Confidences d’une maman dépassée

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« Tu nous fais chier, tu comprends ça ? Tu nous fais chier ! »

Ces mots, je les ai criés, hurlés, à ma fille. Une colère noire, dévastatrice. Je l’ai attrapée par le bras, elle est tombée. J’aurais pu lui faire mal. J’en avais presque envie. Une colère que rien ne pouvait arrêter, à part que c’est ma fille et que je l’aime plus que ma vie. Mais ces mots-là lui ont fait tellement mal, je sais.

Oui, je sais. Que c’est horrible, traumatisant. Que ça n’a aucune utilité éducative, que ça ne sert qu’à graver dans son esprit qu’elle est un problème pour sa propre mère. Inutile de me faire la leçon, je sais. L’éducation bienveillante, les recherches en neurosciences sur le développement du cerveau chez l’enfant, tout ça je le sais. Je suis même totalement convaincue par tout ça. Mais ça ne pèse pas lourd face au quotidien. Ou à ma nullité en tant que mère, je ne sais pas.

Avant, quand je m’imaginais maman, je me voyais douce et aimante, berçant un bébé pendant des heures, tendrement, partageant mille choses avec ma fille, déployant des trésors de patience et d’imagination pour la faire entrer dans mes rêves. Je nous voyais allongées dans l’herbe à regarder les nuages et à s’inventer des histoires fabuleuses, complices et heureuses.

Et puis, elle est arrivée. Avec le chamboulement que cela implique et une intolérance au lait diagnostiquée très tard. Elle était mal, elle pleurait sans arrêt, le jour, la nuit, je n’ai pas pu la poser plus de cinq minutes jusqu’à ses neuf mois. Jamais. Je les ai déployés, mes trésors de patience. J’ai puisé dans des réserves insoupçonnables et insoupçonnées. Et j’ai le sentiment que le réservoir est à sec. Comment remplit-on une réserve de patience ? Aujourd’hui, elle a trois ans, et ne me laisse pratiquement pas de répit. Ne me laisse rien faire, hurle dès qu’on lui demande de patienter ne serait-ce qu’une minute. Toutes nos journées, nos soirées, tournent autour d’elle, de ses crises, de ses demandes. Sauf qu’elle n’est plus seule. Il y a ce bébé, qui attend, lui. Tout le temps. Assis dans son parc, dans sa chaise, sur le sol de ma chambre, il attend que sa sœur veuille bien venir, veuille bien s’habiller, veuille bien nous laisser nous occuper de lui. Que maman fasse ce qu’elle doit faire, que maman répare les bêtises de sa sœur. Que maman ait fini de crier.

Les crises, l’opposition, les demandes incessantes, l’absence de répit, tout ceci en soi est déjà difficile à gérer. Mais là je ne supporte plus de voir le bébé en pâtir. Je ne supporte plus de dérouler le fil de la journée et de constater que je ne me suis pratiquement pas occupée de lui. Depuis une semaine, elle est en vacances, et il commence à faire des colères. A dix mois. Parce qu’on lui retire un jouet, parce qu’on le laisse une minute dans une pièce. Il a raison, et, en un sens, cela me soulage qu’il s’affirme de ce côté-là. Je culpabilise tellement. Je culpabilise tout le temps. Et je craque, quand je demande à ma fille de rester une minute avec son petit frère dans le salon, le temps que je prenne des affaires pour sortir et profiter du beau temps, et qu’elle se met à geindre, pleurer, hurler. Pour une minute d’attente, pour en plus lui faire plaisir puisqu’elle veut aller jouer dehors. Juste le temps d’enfiler des baskets et de prendre une veste pour eux, bordel. Et je m’entends lui hurler des horreurs.

Je la monte dans sa chambre, moins pour l’isoler que pour ne plus l’avoir sous les yeux, le temps de me calmer. Le bébé, je l’assois par terre avec des petits jouets et il s’amuse tranquillement. Il attend. Je vais la voir, tente de lui expliquer, me laisse déborder et crie encore. Il attrape les jouets, il attend. Je reviens dans la chambre, prépare un panier de linge à laver, il me regarde et il attend. Je retourne la voir, je crie encore un peu, parviens à lui parler à peu près calmement. Et il attend. Horrible, je suis une mère horrible. Je crie sur l’une, je laisse l’autre sans arrêt jouer seul, je ne m’occupe ni de l’un ni de l’autre en fin de compte.

Et puis, comme si je ne me sentais pas assez nulle comme ça, il y a toutes ces putains de théories, tous ces putains d’articles que je lis. Ces conclusions toujours péremptoires : si vous faites ça, vous brisez votre enfant, sa vie ENTIÈRE, il sera un adulte incapable de contrôler ses émotions. Oui, parce que toutes ces théories, on a beau y adhérer totalement sur le principe, il faudrait voir de les nuancer un peu. Histoire de ne pas se sentir le pire parent du monde entier lorsqu’un jour on perd le contrôle. Parce que j’essaye, mais vraiment. Lui expliquer, mettre des mots sur ses émotions, la prendre dans mes bras pour l’aider à se calmer, lui laisser une alternative, lui faire confiance, lâcher du lest sur ce qui n’est pas important. Et, la plupart du temps, ça marche à peu près. Parfois, pas du tout. Et parfois, je n’ai juste pas la force. L’ordre claque, pour un rien, le ton monte, j’en ai juste marre de me répéter.

