Mes deux premiers mois de grossesse

Pas le temps de réaliser que les deux premiers mois sont passés. Et, en même temps, heureusement, parce que le début de la grossesse n’est vraiment pas ma partie préférée ! Petit retour en arrière…

Après le test positif, l’inquiétude n’a pas disparue. C’est difficile à décrire. Mais pour être tout à fait honnête je n’ai pas bondi de joie. Des peurs nouvelles ont fait leur apparition. Je me rappelle avoir paniqué pour ma première grossesse, lorsque j’ai réalisé que j’allais avoir un bébé, que c’était une responsabilité énorme, que je ne pouvais plus faire machine arrière, que tout allait changer. Cela n’a jamais duré longtemps, mais c’est revenu par vagues tout au long des neuf mois. Cette fois, j’ai paniqué à l’idée que j’allais devoir gérer deux enfants, moi qui encore récemment pleurait toutes les larmes de mon corps de ne pas arriver à en gérer un seul, de n’arriver à rien. Et, alors que les journées commencent tout juste à s’organiser, je me lançais dans un second bébé. Une folie.

Je crois que cette grossesse m’a un peu surprise. La première a été préparée, programmée des mois à l’avance, nous étions dans un état d’esprit bien particulier. Cette fois, ce fut beaucoup moins prémédité. Certes, nous en parlions. Certes, nous le voulions. Mais je me suis décidée du jour au lendemain pratiquement, et une semaine plus tard les premiers signes sont apparus… Cette grossesse est plus ou moins arrivée sans crier gare. Je ne me plains pas, je mesure ma chance évidemment de n’avoir pas eu à attendre, disons juste que cela secoue un peu. Et, forcément, nous avons beaucoup de mal à réaliser, encore aujourd’hui.

Passé ces quelques jours d’inquiétude, la joie de la nouvelle s’est imposée. Forcément, cet enfant est encore un cadeau, quoi qu’il arrive. Je l’ai dit un peu, à quelques amies, et je crois que je n’ai surpris personne. Mais je n’arrivais vraiment pas à y croire. J’attendais avec impatience la première échographie pour être sûre, pour m’aider à réaliser.

À trois semaines de grossesse, les ennuis ont commencé. Des nausées terribles, du matin au soir. En quelques jours, je suis devenue incapable de me lever sans être malade. La bonne nouvelle, c’est que c’était le signe que la grossesse suivait bien son cours. Mais c’était si violent que j’ai commencé à craindre qu’il y ait deux bébés. C’est une de mes grandes peurs, allez savoir pourquoi.

La première échographie, à presque quatre semaines de grossesse, a montré un petit pois. Comme la première fois, cela ne nous a pas vraiment ébranlés. Contents de savoir que tout allait bien, mais pas vraiment plus conscients de la présence d’un petit être en devenir. Comme la première fois, l’homme a insisté pour que la gynéco vérifie qu’il n’y ait qu’un embryon. Comme la première fois, ça l’a fait rire. Comme la première fois, on s’est regardé en se disant « tu te rends compte ? » « pas du tout ».

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Les semaines qui ont suivi, j’ai tout essayé, des remèdes naturels à des médicaments carrément plus forts, rien n’y a fait. Les nausées me clouaient au lit. J’ai eu la chance de garder à peu près ma nourriture, sans quoi j’aurais fini à l’hôpital sans doute. Mon homme a pris le relai, faisant les allers-retours chez la nounou, s’occupant de la petite le soir, s’occupant de tout en fait. Trois semaines de boulot perdu, pour un artisan c’est un peu la catastrophe. Et l’inquiétude est revenue, plus fort, jointe à la culpabilité. Ce n’était vraiment pas le moment de faire ce bébé. Notre situation n’est pas brillante depuis des mois, et voilà que les efforts des mois passés étaient ruinés par des nausées. Retour six mois en arrière, tout ce travail perdu, et à nouveau l’incertitude des lendemains.

