À bout de nerfs

Ce matin, elle s’est réveillée tôt. Elle commencé à s’agiter pendant le biberon, qu’elle n’a pas fini du coup. Puis je l’ai posée sur son transat, pour une demi-heure assise obligatoire (pour éviter les reflux). Au bout de cinq minutes de jeu, elle a attaqué. Voilà, 8h30, c’est une journée de chouinage qui débute. Quand j’ai pu l’allonger, je l’ai installée par terre sur une couverture, et là elle s’en est donné à cœur joie : c’est qu’elle sait se remettre du ventre sur le dos depuis deux jours ! Elle m’a souri, elle a ri. Dix minutes. Elle s’est remise à râler. Dix minutes sympas, c’est tout ce que j’aurais ce matin.

Elle a râlé après le bain, elle a râlé pendant que je l’habillais, s’est débattue. C’est un combat permanent. Pour l’empêcher de se frotter les yeux, pour lui mettre un body, pour lui mettre du gel sur les gencives. Elle se tord, pleure, cogne. Elle veut dormir, je la couche, et là c’est autre chose. Ce matin, j’ai fini par crier. Oui, j’ai crié sur mon bébé. J’aime autant vous dire qu’il est inutile de me faire remarquer que ça ne sert à rien, encore moins de m’assassiner de reproches. J’y arrive très bien toute seule.

J’ai crié, je l’ai laissée seule, je suis partie pleurer sous la douche, le seul endroit où je ne l’entends pas râler. Quand je suis revenue, cinq minutes plus tard, elle dormait. La suite de ma journée ? Elle va manger son petit pot bien sagement, le biberon sera déjà beaucoup plus compliqué. Puis elle va râler jusqu’à ce que je lui donne son goûter. Elle fera la sieste, ou pas, quoi qu’il en soit elle râlera jusqu’à ce soir, jusqu’au biberon. Dans le meilleur des cas elle le finira et je la garderai aux bras pendant la demi-heure règlementaire de digestion (le seul moyen d’éviter qu’elle se mette à pleurer), puis s’endormira aussitôt couchée. Dans le pire des cas elle s’endormira sur le bib, pour se réveiller un quart d’heure plus tard pour le finir, et pour ne pas se rendormir de sitôt. Oh, j’aurai sans doute une dizaine de minutes de rire, vers la fin de la journée. Dix minutes qui me permettent de tenir le coup, plus ou moins.

Voilà, mes journées. Bientôt six mois que ça dure. Il y a toujours quelque chose. Après les reflux, les gencives, puis les reflux de nouveau, puis les dents… ça ne s’arrête pas. Depuis sa naissance, il ne s’est pas passé une semaine sereine, pas une. La seule chose qui la calme ce sont les bras, et encore, il faut bouger. La prendre aux bras et rester immobile, ce sont les pleurs assurés. Autant dire que je ne peux pas passer mes journées à la promener aux bras, de pièces en pièces ou même dehors. Les moments de calme sont très courts, elle peut jouer seule, avec moi, sur son tapis ou dans son transat, mais elle se lasse au bout de quelques minutes. Dans la salle d’attente de la pédiatre, c’est la seule qui s’impatiente, je suis toujours la seule à arpenter la pièce de long en large pour éviter aux autres les sirènes qui ne manqueraient pas de se mettre en route autrement. J’en viens à me demander ce qui cloche chez elle, chez moi, ou les deux. Quand je fais autre chose que m’occuper d’elle, c’est avec elle qui râle en fond sonore. Autant dire que je ne fais plus rien.

 Alors, quand j’écris, je me concentre sur le positif : elle est belle, elle grandit bien, elle me sourit c’est vrai très souvent, même quand elle râle. Je n’ai pas envie de me plaindre, de déballer mes envies de prendre le large. Parce que quand je vous lis je me sens en dessous de tout. Pas une fois je n’ai lu ou entendu « j’ai crié sur mon bébé ». Pas une fois. Je dois être la pire mère du monde alors.

Je n’écris pas ça pour être rassurée, pour être plainte, encore moins pour me faire fustiger. Mais je me dis que peut-être une maman lira ça un jour, et qu’elle se sentira moins seule. Parce que j’aurais tellement, tellement voulu lire ou entendre « mon bébé n’arrête pas de pleurer, je sais que ce n’est pas par caprice ni pour m’embêter mais je n’ai pas pu m’empêcher de lui crier dessus ». J’aimerais tellement savoir que je ne suis pas le seul monstre qui crie à sa fille « mais arrête de pleurer, putain ! », et qui sort de sa chambre en la laissant chouiner, parce qu’elle a tout épuisé, tous les recours, toutes les solutions. Qui revient en disant « mon bébé, ma chérie, pardon d’avoir crié, maman n’est pas en colère après toi, maman aimerais savoir quoi faire pour que tout aille bien ». Et qui se sent totalement incapable, nulle et monstrueuse.

Aujourd’hui, je comprends… Je comprends ces femmes qui ont hâte de reprendre le boulot. Je comprends ces femmes qui affirment ne pas s’éclater tant que leurs enfants sont au berceau. Je comprends ces femmes qui renoncent à en avoir un second. Je comprends ces femmes qui attrapent un jour quelques affaires au vol, et s’en vont quelque temps ailleurs, seules. Je comprends ces femmes qui disent : « que du bonheur ? non mais tu plaisantes ! ». Moi qui étais archi contre, je comprends qu’on puisse laisser pleurer son enfant quelques minutes. Parce que parfois il n’y a rien d’autre à faire. Je ne la laisse jamais pleurer à grosses larmes, mais maintenant je la laisse parfois chouiner cinq minutes.