C’est comme cette histoire de fessée. On est tous d’accord pour dire que c’est inutile, mauvais pour le développement, bref qu’il ne faut pas s’en servir, jamais. Mais le jour où ça dérape, où tu mets une tape sur les fesses de ton enfant, où tu te sens terriblement mal, et que tu lis qu’il faut voter une loi qui punit sévèrement les parents qui donnent une fessée, et bien ça ne t’aide pas. Et je parle en connaissance de cause, vous l’aurez compris. Non, ce n’est pas un acte anodin, mais ce n’est pratiquement jamais un acte volontaire, et avant de se faire traiter de criminel on a plutôt besoin d’un peu d’écoute et de soutien. Aujourd’hui, on n’ose plus dire quand on a un geste violent, c’est tellement honteux qu’on se tait. Non, je n’en suis pas fière, mais cela m’est arrivé. Et j’aurais aimé pouvoir en parler sans crainte de me faire tomber dessus par plein de gens bien intentionnés qui n’ont aucune idée de qui je suis et de ce qu’est ma vie. Parce qu’il faut pouvoir le dire pour pouvoir avancer, trouver des solutions, reprendre un peu confiance en sa capacité à éduquer correctement son enfant. Se souvenir que ce n’est facile pour personne, malgré les jolies façades que l’on voit.

La vérité, c’est que cette image de mère douce et aimante me hante chaque jour, parce qu’elle me semble inaccessible. La vérité, c’est que je crie tous les jours. La vérité, c’est que nous sommes à bout, et que tout le monde en bave. Que même mon couple est mis à rude épreuve. Que des soucis sans rapport avec les enfants nous bouffent au quotidien, depuis des mois, et qu’il nous faut faire des efforts en permanence pour les laisser de côté lorsqu’on est avec les enfants. Que nous n’avons pas dormi pendant quatre longs mois. Que nous n’avons aucune aide extérieure, personne pour nous soulager et prendre les enfants une soirée ou une journée. Personne qui vienne me donner un coup de main à la maison, ou prendre simplement un café. Que les parents d’élèves me regardent de travers quand je hausse le ton parce que ma fille refuse de me suivre quand je viens la chercher à midi. Que j’ai envie de leur crier d’aller tous se faire mettre avec leurs conférences à la con, que j’en sais autant qu’eux sur la bienveillance mais que moi je suis seule. Je n’ai pas de mère, de sœur, de cousine ou de communauté hippie pour m’aider chaque jour. Que je ne dors pas, que je suis fatiguée, qu’ils aillent tous se faire foutre. Et que j’ai un bébé dans la poussette qui a faim depuis une demi-heure et qui attend. Que je n’ai pas besoin qu’on me juge, que je le fais très bien moi-même.

La vérité, c’est que je me sens en-dessous de tout. Et que j’ai beau avoir entendu en conférence « attention, c’est rattrapable évidemment », je n’en ai pas moins l’impression d’être en train de briser ma petite fille en mille morceaux. Quand je lui dis toutes ces jolies phrases de rattrapage, la serre dans mes bras et lui répète à quel point je l’aime, je vois bien son air triste. Et je me sens tellement nulle. Mais je sais aussi que dans une heure ou deux, ça recommencera. Elle va m’ignorer, m’accaparer, faire une crise pour une broutille. Son frère râlera un peu dans son parc, et je m’entendrai lui dire « ça va, j’ai compris, arrête un peu de râler ! ». Comme s’il passait son temps à ça. Il y a peu de chance que je ne crie pas avant le coucher. Je ne sais pas trop comment sortir de ça, comment rester calme quand rien ne m’aide en ce sens, j’ai l’impression d’être l’une ces caricatures de mères gueulardes que tout le monde regarde d’un air navré. Je ne sais pas trop à quoi ça sert d’écrire tout ça, si ce n’est pour m’en libérer un peu.

Je devrais vous raconter à quel point ma fille est géniale, et elle l’est, qu’elle parle super bien, qu’elle est vive et intelligente, vous dire les trucs marrants qu’elle fait. Vous déballer mes belles théories et les phrases dont je suis fière. Oh ma chérie, qui a dit que tu n’étais pas gentille, c’est faux ! Tu es gentille, adorable, un amour de petite fille. Même si parfois nous ne sommes pas d’accord toi et moi, mais cela arrivera encore tu sais. L’important est que je t’aime, quoi qu’il arrive, même quand tu es fâchée contre moi. Une belle petite image, un truc qui donne envie quoi. Ou alors qui donne l’impression à une dizaine de mères d’être moins bien que moi. Mais là, je n’ai pas trop envie de ça. Désolée, c’est moins joli. Mais c’est comme ça, en vrai. Même si ça ne me plaît pas.

Image tirée du livre pour enfants « Grosse Colère ».

92 commentaires sur “Confidences d’une maman dépassée

  1. Olalala comme j’ai envie de te serrer dans mes bras.
    As tu quelqu’un qui pourrait prendre le relais une demi journée pour que tu puisses souffler (ou dormir au choix), ou passer justement du temps QUE avec ton fils ou QUE avec ta fille?
    Je suis pareille que toi en tout cas, j’adhère à toutes ces jolies théories mais quand mon fils m’explose la lèvre avec un coup de pied de colère pour ne pas changer sa couche, je lui ai mis une tape sur le pied… et bien sûr à la douleur de ma lèvre en sang, s’est rajouté la culpabilité et les hurlements encore plus fort du bébé….
    Courage en tout cas et merci d’écrire ces mots qui me parlent autant

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    1. Merci pour ce gentil mot ♥
      Non, pas vraiment de relai, et c’est bien ça le plus dur depuis qu’on est parents… C’est clair qu’on est humains, et, pareil, quand je me prends un coup, je dois vraiment faire un effort pour rester zen. Courage à toi aussi alors 🙂

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  2. Rohh comme cela me fait mal au coeur… je sens bien ton désarroi et ta tristesse… tu n’es pas une horrible maman, on a tous des moments où la fatigue et nos émotions prennent le dessus… Tu n’as personne qui pourrait te donner un coup de main de temps en temps ? prendre une heure ou deux pour toi seule, ou même juste pour l’un des deux… lui accorder ton attention pleinement… Nous étions 3 quand j’étais petite, impossible donc pour ma maman d’être à fond avec les 3, nous le savions, nous savions aussi que notre tour viendrai, même juste 20 minutes où nous ne l’aurions que pour nous sans les 2 autres… elle m’a confié avoir beaucoup culpabilisé, alors que finalement, avec le recul, ça ne m’a pas perturbé plus que ça.. J’étais contente de passer un petit moment avec elle, mais je savais aussi jouer seule avec elle était avec les deux autres… je pense que les choses seront plus simples quand ils grandiront et seront un peu plus autonome… En tout cas, plein de douceur et de courage car je comprends tellement… ❤

