Premier trimestre de grossesse – le bilan

Depuis deux semaines, je suis entrée dans le second trimestre de ma grossesse. L’occasion de dresser un petit bilan des trois premiers mois…

Côté corps, j’ai eu trois semaines de nausées en tout et pour tout, dont une où j’ai vraiment été malade à en crever. Je n’ai pas eu d’énormes désagréments, par contre j’ai dormi 18h par jour pendant un mois et demi. Évidemment, le fait d’être à la maison joue beaucoup. Les quelques fois où j’ai été très active, j’ai bien senti les nausées revenir et des douleurs apparaitre. Je me considère comme chanceuse donc, j’ai eu un premier trimestre plutôt sympa.

Côté humeur, j’ai été une harpie pendant deux mois environ, et mon pauvre mari s’en est pris plein la gueule (mais il a quand même dit oui, c’est magnifique l’amour). Je ne parle pas des larmes, j’étais déjà une fontaine avant, là ça devient carrément n’importe quoi. Mais, passé les colères et pétages de plomb en tout genre, un autre phénomène est apparu : les fous rires. Ceux-là, je ne m’y attendais pas vraiment, bien qu’on m’ait prévenue. J’ai rarement ri comme ça, à m’en faire mal, et surtout pas pour des conneries pareilles. Non, je vous raconte pas, ça ne vole vraiment pas haut. Mais enfin, c’est mieux que la colère et les pleurs, non ?

Côté alimentation, finalement c’est beaucoup plus simple que prévu. Je me faisais tout un monde de l’équilibre à conserver scrupuleusement, et finalement ça n’est pas si terrible. Bien évidemment, j’ai d’ores et déjà commandé un plateau de sushis livrable à la maternité, et lorsque dans un restau du bord de mer j’ai vu le mec de la table d’à côté se taper des huîtres j’ai pleuré. Mais sinon je me trouve très raisonnable. J’ai abandonné mon café adoré du matin et je bois du lait chocolaté, mais à ma grande surprise quand je pense calcium je reste stoïque. Je peux passer devant le Montbazillac au supermarché sans faire une crise de manque (mais une bouteille est prévue pour accompagner les sushis). Globalement je mange plutôt sainement, et je n’ai pas vraiment changé mes habitudes. Ce qui est bien c’est que j’ai des envies de fruits et de salade, et de cornichons aussi mais ça reste soft. Je mange comme un ogre certes, mais je mange bien. Et je ne fais pas un drame si je cède de temps en temps à l’appel du McDo…

Côté cœur, je suis passé de l’incrédulité à la sérénité, en passant par la peur et l’euphorie. De vraies montagnes russes, auxquelles les sautes d’humeur ne sont certes pas étrangères. Au début je ne réalisais pas du tout, puis j’ai vu un petit cœur battre et j’ai commencé à me rendre compte qu’une vie se développait en moi… Aujourd’hui j’ai bien pris conscience de ma grossesse. Ça a l’air idiot dit comme ça, mais transposer ce miracle que j’ai observé chez tant de femmes sur moi était proprement surréaliste. Je commence à réaliser que dans moins de six mois nous serons trois, mais c’est encore assez vague. Un bébé, c’est tellement l’inconnu que je ne suis pas sûre de réaliser pleinement avant de le tenir dans mes bras. En attendant, je lui parle de plus en plus souvent et je rêve de le sentir enfin bouger.

Trois mois, c’est à la fois très court et très long. Le temps de rien faire, de ne rien préparer. Mais le temps de penser, retourner mille fois les choses dans sa tête, s’approprier ce petit miracle qui se produit en silence. Le temps pour lui de passer du petit œuf microscopique à un tout petit bébé qui gigote, de fabriquer un corps déjà complexe où chaque organe vital est en place, même si c’est au stade d’ébauche. Tout est là, et en même temps ce n’est que le début, il est encore tout petit, je ne sens pas ses coups pourtant vigoureux. Ce n’est que le tiers du chemin, mais c’est déjà nos vies qui changent, des questions nouvelles, un entourage dont l’attitude n’est plus tout à fait la même. Trois mois, on trépigne car ce n’est pas assez, on a peur car tout s’accélère. On a crié, pleuré, douté, on s’est angoissé, on a espéré, on a ri, souri, on a même grandi. Et au final, ce qui reste de ces trois mois, c’est que le miracle s’est produit, et que chaque jour notre bonheur, comme le bébé, s’épanouit.

 

b4

8 réflexions sur “Premier trimestre de grossesse – le bilan

  1. C’est si joliment écrit… Limite, on a l’impression de le vivre avec toi.
    Le coup de huîtres m’a bien fait rire.
    Je te souhaite les six prochains mois les plus doux possibles ma belle.

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  2. Je ne peux te dire que profites au maximum. Il y a des jour ou nous aimerions que tout s’accelere mais chaque instant, chaque nouvelle etape est si merveilleuse, comme tu le dis si bien.
    J’ai hate que tu puisses le sentir bouger ma belle, d’ici 5 a 7 semaines.

    Des bises

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    1. C’est vrai que quelque part ça passe trop vite… J’ai hâte aussi de le sentir, normalement dans un peu moins, peut être deux ou trois semaines… je focalise un peu là-dessus en ce moment!!

      Bisous 😉

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  3. J’ai eu deux grossesses heureuses ! La première très heureuse où pendant 9 mois, tout n’était que joie (même les nausées n’ont pas été si difficiles que çà), la deuxième heureuse aussi, même si
    comme toi, j’ai à plusieurs reprises fondu en larmes pour un rien ! Ton article me rappelle tous ces bons moments 😉

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    1. Même les crises de larmes, au final ce n’est pas si grave, on ne se sent même pas triste donc ça va! J’espère que comme toi ma grossesse sera aussi belle jusqu’au bout, et les suivantes aussi 😉 Ce qui m’inquiète c’est de ne plus pouvoir m’arrêter après!

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