Voilà, il fallait que tout ça sorte, désolée. Ce n’est pas exactement le genre de ton que je voulais donner au blog, mais j’ai besoin d’ouvrir les vannes aujourd’hui… J’ai commencé mille fois à écrire un article bien pensé, bien structuré, où je vous parlais de la difficulté d’être mère, de la dépression post-partum, du manque total d’écoute de la part des équipes médicales, et puis j’ai renoncé à chaque fois. Pas envie de noircir le tableau, pas envie d’en dire autant, pas envie de venir contredire toutes ces belles phrases que je faisais, sur le bonheur absolu que procure la maternité. Pour autant, je ne reviens pas dessus : la grossesse et l’arrivée de ma fille sont les plus belles choses qui m’aient été donné de vivre. Mais certains jours, ça ne va pas. L’un n’empêche pas l’autre.

40 réflexions sur “À bout de nerfs

  1. Ma belle, j’ai attentivement lu tes lignes, si fragiles et si debordantes d’amour.
    Une mere horrible, il ne manquerait plus que ca. Tu es une mere formidable avec tes forces et des faiblesses que tu assumes, moi je trouve ca plutot beau. Parce que tu as raison il n’est pas facile
    d’avouer ses coups de blues quand on est maman.
    Moi aussi je me suis sentie horrible plus d’une fois. Quand il etait tout petit je l’ai laisse pleurer bien des fois, m’enfermant a mon tour pour ne pas l’entendre, pour laisser couler mes
    larmes.
    C’est humain. Nous avons beau aimer nos enfants, il y a des jours ou prendre le large nous semble le meilleur moyen de continuer a faire face.

    As tu pu voir quelqu’un pour parler de ton mal etre? As tu la possibilite de partir quelques jours, juste pour te retrouver avec toi-meme. Il n’y a rien de mal a ca.

    Je te souhaite plein de courage. Tu sais que je suis la. Nous vous embrassons tous les deux tres fort.

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    1. Merci ma belle, et merci pour ton message d’hier qui m’a fait chaud au cœur ♥

      J’ai mon amie juste à côté, qui m’écoute souvent pleurer et qui vient me voir régulièrement. Elle est assistante maternelle et là elle est dispo, donc elle m’a proposé de garder la petite la semaine prochaine, une demi-journée ou une journée… ça va être dur mais ça va me faire du bien! On va partir tous les trois quelques jours, je vais pouvoir me reposer sur le papa, en ce moment il doit bosser tellement dur qu’il n’a pas pu prendre le relai.

      Ton petit prince est magnifique, plein de bisous à vous deux ♥

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    1. Cet article, j’aurais pu l’écrire… en tout cas ça m’aurait fait du bien de le lire plus tôt, merci ma belle! lol tu vois comme ça va vite : une heure avant je t’écrivais pleine d’entrain 😉

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  2. Ne t’inquiètes pas, moi aussi j’ai craqué et crié sur ma puce alors qu’elle était plus petite. ça sert à rien, ça soulage pas parce qu’on culpabilise après, mais des fois ça sort et c’est pas pour
    autant qu’on est des mauvaises mères.
    As-tu vu quelqu’un, genre ostéopathe ou homéopathe pour arriver à voir ce qui cloche? Je sais que l’homéopathie a bien fait pour ma puce et je l’emmène régulièrement chez l’ostéopathe.
    Courage!

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    1. C’est clair que ça ne soulage pas, loin s’en faut! Je n’ai pas encore essayé l’homéo, mais l’ostéo j’en avais vu un au début du traitement anti-reflux… il faut que je la ramène je pense.

      Merci 😉

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  3. Tout votre blog est une merveille d’écriture … Encore aujourd’hui avec ce billet . Moi aussi mon garçon , qui a 5 ans aujourd’hui , était un bébé qui pleurait pas mal , les reflux , qui a fait
    ces nuits à 2 ans et demi , moi aussi il m’est arrivée de crier sur mon bébé plus d’une fois d’ailleurs ! J’étais épuisée de cette situation , je ne savais plus quoi faire pour bien faire … Et
    avec le temps tout s’est apaisé . Ni lui , ni moi avons fait quelque chose pour changé cette situation car il n’y avait rien à faire . Mon commentaire ne va pas forcément vous aider , mais juste
    pour témoigner que vous n’êtes pas la seule à être désemparer face à ce bébé que l’on ne comprend pas toujours. Je vous souhaite beaucoup de courage et de patience . Roxane

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    1. Merci, merci beaucoup…

      La mienne fait bien ses nuits (à part un ou deux réveils quand la première dent a percé), j’ose à peine imaginer ce que ce serait si elle ne dormait pas d’une traite… Je comprends que vous étiez épuisés! Et oui, ce commentaire m’aide et me fait du bien 😉 Un grand merci Roxane!!