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    1. Merci, tu me rassures tellement là!! Oui, en effet quand ils seront un peu plus grands ce sera sans doute plus gérable, disons qu’ils pourront mieux comprendre que je dois leur accorder du temps à chacun.
      Merci encore ♥

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  3. Comme ton billet me touche… J’aurais pu l’écrire. Mais tu le fais tellement mieux, avec tes émotions, ton honnêteté et merci merci, parce que ça fait du bien de lire ça. Bien sûr que tu es une bonne mère sinon tu ne l’aurais ni écrit ni pensé. Tu sais justement, c’est ça qui fait du mal quand on est partisan de l’éducation bienveillant mais qu’on se met la barre trop haut, qu’on est pas assez bienveillant avec soi même… Je suis tout à fait d’accord, il faut aider les parents à bout, non les juger ❤

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    1. C’est très juste ce que tu dis : la bienveillance commence par soi bien souvent. S’accorder des pauses, se pardonner aussi, c’est important pour être dispo et calme avec ses enfants. Mais quand on essaye de rentrer dans ce joli moule de la mère parfaite, on s’essouffle, et je me dis que parfois cela fait plus de mal que de bien!
      Merci mille fois en tout cas, tes mots me touchent ♥

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  4. J’aurais pu écrire le même article, mot pour mot. Sauf que c’est davantage sur la petite que je crie, ce qui me semble encore pire puisqu’elle ne peut pas comprendre. Ma grande m’a dit qu’elle était triste car je ne m’occupait pas assez d’elle et c’est tellement vrai. La petite ne me lâche pas. Elle est hyper fusionnelle. Et depuis une semaine, elle se réveille de nombreuses fois la nuit pour téter, pas manger, juste téter car elle ne veut pas de sucette. Je lui crie dessus, je lui dit qu’elle est chiante, que c’est une emmerdeuse, que je n’en peux plus d’elle… Je ne suis pas fière non plus. Je m’en veux. Ma grande se fait crier aussi parce que je suis à bout, à fleur de peau et que je ne supporte plus rien alors qu’au final elle est plutôt adorable la plupart du temps. J’ai aussi été parfois brutale avec elles. Notre couple aussi en subit les conséquences et nous également seuls et sans soutien. J’ai essayé de mettre des mots sur tout ça mais je n’ai ni le temps, ni la force, ni le calme nécessaire. Ça ne te soulagera probablement pas et je n’ai pas de solution ni de conseils à te donner mais tu n’es pas la seule maman à être dans cette situation et dans cette spirale infernale. Pas la seule qui pense être une mauvaise maman…

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    1. Je sais que tu vis un peu la même chose que moi, ta petite me fait penser à ma grande, je sais à quel point c’est terrible… D’ailleurs j’ai pensé à toi, parce que je suis officiellement en congé parental depuis peu et ça me déprime totalement 🙂
      Je connais des filles qui ont les deux grands-mères + la sœur + les copines qui prennent les gosses, et ça change complètement leur quotidien, c’est clair. Le plus dur c’est d’être seuls, mais ça on ne le comprend que lorsqu’on le vit vraiment.
      Plein de courage à toi aussi ♥

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  5. on prend le café ensemble? Plutôt du thé pour moi! Tu n’es pas seule évidemment, et ô combien j’ai ressenti ça! je me suis demandée des millions de fois pourquoi je suis devenue mère, pourquoi? il sera malheureux, il trainera des pierres comme sa mère parce que je ne suis pas à la hauteur. à la hauteur de quoi d’ailleurs? J’avance, on avance avec lui, et on recule, pas qu’un peu, on fait au mieux, …on est humains. Je t’envoie plein de chaudoudoux!

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  6. Bon, moi non plus je sais pas quoi dire … Enfin, j’ai l’impression que tout ce que je pourrais dire serait maladroit et bien en dessous de ce que je voudrais vraiment te dire … BREF.
    J’ai beaucoup beaucoup d’admiration pour toi, tu es bien plus solide que ce que tu ne crois, tu débordes d’amour et tu gères tout avec beaucoup de force et de courage … C’est tellement normal de craquer, ils poussent à bout ces petits monstres ! Bien sur, c’est difficile pour moi de parler de quelque chose que je ne connais pas concrètement mais de là où je suis, je peux te dire que vous êtes juste des WONDERWOMAN, vous les mamans !!! Sérieusement !!!
    Bien sur, tout le monde fait des erreurs, a des défauts, en réalité chacun se démerde comme il peut … et tu te débrouilles plus que bien, crois moi !

    Bon et sinon, je me sens trop nulle comme amie … J’aimerais tellement pouvoir t’aider d’une manière ou d’une autre, te garder les petits de temps en temps si je le pouvais (je sais que je fais un peu flipper comme garde d’enfant mais en fait, ça se passe généralement plutôt bien – j’ai juste une bosse à mon actif), ou te kidnapper pour une aprem entre filles pour te faire décompresser … Sache que je suis là, il suffit d’un coup de fil !
    Je t’embrasse fort ! ❤ ❤ ❤

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    1. Je sais ma belle, toi tu m’aides déjà tellement ♥ Je préfère que tu me kidnappes moi, à choisir, je suis moins turbulente mais je picole beaucoup plus par contre 🙂
      Merci ♥

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  7. ❤ As tu lu dans mes pensées ? me surveilles tu avec des cameras dissimulées ? Ah non .. ta fille est plus jeune que la mienne , mais mot pour mot je pourrais en être l'auteur .

