcément tout changer ! Et que y’a pas de raisons que j’y arrive pas ^^

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    1. Oui, c’est ce que disent toutes les mamans… et toutes les futures mamans se posent les mêmes questions il paraît aussi 😉

      N’empêche, c’est bon de se sentir moins seule, pas vrai? On va y arriver!!!!

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  3. Je crois qu’on a toutes les memes inquietudes et que c’est normal. Je n’ai jamais ete a l’aise avec les bebes jusqu’a une epoque tres recente. Mais quand c’est le tien je suis sure que toutes les
    craintes s’envolent, ne reste que le bonheur.
    Toutes les femmes passent par la, je dirais meme que c’est sain.
    Et puis il existe de plus en plus de groupes, de forums pour parler et echanger.
    Ca va aller! Bises!

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    1. Oui, et puis je crois qu’avec ce blog je vais avoir du soutien 😉

      C’est marrant quand même : on sait que c’est normal, que toutes les femmes s’inquiètent et qu’elles s’accordent toutes à dire que ça s’apprend, mais on flippe malgré tout… A croire que la sagesse collective n’existe pas!

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  4. pas d’inquiétude.
    s’occuper d’un enfant n’est pas dans un gene..ca s’apprend.
    moi meme, avant d’avoir Prem’s je n’avais pour ainsi dire jamais pris d’aussi petit Bébé dans mes bras et encore moins changé une couche.
    mais qu’importe…ca s’apprend..
    et s’il n’y avait que ca qu’on ne savait pas faire ce serait déjà bien…toute l’education des enfants est une découverte et un apprentissage permanent..(en tout cas pour moi)..
    donc, don’t worry ; wait end see !
    biz

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    1. Merci Agrippine! On a beau me l’avoir déjà dit, je ne me lasse pas des phrases rassurantes comme ça! C’est vrai que le plus gros reste à faire : l’éduquer cet enfant… Sacrée responsabilité si on y réfléchit!

      Merci de ton passage en tout cas, j’irai faire un petit tour par chez toi 😉 biz

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    1. Ce sont 5 mois de préparation mentale, les essais ne sont pas prévus avant cet été. Tu vois quand je dis que je suis légèrement fêlée… je me fais une petite grossesse psychologique de 9 mois avant de passer aux choses sérieuses!

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