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  4. Si je ne l’ai jamais écrit c’est que j’avais trop honte… et parfois ça me démange! Et quand ça ne s’arrête pas, j’en peux plus aussi. Je déteste l’entendre râler, je déteste ça. J’en parlais
    encore à la dame de la crèche hier, je lui disais que je perdais vite patience s’il râlait beaucoup.
    J’ai beau savoir qu’il y a une cause, une douleur, parfois, c’est vrai, c’est insupportable!
    Avec Camille, je commence à oublier les débuts plus ou moins chaotique, mais ça a été dur à plein de niveau pendant 5 voire 6 mois, et ensuite ça revenait de temps en temps. Il y avait un jour
    difficile, je me souviens encore d’il y a quelques semaines, l’homme et moi, on a pété les plombs, c’était un samedi, on était tous les deux à bouts!
    Je suis heureuse qu’il aille en crèche, je ne le nie pas.

    Tu sais, c’est une période, c’est usant c’est vrai et il faut se faire aider si tu craques mais sache que ça va passer.

    Je t’envoie tout plein de réconfort!
    (tiens, voilà, je finis ce message et je l’entends pas content! 🙂

    Des bises, courage!

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    1. Je me souviens de ce que tu écrivais sur hc, je sentais bien que tu étais fatiguée, et quand mon tour est venu j’ai compris pourquoi tu écrivais parfois que tu te sentais une mauvaise mère… alors je me suis dit c’est le lot de toutes les jeunes mamans? Comme tu dis c’est insupportable de l’entendre râler… L’autre jour l’homme m’a dit « mais t’énerve pas, elle râle depuis une minute à peine! » Ouais, mais ça fait six mois que j’accumule, alors une minute c’est devenu au-dessus de mes forces.

      Je sais que ça va aller mieux bientôt, en tout cas merci pour ton message et ton soutien ♥ Je t’embrasse 😉

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  5. On nous a jamais dis que devenir mère serait facile, je ne serai pas de celle que tu montreras du doigt.
    J’ai déjà craqué, un jour, elle pleurait sans cesse, sans pouvoir y faire quelque chose, alors je l’ai mise dans son lit, et je me suis mise dans le mien et j’ai pleuré, tout ce que je pouvais et
    après 10 minutes peut être, j’ai réussi à me calmer et elle aussi, et la journée a pu continuer et c’est là que j’ai sentit qu’on avait tous une limite.
    Nous n’avons pas à être des mamans parfaites, ça arrive à tout le monde de craquer, parce que ça fait du bien parfois de lâcher prise.
    Je te souhaite pleins de courage pour la suite :).

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    1. Je sais bien que nulle mère n’est parfaite, mais c’est vrai qu’on ne s’imagine pas craquer à ce point un jour… il faudrait intégrer ça aux cours de préparation peut-être? Une préparation au pétage de plomb…

      Merci pour ton petit mot, qui en plus m’a permis de découvrir ton blog 😉

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  6. Bonjour,
    Je crois que toutes les mamans ont un jour ou l’autre crié sur leur bébé et vécu tout ce que tu décris. Alors je suis de tout coeur avec toi.
    As tu été consulté un ostéopathe pour ta puce ? parfois les bébés ont des inconforts digestifs, musculaires ou autre qu’un médecin ne peut pas détecter … Ca vaut peut etre le coup d’essayer

    Courage à toi !
    bises

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    1. Merci pour ton message. Oui, j’ai essayé l’ostéo, mais à l’époque elle souffrait tellement qu’il n’a pas pu la manipuler correctement… il faut que je retente je crois!

      Merci!

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  7. Comme je te comprends! Et il n’a que 3 mois et demie le mien! Une fois, après une matinée infernale, je l’ai posé et je pleurais en lui disant  » Mais tais toi, s’il te plaît j’en peux plus, j’en ai
    marre de t’entendre pleurer » et je suis partie pleurer sur le balcon pour ne plus l’entendre.Quand j’y pense j’ai cette boule au ventre de culpabilité, mais c’est comme ça, on est pas infaillible.
    J’ai un enfant qui est un râleur, on a un bruit de fond de chouinage en permanence depuis qu’il est naît, il se lasse vite de ce qui fait et du coup à la maison on est plus épuisé moralement que
    physiquement. Et honnêtement, j’ai cherché du boulot à temps partiel dès la fin de mon congés car j’en pouvais juste plus, et j’avais besoin de respirer. Oui, ça peut paraître horrible aux yeux
    d’autres mamans, mais c’est comme ça et on est bien mieux ainsi tout les deux. Pleins de courage à toi, tu n’es pas seule!

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    1. Je viens de lire ton article, qui m’a fait sourire. Je m’y suis tellement vue! Le bib de 40 minutes, putain… oui, j’ai la même, qui essaye de le tenir toute seule et qui m’engueule si je veux l’en empêcher 😉

      Comme tu dis, l’épuisement est moral plus que physique. Alors plein de courage à toi aussi, et à très vite pour une nouvelle réunion des mères au bord de la crise de nerfs 😉

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  8. Tu n’es pas la seule à crier parfois sur ton bébé! Ça m’est déjà arrivé plusieurs fois et en plus je n’ai pas un bébé qui pleure toute la journée. Loin de là! Ça m’est arrivé de lui crier quand
    elle chouine ou quand elle se débat lorsque je l’habille après le bain. Souvent le soir, après le boulot, quand je suis fatiguée. Et c’est cette fatigue qui fait que parfois on n’arrive pas à se
    maîtriser, on perd patience même si on sait pertinemment que ça ne sert à rien de crier! C’est irréfléchi, spontané. Tu n’es pas une mauvaise maman pour autant. Et encore moins nulle ou monstrueuse
    !! Tu es une maman à bout de patience, fatiguée et qui aurait bien besoin d’un peu d’aide pour gérer tout ça ! Tu as bien fait d’en parler, ça fait partie du quotidien de maman où tout n’est pas
    toujours rose et facile.