    Je n'ai pas non plus d'aide exterieur ici , c'est lourd parfois , souvent …Bon mon filston est visiblement moins "patient" que le tiens mais il est adorable quand même ^^.
    "Burn out des mères" ..c'est un terme en vogue .. et pour cause, .. la pression extérieur nous fait claquer des genoux, on se sent nulle, coupable, soit vous être trop , soit pas assez !

    J'ai choisi la bienveillance par conviction , par expérience , j'ai grandit dans la violence et l'humiliation, la manipulation et la tromperie ….C'est dur de démarrer avec de tels bagages

    Je suis contre la fessée "comme réponse et mode d'éducation" …et alors ?! Pour autant je ne suis pas infaillible et je plaide coupable ! Piiiir , j'ai giflé ma fille de 7 ans …. "faut dire qu'elle m'avait mis hors de moi " .. HORS de moi … ce qui signifie bien que MOI je n'aurais pas fais ça volontairement…

    … Moi aussi j'ai ce rêve "la mère douce , complice, rigolote" ( tout ça je l'ai été, presque sans cris, sans heurts, jusqu'à ce que son père nous gâche la vie et que nous tombions dans une spirale dévastatrice ..)
    Que la vie est dur , que nos choix , nos actes, nos faiblesses son lourds à porter !

    Si nous étions voisine nous pourrions nous aider 🙂 la vie est parfois mal faite !

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    1. Toi j’ai envie de te prendre dans mes bras.
      Comme toi je pars avec des bagages assez moyens côté éducation, l’homme pareil, et je suis convaincue que la bienveillance est absolument nécessaire pour donner confiance à son enfant.
      J’aime cette interprétation du « hors de moi », c’est vraiment ça : faire quelque chose en désaccord total avec ce que l’on pense ou ce que l’on veut.
      Une voisine qui vit la même chose, ce serait tellement merveilleux 🙂
      Merci mille fois en tout cas ♥

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  8. Comme je comprends.absolument tout ce que tu dis m’est familier jusqu’à ma famille qui n’est pas présente (pro veo et habite loin).
    J’aimerais savoir où tu habites, je voudrais te prêter main forte. T’offrir quelques (demi) journées de garde selon tes besoins pour revenir en pleine forme. J’ai une fille de 10 mois et un garçon de 4 ans qu’on aurait pu appeler Impatient car sapasse fétiche, c’est « je peux pas attendre euh » en boudant.

    Je sais que c’était pire pendant la grossesse, je criais sans arrêt, c’était les hormones, je m’en sors rendue compte. Peut être que ça y joue pour toi aussi ?

    Je te souhaite plein de courage pour surmonter cette période difficile.

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    1. C’est tellement adorable, merci ♥ Je suis dans le Gard 🙂 La solitude c’est vraiment ce qu’il y a de plus dur, je vois celles qui ont toute leur famille qui aident, et on n’a clairement pas la même vie de maman!
      Alors, oui, c’est clair que pendant la grossesse le ton est monté d’un cran et n’est jamais vraiment redescendu. Je crois que c’est vraiment une spirale infernale ces cris, et très dur d’en sortir…

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  9. Merci pour ce témoignage tellement sincère et où je me reconnais tellement sauf que j’attends le bébé pour août..
    Je vois une psy depuis peu de temps, besoin de sortir de tout ça.
    Mais dis toi aussi que tu as une fille très en demande, plus que la moyenne, qui puise dans ton énergie et c’est le cas de mon fils. Elle a sûrement des besoins qui ne sont pas ceux de tous les enfants et qui expliquent ton épuisement. Quand je vois certains enfants autour de moi, je me dis combien ce serait facile d’être bienveillante avec un enfant plus calme, serein et apaisé.. Le mien aussi est aplv, a eu un RGO et aussi une allergie à la pomme de terre; il est également probablement précoce selon la Pedopsy qu’on a vu; non ce n’est pas un enfant comme les autres et c’est peut être le cas de ta puce.. Quoiqu’il en soit tu as besoin d’être entourée, soutenue, aidée. Va dans des lieux parents enfants, ça fait tellement de bien, et puis va un psy pour toi et un pour ta fille, ou un coach familial. Ne reste pas comme ça.. Il y aura tjs des bas mais des hauts aussi.. Mon mari est en déplacement professionnel, j’ai craqué mardi soir, j’ai pleuré et hurlé devant mon fils, hier ça a été mieux et ce matin bien. On avance doucement; j’exprime mes émotions à mon fils et ton article m’aide à moins culpabiliser.. J’ai déménagé depuis peu pour me rapprocher de ma famille mais quoiqu’il en soit on est seul face à ce problème, et parfois l’intervention de la famille ne fait pas de miracle.. Trouve des groupes FB ou autres pour rencontrer des gens qui rencontrent les mêmes problèmes, ne reste pas seule.
    Courage

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    1. Tu as raison, je le vois avec le bébé, c’est immensément plus facile d’être bienveillant avec un bébé qui va bien. L’aplv et le RGO ont clairement marqué le comportement de ma fille, et j’en veux énormément aux pédiatres qui n’ont pas voulu m’écouter. Pour le bébé, on a pris les mesures dès les premiers signes de rgo, en accord avec la généraliste, et on a évité des mois de pleurs et de cris, j’en suis sûre. La bonne nouvelle c’est que tu ne revivras jamais tout ça avec ton second, maintenant tu sais et tu réagiras de suite 🙂
      J’ai vu une psychomotricienne quand elle était plus petite, qui m’a beaucoup aidée à la comprendre, et m’a expliqué aussi que son comportement serait durablement marqué par ce début difficile dans la vie. Non, la famille ne fait pas de miracle, mais parfois pouvoir ne serait-ce que partir une soirée en amoureux c’est énorme.
      Merci pour ton message, je te souhaite une belle fin de grossesse et que tout se passe bien avec tes deux loulous ♥

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  10. Il n’y a pas de mots pour décrire le quotidien avec un bébé aux besoins intenses, qui devient bambin aux besoins tjs aussi intenses…
    Je vous envoie toute la douceur possible et des milliers de chaudoudoux
    Prenez soin de vous