Et puis la huitième semaine, alors que je commençais à me lever et à assurer au moins les trajets chez la nounou, la varicelle nous est tombée dessus. J’ai donc du gardé la puce pendant pratiquement deux semaines à la maison. Inutile de vous dire à quel point j’étais épuisée, mais là encore mon homme a bien assuré, il rentrait tôt et gérait la fin de journée, là où j’étais le plus mal.

A huit semaines de grossesse, la seconde échographie. Pour la puce, c’est celle qui nous a permis de prendre conscience qu’il y avait de la vie dans mon ventre. C’est celle qui nous a fait un grand choc, c’est celle où nous avions vu un petit haricot avec un cœur qui battait fort. Autant dire que nous attendions cette fois avec impatience cette première image de notre bébé. Mais voilà, sans moyen de faire garder la puce malade, nous l’avons emmenée avec nous. Erreur fatale. Mademoiselle a peur des médecins, mais ce que je n’imaginais pas c’est qu’elle aurait aussi peur pour moi. Lorsqu’elle m’a vue m’assoir sur la table, elle a commencé à hurler. Résultat, l’écho a duré environ une minute, le papa n’a rien vu, occupé à exfiltrer la sirène jusqu’au parking pour épargner les tympans de tout le monde, et moi je n’ai pas beaucoup profité non plus. La gynéco m’a dit que l’on voyait l’activité cardiaque. « Ah bon ? » Ah oui, tiens, là… Des mouvements ? C’est vrai ? Bref, une grosse déception pour nous deux.

Ce n’est qu’après, en me repassant le film dans ma tête, que j’ai pris conscience d’avoir vu de petits mouvements sur l’écran. Et que l’essentiel avait été dit : tout va bien. Parce qu’après tout les premiers mois les échographies sont le seul moyen d’être sûr que l’embryon se développe bien, en l’absence de sensations dans le ventre c’est le premier et seul lien avec ce petit être. Même si les nausées me disaient chaque jour à leur manière qu’il se développait toujours.

Bref, ces deux premiers mois n’ont pas été de tout repos ! Un peu moins fatiguée que pour la première (à l’époque j’avais dû me marier sous cortisone pour rester éveillée), mais beaucoup plus malade, j’ai attendu qu’ils passent avec impatience. Cela confirme ce que je dis souvent : le début, c’est le plus dur. Pour le bébé, ce sont des semaines déterminantes, celles où tout se met en place. Avant la fin du troisième mois, l’organogénèse est terminée, tout est là, parfois à l’état d’ébauche, mais tout est là. Ce sont des semaines cruciales, et elles sont d’autant plus inquiétantes. L’attente entre chaque rendez-vous est interminable, l’inquiétude est toujours là, en bruit de fond. La joie est ternie par l’incertitude, par la fragilité. Je n’aime pas le tout début de la grossesse, c’est clair. Et, cette fois, les soucis du quotidien ont encore rajouté leur lot de peurs et de questions. Mais restons sur du positif, parce qu’après tout il n’y pas de quoi pleurer : ces deux mauvais mois sont passés, j’en suis sortie moins malade, et tout se déroule parfaitement bien.

Je suis prête à vivre le plus beau de la grossesse, et à préparer l’arrivée de notre bébé. Parce que, oui, rendez-vous compte, on va avoir un bébé !!

2 commentaires sur “Mes deux premiers mois de grossesse

  1. Tu as essayé Nux Vomica pour les nausées ?? A prendre en dehors des repas (30 min avant ou 2h après), et ne pas consommer de menthe ni de café pour ne pas annuler les effets 🙂

    Sinon je me rappelle la première écho d’Hanaé à 9 semaines, TJ avait été calme mais il avait eu peur du bruit du coeur.
    D’ailleurs pourquoi tu as tant d’écho ? Dejà 2 !

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    1. Oui, oui, j’ai essayé, sans aucun résultat… J’ai essayé beaucoup de choses!
      Ma gynéco fait une petite écho à chaque visite mensuelle, ça dure deux minutes mais ça rassure 😉

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