    Je te souhaite plein de courage et ne t’inquiète pas, tout cela finira par passer et deviendra bientôt un mauvais souvenir.

    Et si tu as envie, de parler n’hésite pas.

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    1. Merci beaucoup pour ton message. C’est sur qu’un peu d’aide serait bienvenue! Le papa prenait pas mal le relai, mais là il bosse comme un fou (mais pour la bonne cause!), donc forcément c’est un peu plus compliqué 😉

      En tout cas merci, et j’en profite pour te souhaiter un joyeux anniversaire avec un peu de retard 😉 bises!

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  9. Bonjour Maman Rose, on ne se connait pas mais MademoiselleK a partagé ton article et j’avais envie de réagir et de te laisser un petit mot.
    Parce que je me suis retrouvée dans une situation très semblable quand mes enfants étaient petits. Aujourd’hui, ils ont 9 et 8 ans. Il y a 14 mois d’écart entre les deux. Mon premier, depuis sa
    naissance, était un bébé qui dormait peu et pleurait beaucoup. Il se réveillait toutes les deux heures (même après avoir arrêté l’allaitement, soi disant que c’était à cause de ça qu’il ne dormait
    pas), les siestes duraient 45 minutes… J’ai passé les 8 premiers mois de sa vie à le porter, le cajoler, essayer de le soulager… Je me sentais nulle la plupart du temps. La fatigue, cette
    énorme fatigue qui submerge tout, m’a plusieurs fois fait perdre confiance en moi. En plus, personne ne comprenait ou ne semblait comprendre. On me disait « c’est normal qu’il pleure, il pleure
    parce que tu le prends tout le temps… » J’étais épuisée et personne ne m’entendait, je devais être une maman heureuse, épanouie. Puis je suis retombée enceinte « par accident », mon deuxième s’est
    annoncé alors que je prenais la pilule. Je ne gérais toujours pas le premier mais j’étais tout de même heureuse, j’aurais voulu un deuxième bébé alors même si c’était bien plus tôt que prévu
    c’était une bonne nouvelle. Quand il est né, mon premier ne faisait toujours pas ses nuits !! Heureusement, son petit frère était un gros dormeur, il était calme, facilement apaisé. Mais c’était un
    bébé et bien sûr il se réveillait quand même au début. Du coup, entre les deux, moi, je dormais de moins en moins. Un jour il s’est passé quelque chose dont j’ai encore honte aujourd’hui : j’étais
    tellement à bout que j’ai laissé pleurer mon grand. Je me disais que c’était comme toutes les nuits, des pleurs parce qu’il ne voulait pas rester dans son lit. Sauf que non. Il a pleuré et a fini
    par se rendormir. Le lendemain matin, je l’ai retrouvé avec une petite plaque de lait caillé à côté de lui : il avait recraché une partie de son biberon et avait sûrement pleuré pour ça. Il avait
    eu besoin de moi et je n’étais pas venue. Je m’en suis tellement voulue ! J’ai eu honte, je me suis sentie une mère indigne, en dessous de tout. Aujourd’hui encore, je regrette. MAis, j’avais
    besoin de sommeil, j’étais épuisée physiquement et nerveusement, je n’ai pas voulu le laisser, l’abandonner, j’avais simplement atteint ma limité. Les choses n’ont pas changé après, il pleurait
    encore et je me relevais toujours, je dormais peu, je n’osais plus ne pas me lever au cas où ce serait grave. Au fil du temps, mes enfants en grandissant ont fini par passer leur nuit (promis ça
    arrive un jour!). Quand je regarde en arrière, je me dis que j’ai quand même fait du mieux que j’ai pu, je fais encore de mon mieux aujourd’hui. Il m’est arrivé de m’énerver ou de crier sans raison
    avalble à part celle de l’épuisement, ça m’arrive encore de perdre patience, parce que je ne suis pas une machine mais un être humain. Aujourd’hui, si ça arrive, j’en parle ensuite avec mes
    enfants, je leur explique par exemple que j’étais fatiguée et que je n’aurais pas du m’énerver, je m’excuse, je trouve ça important de savoir s’excuser auprès de ses enfants. Ils apprennent que
    leur maman n’est pas infaillible. Je fais de mon mieux mais je fais aussi des erreurs.
    Enfin, tout ça pour dire que tu n’es pas seule et que cette image de la maman heureuse, épanouie, enjouée… n’est pas la réalité de la majorité d’entre nous. Il y a une sorte de tabou autour de la
    maternité qu’il faudrait lever. Les femmes ont peur de passer pour des mauvaises mères et souvent celles qui ont peur sont celles qui donnent et font tout ce qu’elles peuvent.
    Je te conseille de lire Isabelle Filliozat qui a écrit « Au coeur des émotions de l’enfant », ça m’a beaucoup aidée.
    Courage, essaie si tu peux de te reposer quand même et ne t’en veux pas trop, tu es, j’en suis sûre, une mère formidable.