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  11. Chère Maman dépassée, juste hier j’ai laissé ce post sur un groupe FB sur la Parentalité Bienveillante, puisse t il vous mettre un peu de baume au coeur.
    Avec beaucoup d’amour,
    Claudine

    Témoignage de dérapage :
    hier j’ai donné une tape avec les deux mains sur les joues de mon petit fils de 3 ans 1/2 qui devant moi de dos à 50 cm a pris sa petite caisse de livres Petit Ours Brun pour la jeter par terre. Je n’ai pas vu son geste arriver ni le mien. Ma belle-fille qui était là a dit en riant : dès fois ça passe même pas par le cerveau ! (elle parlait de mon geste)
    Je crois que depuis qu’il est né c’est la 2ème fois que je lève la main sur mon petit fils. Un reste sans doute, et de mon éducation, et de comment j’ai élevé mes fils dans la VEO.
    Ceci pour vous dire que je ne suis pas en train de me trouver des excuses, mais que je me suis pardonnée. Ce qui est important c’est le chemin de progression pas la perfection, qui n’existe pas. Mon but est de devenir la meilleure version de moi-même, même si cette version n’est pas le top pour d’autres. Ce qui compte ç’est que je progresse.
    Super Mamans je vous envoie plein d’amour, de courage, et de pensées qui soignent le découragement, la fatigue, le manque de sommeil, etc.

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    1. Un appel au secours, oui et non 🙂 Disons que j’avais vraiment besoin de cracher tout ça et de savoir si vraiment j’étais la seule dans ce cas-là. C’est idiot, hein, mais de savoir que d’autres vivent la même chose me rassure, je vois tellement de mamans parfaites quand j’allume mon ordi (et dans la vie, difficile de savoir ce qui se cache derrière les sourires à la sortie de l’école!).

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  12. Je suis très émue de vous lire. Je me reconnais dans ce que vous dites et même la partie ou vous n’avez pas de maman, de famille pour aider. C’est tellement dur d’être seule, fatiguée, à bout. Personne pour prendre vraiment le relais. Il y a des matins où je voudrais ne pas me lever tellement je suis épuisée, des soirs où j’ai mal à la gorge tellement j’ai crié… et moi aussi je suis calée sur l’éducation bienveillante… livres, articles et conferences… tout cela n’est réellement possible que lorsque l’on est entourée.
    Pleins de douceur pour vous. Vous êtes forcément une bonne maman sinon vous ne vous poseriez pas tant de questions et vous necririez pas tout ça

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    1. Oui, on en revient toujours au même constat : le plus dur c’est d’être seule… Prendre du recul, c’est vital pour recharger les batteries et remplir la réserve de patience. L’éducation bienveillante est un travail quotidien, mais vraiment. Quand on commence la journée crevée et déjà en tension, comment faire?
      Merci en tout cas pour ce message, et courage à vous aussi ♥

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  13. Ce texte me fend le coeur car je sens quelqu’un à bout de souffle et surtout pas du tout épanouie en tant que maman ou femme, si vous le souhaitez je suis là pour discuter, vous accompagner (je suis accompagnatrice parentale) bien sur complètement gratuit je vous propose de vous soulager de vos émotions et d’en discuter, je ne donne pas de conseils, jamais, ce n’est pas le principe, je pense que vous connaissez tout déjà mais que tout s’est accumulé et que vous avez besoin de souffler, au moins juste en discutant, si vous le souhaiter, je suis là, avec plaisir 🙂 A bientôt.

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    1. Ah, non, en effet, pas vraiment épanouie 🙂 Accompagnatrice parentale, je suis curieuse, je ne connais pas… Je suis aller voir votre site et j’aimerais vraiment en savoir plus 🙂

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  14. bonsoir.
    Ton message me va droit au cœur. J’aurais peu écrire le même, mais avec moins de talent…
    J’aime mes enfants plus que tout au monde, mais il m’arrive parfois de me sentir complètement dépassée, sans beaucoup de famille autour pour me soutenir. Alors oui, après une journée de travail, épuisée, parce que wonderwoman n’est pas donné à tout le monde, il m’est arrivé de donner des fessées à mon fils aîné de 9 ans, il m’est même arrivé de lui mettre une gifle. Et la culpabilité me rattrape immédiatement, mais trop tard, puisque le geste ne peut plus être effacé.
    Il y a un an, je suis allée voir une psychologue, avec mon fils. Pour m’aider à prendre du recul, pour m’aider à parler à mon petit garçon. Elle m’a donné quelques pistes à explorer, m’a aidé à mieux comprendre mon petit bonhomme « précoce » en opposition permanente.
    Aujourd’hui, cela va nettement mieux qu’avant; ce n’est pas parfait bien évidemment, et je pense que cela ne le sera jamais. Mais je fais du mieux que je peux, j’essaie d’être la plus bienveillante possible. Et je pense que mon fils le sait.
    Je l’aime et je fais ce que je peux, comme je peux. Je me dis que c’est çà être une bonne maman.

    Bon courage, et n’hésite pas à prendre un avis extérieur. Cela m’avait aidé, mais cela avait aussi aidé mon fils+++

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    1. Non mais attends, tu ES wonderwoman!! Moi je suis admirative des mamans qui bossent à temps plein, mais vraiment, j’ai déjà l’impression de n’avoir le temps de rien, si je devais bosser toute la journée je ne sais pas comment je ferais!
      Tu n’es pas la première à me parler de précocité, j’avoue que je ne veux pas tomber dans la facilité d’une telle étiquette (sans avis d’un pro c’est un peu tentant de dire « ah oui mon gosse est précoce »), mais cela m’interpelle. C’est un psy spécialisé ou pas du tout?
      Merci en tout cas pour ton message 🙂

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  15. Mon com ne va peut etre pas t aider…
    t es sur qu il n y a pas de communauté hippie dans ton coin ? Ou le temps que ta fille et a l ecole faire un atelier massage avec ton fils ? C est gratuit dans les PMI
    allez courage ❤