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    1. Un grand merci pour ton message! Franchement tu n’as pas à avoir honte, comment aurais-tu pu savoir que juste cette fois-là il avait quelque chose? Je n’imagine même pas le degré d’épuisement que tu as pu atteindre avec deux bébés qui te réveillent la nuit… la mienne fait ses nuits, sans ça je pense que je ne tiendrai carrément pas le coup.

      Je suis d’accord qu’il faut savoir admettre devant ses enfants qu’on a été trop loin, leur expliquer pourquoi… je le fais déjà même si elle est toute petite encore.

      Pour le tabou, c’est vrai aussi… Je pensais sincèrement être un cas à part, il y a encore deux jours mon mari me disait « mais qu’est-ce que tu crois, que t’es la seule qui gueule sur son bébé? » Et moi, en larmes : « mais ouiiiii !!! j’ai JAMAIS entendu une maman dire ça! » Il faut croire que je me trompais! Je suis surprise, soulagée quelque part de l’apprendre. Quand j’ai publié l’article, j’avais peur de me faire lyncher, littéralement.

      Merci encore, et merci pour le livre, je vais aller jeter un oeil 😉

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  10. Bonjour, j’ai l’impression de lire quelque chose que j’aurai pu écrire! Nos filles ont presque le même âge. Moi aussi dans les mêmes circonstances, j’ai crié. Tout pareil, suis sortie pour
    retourner de suite déjà moi aussi en pleures. J’ai craqué et ai culpabilisé a en être malade. Merci pour ce témoignage, je n’avais jamais lu cela non plus avant. Bonne journée!

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    1. Je suis contente si cela t’a fait te sentir moins seule. Moi en tout cas ça me soulage de savoir que je ne suis pas un cas isolé! J’aurais du me lacher plus tôt en fait 😉

      Merci, et plein de courage avec ta puce!

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  11. Un article dur à écrire mais je pense que tu n’es pas la seule mais seulement la plupart des femmes se tairont.
    Difficile de supporter les pleurs de bébé j’ai connue çà avec mon second. Et il m’est arrivé de crier de fatigue, de désespoir et j’ai mis un mot sur mon mal être une dépression post natale. Un
    bébé difficile comme le tien, des douleurs,des coliques aussi et on s’épuise à essayer de comprendre sa souffrance, on s’oublie soi.
    Ton bébé ressent aussi ton mal être, on transmet à notre enfant et comme tu ne vas pas, elle pleure aussi.
    Si tu peux te faire aider et laisser un peu ta fille pour décompresser, sinon va voir ton médecin et parle lui de ton mal être, il en va de ta santé et de celle de ta fille.

    Le reflux j’ai connu pour mon dernier et ce n’est pas évident. Pour les nuits, j’ai trouvé la solution pour arriver à dormir un peu. Le prendre allongé sur moi contre mon coeur pour l’apaiser.Après
    tu peux la laisser pleurer un peu sans culpabiliser puisqu’elle s’endort ensuite.
    Je suis en pensée avec toi, courage.

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    1. C’est clair qu’il y a une sorte de cercle vicieux : elle va mal, je stresse, elle le sent donc elle va encore plus mal… Cela a posé un problème durant les premières semaines, avec une dépression post-partum carabinée, mais on a réussi à rompre le cercle. Aujourd’hui il va falloir faire la même chose, surement la faire garder quelques heures pour souffler… En parler au médecin, la dernière fois que j’ai essayé elle a voulu me mettre sous antidepresseurs. Mais le moral est là, je suis juste fatiguée nerveusement, et si les journées étaient plus calmes j’irais bien! Non, là je crois qu’il faut juste que je coupe un peu, que je fasse une pause, et que je change de pédiatre aussi…

      En tout cas merci beaucoup 😉

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  12. Je compatis, vraiment. Mon petit a eu un reflux qui l’a beaucoup gêné et au début, il était tout le temps grognon, jamais de sourires, un bébé crispé tout le temps. Pas un jour serein. Mais les
    médecins sont su m’entendre et avec un traitement anti reflux, mon bébé s’est transformé (avec des jours bien et des jours moins biens).
    Ne reste pas seule avec tout ça. Les médecins que tu voient n’entendent pas ce que tu dis ?
    Bon courage en tout cas

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    1. Et bien au début (après avoir galéré pour se faire entendre et que pour que le diagnostic soit posé) le gaviscon a changé la vie de la puce : elle a commencé à sourire, à être bien, c’était un nouveau bébé! Mais là ça s’est un peu agravé, donc on a fait un retour en arrière, comme tu dis un bébé crispé tout le temps. le nouveau traitement a de nouveau fait effet, et c’est nettement mieux. Mais le truc c’est que les dents sont venues en rajouter, alors du coup on ne sait plus trop ce qui la gène… Et la pédiatre s’en cogne, clairement. Donc, je vais changer, en espérant être un peu plus écoutée!