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    1. Oh, si, des communautés hippies il y en a des tas par chez moi!! 🙂 Je suis dans un trou, pas tellement le temps de partir où que ce soit et être à l’école à midi, la moindre truc est à 20 minutes de route.
      Merci 🙂

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  16. Maman Rose, comme votre confidence m’a touchée … Je vous serre tendrement dans mes bras de maman.
    Nous avons aussi ėté des parents « seuls », sans famille, sans communauté hippie comme vous dîtes 🙂 et de toutes façons mes propres blessures d’enfant m’empêchaient de confier mes enfants … J’ai moi aussi blessé mes aînés … J’ai donc eu recours, à un moment où j’avais vraiment besoin de temps pour prendre soin de moi, à la cantine 2 jours par semaine pour le grand et la halte-garderie pour la petite.
    Cela m’a laissé un peu d’air pour recharger les réservoirs …
    Puisque votre amie Laurie vous le propose, laissez-la baby-sitter les marmots (avec l’arnica 🙂 pour les bosses) et sortez avec Papa Rose.
    Prenez soin de vous et de votre couple.
    Vous êtes une maman aimante, honnête et combative, cela se lit dans ce cri du coeur. C’est juste que personne ne nous prépare au sacerdoce parental …

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    1. Merci pour cet adorable message ♥
      En septembre on tentera quelques siestes à l’école, et reprise de la nounou pour le bébé, l’objectif c’est que mon congé parental ne se prolonge pas au-delà de la fin d’année. Le cap des grandes vacances va être le plus dur je pense!
      Je suis en train d’organiser une soirée en amoureux pour notre anniversaire, en juin, c’est clair que ça devient nécessaire. 🙂
      Merci encore, je suis tellement touchée ♥

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  17. J’ai partagé votre billet sur ma page Facebook avec ce commentaire :

    Comme ce billet me parle…
    Plus aujourd’hui mais il y a quelques temps, cette colère sombre, indicible, sortie des tréfonds de mon être pouvait me prendre au dépourvu, me donner la sensation que tout allait se briser sur son passage. Et puis un jour, après un très gros pétage de câbles avec Ombeline (parce qu’il n’y a qu’elle qui me met dans un tel état, ce serait à creuser, encore…), j’ai mis tant de temps à me calmer apres l’avoir isolée pour éviter de la passer définitivement par la fenêtre que je me suis dit que je ne voulais pas, plus de ce comportement pour elle deja et pour moi ensuite. Non je ne me suis pas tournée vers l’éducation bienveillante. Non il m’arrive encore de me mettre en colère mais dans une commune mesure et surtout pour des choses qui ont vraiment de l’importance. Mais c’est malgré tout un effort que j’ai fourni pour en arriver à me contenir. J’ai peut être aussi trouvé des choses dans mon histoire familiale qui me « poussait » à reproduire une violence qui ne m’appartenait pas mais que l’on m’avait transmise et qu’à mon tour, je leguerais à ma fille sans crier gare. Je m’en vais mettre un petit commentaire à cette maman.

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    1. Merci pour ce partage ♥ J’ai vu un article très intéressant sur votre page, en lien avec un article que je prépare, qui me conforte un peu dans mes idées… Un grand merci, pour tout 🙂

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      1. Heureuse de voir que vous ayez trouvé votre bonheur. Ce que je ne dis pas dans mon commentaire, c’est combien la naissance de ma fille, mon premier enfant a été un véritable tremblement de mère. J’ai été terrassée, je me suis retrouvée à terre. Aujourd’hui, un travail sur moi et un investissement au sein de l’association Maman Blues me permettent de comprendre les clefs de ma propre maternité mais aussi tout ce qui peut se jouer en devenant parent. Hâte de lire votre article 😉

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  18. Comme je te comprends!!!!!! Bravo pour ton courage d’écrire la vérité nue et crue, je ne l’ai pas. Pourtant, je traverse aussi cette bourrasque d’émotions, tellement des choses semblables me sont arrivées, alors que je n’ai pas beaucoup de quoi me faire excuser. Ce qui m’énerve le plus sont tous les discours pour élever l’enfant heureux et qui nous font culpabiliser autant. Il y a des enfants qui nous pompent, c’est comme ça. On fait du mieux qu’on peut.

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    1. C’est un peu le sentiment que j’ai : la multiplication des publications autour de la parentalité bienveillante est une bonne chose certes, mais à la longue c’est hyper culpabilisant. Oui, on fait ce que l’on peut 🙂
      Merci en tout cas!

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  19. On ne se connait pas mais j’ai envie de te dire que tu es une mère géniale, pas pour te remonter le moral ou t’encourager de quoi que ce soit juste parce que tu l’es forcément pour écrire tout ça, te remettre en question et te faire du mal à ce point. On se met la pression, on se flagelle « c’est ma faute, ma très grande faute » je connais je suis comme toi et moi aussi il m’est arrivé et il m’arrive encore de crier et de dire des horreurs. Moi aussi j’ai peur que mes enfants ne soient pas heureux plus tard, d’avoir cassé quelque chose en eux du fait de mon comportement, qu’ils doivent suivre une psychothérapie à vie… enfin tu vois le genre de noeuds au cerveau que je me fais. Ne soyons pas dupes les livres sont là pour donner les grandes lignes les jolies choses vers lesquelles tendre dans l’idéal sauf que dans la vie c’est pas simple tous les jours en fonction des enfants alors on fait comme on peut et tu as eu raison d’échanger sur le sujet tu vas te rendre compte que tu es loin d’être la seule 🙂 Je me permets de te faire une bise. Courage.

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    1. Oui, je me rends compte en effet que je suis loin d’être un cas isolé! Ça soulage, et en même temps je me demande bien où est l’intérêt de toutes ces jolies images de mères bien lisses qu’on nous renvoie constamment dans la figure.
      En tout cas merci pour ce message, et plein de courage à toi aussi ♥

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  20. Je n’ai pas grand chose à vous dire pour vous consoler.
    Tous les articles, les théories, les conseils avisés du monde ne valent rien fasse au vécu du quotidien et au caractère trempé d’un enfant.
    Je ne peux pas vous dire grand chose à part que non vous n’êtes pas une mère en carton et que les « supers mamans » pleines de « oh bah chez moi tout est parfait et sans cris » mentent, où ont des enfants odieux et ne le voient pas..
    Vous pouvez donc relever la tête et être fière de vous.
    Je n’aurais que 2 conseils, plutôt des idées à tester :
    – votre fille, vous l’avez dit vous-même, ne supporte pas la frustration. Pour elle, c’est une souffrance à son jeune âge. C’est normal. Il vous lui apprendre à la gérer.
    Quand elle crise, continuez à faire ce que vous faites, isolez la. Mettez vous à sa hauteur, expliquez lui pourquoi vous ne vous occupez pas d’elle et pourquoi vous l’isolez. Ils n’ont pas l’air comme ça, mais ils comprennent tout. Sauf qu’ils essaient de nous amadouer les ptits malins.
    Et donc laissez la dans sa chambre. Une fois l’explication donnée laissez la faire sa crise. Et dites lui sûelle ne peut revenir que quand elle sera calmée.. Et ne lâchez rien. Au bout de quelques temps le message devrait passer, mêle si c’est dans la douleur au début.
    -deuxième conseil : vous avez encore raison, bébé ne doit pas attendre! C’est chacun son tour! Un coup lui un coup sa soeur. Faites ce que vous avez à faire sans vous préoccuper des protestations de votre grande. Revenez au premier conseil s’il faut. Et expliquez tout ce que vous faites à haute voix. « Mamanchange la couche du bébé elle est sale », « maman met le manteau de bébé » etc.. Et n’hésitez pas à lui dire « regarde » et à l’inviter à participer (tenir la couche, donner les chaussures etc). Ça marche bien ça aussi.
    -et enfin, organisez un temps spécial rien que grande sorur et un temps spécial rien que bébé. Ils adorent ça et ça devient un rdv privilégié.
    -tout dernier conseil, celui du dernier recours quand les nerfs lâchent et que la grande devient insupportable : n’ayez pas peur de porter des boules quies ou un casque anti-bruit au moment des grosses crises à la maison. On a l’air con avec ça mais vous n’imaginez pas à quel point c’est salvateur pour les nerfs!
    Je sais que ces conseils sobt certainement inutiles car encore une fois chaque situation est unique.
    Bon courage à vous.
    Signé : la maman d’une 3 ans ultra caractérielle

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    1. Merci Gaelle pour tous ces conseils 🙂
      En cas de crise j’essaie de ne pas l’isoler, mais plutôt de lui proposer de se calmer dans mes bras, chose qu’elle refusait jusqu’à il y a peu (et je finissais par la laisser hurler seule, mais plus pour éviter d’avoir un geste malheureux). Maintenant elle arrive à accepter un câlin, je crois que ça l’aide à se calmer. Mais ça évidemment c’est quand je suis patiente et « au top ». Sinon je gueule, elle gueule, les portes claquent… et je me sens nulle.
      Du temps privilégié pour chacun, on essaie, pas facile de le caser dans les journées bien remplies, quand le papa rentre un peu tard par dessus le marché, mais c’est clairement indispensable.
      Bon courage avec votre 3 ans et merci encore pour ce message 🙂

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  21. Comme ce texte me rappelle l’enfance de mes enfants… je suis seule, elle est difficile, il est bébé, puis de moins en moins bébé, mais il attend toujours… les souvenirs que j’ai de mon fils à 2 ans, c’est un regard à son attention entre deux portes, il regarde calmement la télé pendant que c’est la guerre avec ma fille !!!!
    Aujourd’hui, mon fils est quelqu’un de patient et de très gentil, ma fille toujours collée à moi, et elle est gentille aussi mais moins patiente… 19 ans et 22 ans !!!
    J’ai douté, pleuré, été désespérée alors que nous sommes dans une culture de maman radieuse, épanouie… qui gère quoi !!! Quelle idée !!
    Avec le recul, je crois que nous étions trop jeunes pour nous souvenir de nos parents désemparés tout simplement… l’autoritarisme parentale n’est plus plébiscité par les magazines féminins, ils devraient préciser qu’ils ne prônent pourtant pas le laxisme ni l’éducation amicale ! Il ne faut plus culpabiliser parce que l’on fixe des règles et qu’on les fait appliquer… être parents c’est être autoritaire (sans autoritarisme bien sûr), ça protège et rassure l’enfant et avec le temps soulage le parent. Et on réserve un moment pour jouer avec eux… surtout s’ils sont sages ! Je me demande vraiment si l’on ne se trompe pas en faisant passer systématiquement l’enfant en premier dans notre vie. S’il y a d’autres problèmes dans la famille, l’enfant doit s’écarter pour que les grands parlent. Tout le monde s’y retrouve, les grands règlent leur problème, l’enfant connaît sa place… le poids des angoisses des grands ne pèse plus sur ses épaules !
    Ne culpabilise plus, tu en fais trop… rétrograde, pense à toi, trouve une nounou ou une association, laisse-là une heure à la garderie le soir, pour souffler et préparer ta maison, te reposer, prendre un café avec la voisine ou une collègue… remets ta fille à sa place d’enfants et ne te prends pas la tête, elle sait que tu l’aimes c’est bien pour ça qu’elle s’éclate à chercher LA limite… Pourtant l’aimer n’est pas lui hurler dessus, elle le sait et du coup c’est angoissant… pose la limite, au-delà, elle va dans sa chambre pour réfléchir à savoir si elle préfère est sympa avec toi ou seule dans sa chambre ! non mais !!!!! quant au petit, il n’a pas besoin d’être stimulé à outrance non plus, ça a l’air de lui convenir… n’en fait pas trop, il est calme, c’est bien !
    Bon courage à toi et bises à tes enfants