      Merci beaucoup pour ton message 😉

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  13. Maman Rose, faut pas croire tu sais, je cries aussi sur Hanaé et TJ, ça arrive à tout le monde de péter les plombs, c’est le lot de toutes les mamans.
    Quand TJ était petit, il vomissait presque tous ces biberons, soit il refusait de boire, soit il vomissait : au final s’en était trop, plusieurs mois à se faire vomir dessus … il m’arrivait de
    lui crier dessus alors qu’il venait de me remplir les cheveux et le dos (et la moquette) de 200ml de lait revomis. Bien sûr je me sentais coupable et je savais que ce n’était pas sa faute, mais ça
    fait du bien de crier parfois.
    Hanaé souffre aussi de reflux (sûrement moins que ta petite) et il arrive que les soirées soient longues. Pour éviter de crier, on se passe le relais avec le papa.
    Je ne suis pas partisante des médicaments qui ont toujours des effets secondaires qui sont en plus souvent les symptomes que l’on veut combattre !!!
    Si elle a vraiment besoin, je lui donne du Gaviscon pour nourrisson après le repas, et c’est tout : rien de chimique.
    Parce que :
    1. le docteur t’expédie en 2 sec et en a rien à foutre de toi ou de la douleur de ton bb.
    2. il te prescrit soit-disant le médicament miracle qui rappelons-le ne fera que traiter les conséquences, pas enlever la cause.
    3. La raison pour laquelle il te prescrit un médoc c’est parce qu’un laboratoire pharmaceutique est venu lui démarcher le produit, non pas parce qu’il serait efficace.

    Je te propose un plan d’attaque :

    1. Ammène la petite faire une séance d’osthéopatie avec un médecin-osthéopate. Souvent le reflux vient d’une mauvaise position des organes, lié au traumatisme de la naissance.
    Par exemple, Hanaé est né le visage en l’air et donc en passant dans le « virage » du bassin ça ne l’a pas aidé.
    2. Prend rdv avec un médecin homéopathe qui lui ne t’expediera pas en 2 sec : car il t’écoutera pendant 2 heures et essayera de comprendre les causes du reflux.
    Peut-être qu’elle est allergique à qque chose, etc…
    3. Si la petite pleure, et que après avoir tout essayer les techniques de bisous, câlins, paroles rassurantes, on joue, etc… elle crie toujours et tu sens que tu vas craquer. Met-là dans un
    endroit safe (son lit ou parc) et puis éloigne-toi, prend une douche (comme tu l’as fait), pleure un bon coup.
    Et surtout n’hésite jamais à demander de l’aide : on est là pour ça ♥♥♥

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    1. C’est vrai, même toi la maman zen? j’aurais du l’écrire plus tôt cet article! 😉

      Et maintenant qu’elle se tient assise, ça s’améliore un peu pour Hanaé? Le Gaviscon, c’est systématique pour la puce, et le traitement… on ne voulait pas, et puis là on a bien été obligés, et je ne regrette pas car elle souffre nettement moins… mais c’est clair que ça traite juste la brulure, pas la cause! Et c’est clair aussi que le toubib s’est fout royalement…

      L’ostéo j’ai essayé, mais il n’a pas pu faire son boulot correctement… par contre c’est le seul qui m’a dit « effectivement, votre bébé n’a pas le comportement d’un bébé qui va bien ». C’est le premier qui m’a donné raison!

      L’homéo je vais essayer, oui. Je l’ai emmenée voir une femme qui fait de la médecine chinoise déjà, et il y a eu un gros mieux côté humeur et reflux (et côté maman aussi, elle m’a fait une séance puisqu’en médecine chinoise on est liées)

      Bon, pour le troisième point, je sens que je vais prendre 4 douches par jour lol

      En tout cas merci de ton aide, de tes messages toujours plein d’encouragements, merci merci merci ♥

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  14. Courage! Ce n’est pas facile tous les jours, c’est clair. Rassure-toi, moi aussi j’ai déjà crié sur ma fille de 7 mois, je lui ai déjà dit aussi qu’elle était chiante. Je m’en veux après car elle
    ne le fait pas exprès, mais parfois on en a tellement marre que les mots sortent tout seuls! C’est difficile car ta fille est encore petite, ça ira mieux en grandissant. Peut-être que quand elle
    pourra se déplacer seule, elle prendra du plaisir à jouer sans te solliciter sans arrêt.

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  15. Et comme tu as bien fait d’ecrire ce billet, tout n’est pas toujours rose en effet, la vie avec un bébé, la vie de maman n’est pas toujours un long fleuve tranquille nos une image idyllique de
    magazine… Les bébés ça pleure, ça chouine, ça vous empêche de dormir, vous réveille, écourte vos nuits e parfois nos nerfs lâchent… C’est normal il n’y a pas a sentir coupable mais se faire
    aider peut-être en décompressant de temps en temps et en la faisant garder une après midi, une matinée ou quelques heures histoire de t’offrir un peu de tems pour toi sans pleurs sans ce stress
    quotidien, halte garderies dans les grandes villes, solliciter la famille, une grand
    mère … Bon courage à toi

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  16. Coucou, je me retrouve dans ton billet! tout d’abord, si écrire cette journée t’a fait du bien, ne te préoccupe pas de savoir si ça l’article a sa place sur ton blog ou pas, profite du fait que tu
    te sois déliée en écrivant ce que tu ressentais. ensuite, mon bébé a deux mois et râle et pleure souvent aussi à cause des coliques (et parce qu’il a déjà son petit caractère?!) néanmoins, j’ai
    droit à des moments de calme malgré tout car j’ai la chance qu’il fasse de bonnes siestes durant la journée. Mais déjeuner dans les cris, cuisiner, me laver, dans les hurlements je connais aussi.
    et cela m’est déjà arrivé de le laisser pleurer seul évidement quand ma présence et mes gestes n’ont pas d’effet. à bout de souffle, je suis déjà allée seule dans ma chambre pleurer, me vider,
    souffler, et redescendre pour le consoler. Et lorsque je commence à perdre patience, je culpabilise tout comme toi! Donc finalement nous sommes toutes pareilles, il y a beaucoup moments de joie
    extrême mais aussi des moments difficiles. Je me dis que tout n’est pas simple et que ça ira mieux plus tard 😉 Malgré tout, qu’est-ce qu’on les aime nos chéris

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    1. Heureusement qu’on les aime, on les aurais déjà revendus sinon! C’est vrai qu’ils ont déjà un petit caractère, en plus du reste… 😉 Tu sais, il y a vraiment un cap à trois mois, tu verras ça se calme un peu après, les coliques et les pleurs du soir en tout cas! Tout ce que j’espère, c’est qu’il y a aussi un cap des six mois!!

      Merci pour ton message 😉

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  17. Bonjour,
    On ne se connait pas et pourtant j’ai envie de te dire « dans mes bras ». Il n’y a pas que les bébés qui ont besoin de réconfort, les femmes qui sont mère en manquent souvent cruellement.
    Je suis maman d’une petite fille qui a un mois de plus que ta fille et j’ai donc été une lectrice de l’ombre depuis un bon bout de temps. Mais j’avais vraiment envie de réagir à ton article.
    Merci pour ton honnêteté, merci d’avoir écrit et dit tout haut ce que beaucoup de mères pensent tout bas et n’osent pas forcément exprimer (peur du jugement des autres et du notre, standards trop
    hauts face auxquels on a l’impression d’échouer).
    Vu le nombre de témoignages, tu sais que tu n’es pas toute seule. Bien sûr que tu as le droit d’en avoir assez, que tu es épuisée et à bouts de nerfs et que c’est normal. Parce que devenir mère
    n’enlève pas notre statut d’être humain. Bien sûr que je me suis déjà énervée sur ma fille et que je m’en suis voulue, parce qu’à un moment donné, on ne supporte plus les pleurs et que c’est bien
    normal. La fatigue, le stress, la pression qu’on se met, c’est un mélange souvent nocif. L’important c’est d’arriver à identifier les causes et d’essayer autant que possible de les résoudre.
    Trouver un bon pédiatre, c’est difficile. Je suis allée en voir un pour la diversification car j’avais des tonnes de questions. 50 euros pour 15 minutes et « vous n’avez qu’à lire, tout est marqué
    dans le carnet de santé. » Merci et adieu. Je suis revenue à mon médecin traitant du coup. Il faut que tu te sentes écoutée et comprise. J’ai lu rapidement que tu l’avais emmenée chez l’osthéo mais
    que la manipulation n’avait pas été possible. Si je peux me permettre, retente car dans l’ensemble, ça marche plutôt bien, même si c’est parfois au bout de plusieurs séances.
    Le problème du cercle vicieux « bébé pleure, ça me stresse, donc comme je suis stressée, elle pleure encore plus… », je connais bien. La faire garder de temps en temps peut etre une solution. Pour
    qu’elle voit autre chose et pour que toi, tu puisses avoir un peu de temps sans elle. Ce sont des choses simples mais qui fonctionnent.
    Enfin pour finir car ce commentaire est déjà bien trop long(mais je n’ai pas trouvé ton mail), sache que par moment, ce sentiment d’être une mauvaise mère est omniprésent chez moi aussi. La
    perfection n’existe pas, quoi qu’on en dise. Il y a un tabou sur ce visage de la maternité, sur les renoncements, sur les frustrations, sur l’énervement que cela peut impliquer. Parce qu’être
    parent, non ce n’est pas que du bonheur mais OUI, c’est la chose la plus dure dur du monde.
    Ce discours lisse m’énerve et me révolte, d’autant plus que je n’ai jamais envisagé la maternité comme une condition sine qua non à mon épanouissement, que j’ai détesté être enceinte et que je me
    sens souvent incomprise dans ces sentiments très forts que j’exprime mais que personne n’a envie d’entendre. Alors en quelques mots comme en cent, je te comprends, tu n’es pas toute seule, tu fais
    au mieux avec ce que tu as, certains jours tu y arrives et d’autres fois non mais il faut dans tous les cas une sacrée dose d’amour pour supporter tout cela et ta fille a de la chance d’avoir une
    maman qui l’aime autant. Je serai ravie de correspondre avec toi, je te souhaite plein de courage.

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    1. Un grand merci pour ce message 😉

      Vu l’heure, je ne te garantis pas que ma réponse sera complète, mais on va essayer! En fait je tombe des nues en lisant toutes ces réactions, je me dis qu’on gagnerait vraiment à exprimer tout ça, parce que sinon on se retrouve à pleurer dans sa douche en se croyant un cas à part… alors que non! C’est vrai qu’on a peur d’être jugées, mais au final le pire juge c’est nous-même.

      Ah moi aussi on m’a fait le coup du carnet de santé à lire… résultat la diversification a été un peu brutale (heureusement ma fille est une morfale!). Oui, l’ostéo je vais y retourner, et oui je vais la faire garder un peu, tous les commentaires m’y encouragent, j’y pensais déjà un peu, alors bon!

      Détester être enceinte, ça c’est encore une chose qu’on ne se donne pas trop le droit de dire j’ai l’impression. Ce n’était pas mon cas, mais je peux concevoir, après avoir vécu une grossesse, que cela soit mal vécu, que ce soit une période désagréable.

      Merci, vraiment, pour ce message. Plein de courage à toi aussi 😉 Et à très vite!!

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  18. Je suis ton blog depuis longtemps et je suis moi même une jeune maman puisque ma puce a 7 semaines.
    Je comprends et me retrouve dans tes émotions ambivalentes. Je trouve qu’on n’est pas assez préparées à devenir maman et tout ce que ça implique psychologiquement. J’ai eu du mal le premier mois à
    faire le deuil de ma liberté et de ma vie tranquille avant le chamboulement total que représente la naissance de son premier bébé, les nuits quasiment sans dormir… On se demande comment on arrive
    à être toujours en vie si épuisée.
    Je me dis aussi que j’ai de la chance car ma petite est plutôt en bonne santé et zen, elle ne pleure pas beaucoup, sauf quand elle a mal au ventre.. Mais parfois aussi j’ai été a bout de nerf, à
    cause de la fatigue, de l’impuissance quand on ne comprend pas ce qu’elle a. Et quand on trouve enfin une solution qui apaise ses douleurs, on se dit mince, pourquoi je n’ai pas pensé à ça plus tôt
    !
    Du coup, je voudrais t’encourager à continuer de chercher les solutions qui apaiseront ta poupée. Si ton pédiatre ne t’aide pas, trouves en un autre ou va voir ceux des urgences pédiatriques en
    expliquant que tu es à bout.
    Retourne en urgence chez l’osthéo et si ça ne fait rien essaie avec un autre osthéo. Peut être qu’elle est allergique au lait ? As-tu essayé d’en changer ? Si elle mange bien les pots, peut être
    que c’est qu’elle ne supporte pas le lait. Peut être qu’elle a un ulcère à l’estomac ou une malformation ? As-tu fait une endoscopie ou une échographie pour vérifier ? J’imagine que tu as pensé à
    tout ça mais je veux juste t’envourager à continuer à chercher des solutions pour soulager ta fille et de ne pas te dire que c’est une fatalité ou son caractère si elle pleure.
    Pour soulager tes bras, est-ce que tu la portes en écharpe ?
    Bon courage en tout cas car je sais que ce n’est pas simple. Et même si ma fille est adorable, je ne suis pas prête à faire un deuxième ! Peut être qu’on oublie les premiers moments et à quel point
    c’est difficile mais quand on est en plein dedans on se demande qui sont les masos qui veulent revivre ça !
    Bon courage en tout cas !

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    1. Pourquoi n’ai-je pas répondu à ce commentaire? Mystère… Désolée en tout cas de me réveiller si tard!

      Tu vois, tu avais raison sur l’allergie au lait, et sur le fait qu’il fallait changer de pédiatre 😉

      Je confirme : pour l’instant j’aurais l’impression d’être maso si je remettais ça!! 😉

      Merci en tout cas pour ton message 😉

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  19. Je viens de découvrir ce blog et je me sens dans le même état que toi au moment ou tu as dû écrire cet article 😉
    J’ai deux filles de 17 mois et 15 jours et le moins qu’on puisse dire c’est qu’on en chie (pardonne moi l’expression !)

    Notre premiere fait heureusement ses nuits mais j’ai souvenir dans ses premiers mois de situations similaires, ce sentiment d’etre nulle d’avoir hurlé sur un pauvre bebe qui n’a rien demandé ! Et j’ai aussi vécu la laisser pleurer alors que j’étais epuisee et la retrouvée imbibee de vomit… Culpabilité +++

    La deuxieme refuse de dormir ailleurs que sur moi, réveille la grande quand elle pleure la nuit… Le bonheur ! Heureusement je sais que ça ne va pas durer mais quelques semaines voire quelques mois paraissent tellement une éternité quand on est dedans

    Et pourtant comme toutes, je les aime a la folie mais puces mais c’est tellement dur parfois !

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    1. Oh ne t’excuse pas, j’utilise souvent les mêmes mots : oui, on en chie un maximum 🙂
      C’est drôle que tu me laisses un commentaire sur cet article maintenant… parce que je suis à peu près dans le même état d’esprit depuis quelques jours… C’est très dur, je sature un peu, je n’ai plus envie. Bref, retour en arrière!
      Pour ton bébé, pour voir beaucoup d’histoires de ce genre, s’il continue de pleurer dès que tu le couches pense à explorer les reflux et l’intolérance. Malheureusement j’en entends tous les jours et les pédiatres restent peu à l’écoute… Enfin c’est juste une piste, au cas où 🙂
      Oui, on les aime, plus que tout, mais c’est très très dur parfois. Tes petits sont rapprochés, c’est certain que c’est un vrai défi au quotidien 🙂 Les miens ont un peu plus de 2 ans d’écart, je me dis que plus tard ce sera top, en attendant… je rame lol Non mais là le petit a 7 mois et ils commencent à avoir de courts moments de complicité, et c’est tellement génial ça, tu verras!
      Courage 🙂

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