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    1. Ça a l’air de lui convenir, oui, on me le dit souvent. Peut-être que je projette ma grande hyper active (pas au sens pathologique mais au sens premier) sur ce petit garçon tout calme, et que, contrairement à ce que je crois, cela lui va tout à fait de jouer dans son parc tranquillement. Mais c’est vrai que ça me pose carrément un problème.
      Après, je suis d’accord : bienveillance ok, mais il ne faut pas tomber dans l’enfant roi non plus, ils ont besoin de limites. Il y a un temps pour eux et un temps pour les adultes, on est assez clairs là-dessus, même si c’est compliqué de discuter avec la petite dans les parages. C’est un équilibre subtil, c’est sans doute pour ça que c’est tellement galère!!
      Merci en tout cas pour ce message 🙂

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  22. EUH…..comment dire, j’ai l’impression que j’aurai pu écrire ce texte….même ressenti, même réactions….wouahhh…ma poupée aura 4 ans en juin, son grand frère a eu 9 ans , il a souffert et souffre de mon « absence » elle prend toute l’attention, elle m’a pompé toute mon énergie….je commence seulement à lâcher du leste car je me rend compte que c’est peut être mon coté trop protecteur ( vouloir rentrer dans les stéréotypes de maman parfaite) qui la rend si excessive et envahissante….aucun enfant n’est pareil, personne ne peut avoir une recette miracle pour que tout se passe comme on le voudrait. L’école commence à la rendre plus autonome aussi.
    Plein de courage à toi, je sais combien c’est dure.
    Nat

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    1. L’école est une bonne chose, oui! Elle est plus autonome, elle se canalise un peu plus aussi. Par contre elle rentre crevée donc j’en bave pas mal aussi!!
      Courage à toi aussi, et merci pour ton mot ♥

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  23. Bravo pour ton témoignage plein de sincérité ! On en est toute là, moi aussi je culpabilise chaque fois que je crie sur ma fille ou que j’ai des paroles méchantes qui sortent sans que je m’en rende compte et que je regrette à la seconde où je les prononce… Ca m’est aussi arrivé de lui mettre une tape sur les fesses ou sur la main j’avoue, sur le coup alors que je suis contre. Mais comme tu dis, la thérorie est bien loin de la réalité, et on à des principes qui ne sont pas toujours faciles à appliquer.
    Bravo et merci pour ce billet qui nous montre bien que la bienveillance à aussi ses limites et qu’il ne faut pas trop attendre de nous-même au risque de nous culpabiliser et de nous sentir très mal.
    Si ça ne t’ennuie pas, je souhaiterai partager ton billet sur mon blog car tu as tout dit…

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    1. Bien sûr que tu peux partager, c’est très gentil à toi 🙂
      En fait plus je lis les réactions à cet article plus je me dis que les limites de l’éducation bienveillante c’est qu’on oublie de dire l’essentiel : il faut être bienveillant avec soi aussi. Du coup, comme tu dis, on a l’effet inverse, et cela nous plonge dans une culpabilité plus grande encore.
      Merci en tout cas pour ton message ♥

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  24. Un peu (beaucoup) de moi dans ces quelques lignes …
    Les même mots qui s’échappent avant de pouvoir les retenir, le même sentiment de vide et de ne plus (pas?) être capable de donner quoi que ce soit à mes enfants.
    Malgré les livres, les grandes théories, la volonté d’être ce que je rêvais d’être comme mère et comme femme.
    Je suis pourtant entourée et me sens encore plus nulle de ne pas réussir à m’épanouir.

    Comme j’ai envie de hurler ce même « Allez vous faire foutre!!! »
    Ca ne changerait rien, mais ça me soulagerait, je pourrais respirer un bon coup !

    Bon courage dans ton cheminement de maman!

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    1. Je crois qu’on nous a tellement vendu l’image de la mère épanouie qu’on est complètement dépourvue lorsqu’on se rend compte que non, on ne l’est pas tant que ça. C’est un peu le principe des magazines qui nous font nous sentir moches et grosses, est-ce que si on les ignore on ne s’accepte pas nettement mieux?
      Des bises et du courage aussi ♥

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  25. Je crois que ce billet parlera à tous les parents honnêtes… Personne ne sait ce qui se passe dans l’intimité des familles de ses mères « parfaites ». Et les auteurs les plus prolifiques de théories sur l’éducation n’ont souvent tout bonnement pas d’enfants. Quant aux enfants élevés dans un respect parfait de ces théories, deviendront-ils plus que les autres des adultes aptes à notre société ? Pas si sûr…
    Allez, courage, à l’impossible nul n’est tenu…

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    1. En effet, les jolies façades dissimulent parfois pas mal de choses… Je ne sais pas si cela existe, des enfants élevés parfaitement selon ces théories, en tout cas les exemples que j’ai sous les yeux confondent bienveillance et laxisme bien souvent, alors évidemment ils ne crient pas, mais bon… on sait ce que donne les enfants rois!
      Merci 🙂

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  26. Moi aussi j’ai hurlé, beaucoup… Et un jour j’ai dit stop… JE suis allée voir une psy, pour MOI, pour donner du sens, comprendre comment j’avais été capable de ça, si je pouvais être autrement, poser mes exigences différemment, sentir mes limites.
    J’ai mis du temps à trouver celle qui a su m’écouter, m’accompagner, me soutenir.
    Il n’y a plus de hurlements à la maison… Des émotions, de l’énervement,de la fatigue oui… De la vie, quoi…
    Ça peut changer mais il faut accepter de deconstruire, de se prendre en charge, de relire notre histoire, notre enfance à l’aûne de ce nouveau rôle de parents et des immenses difficultés du monde dans lequel nous vivons.
    Je t’embrasse

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    1. J’ai beaucoup travaillé sur tout ça, c’est vrai que c’est indispensable quand les bagages sont un peu lourds. Après je pense que dans mon cas c’est vraiment l’accumulation qui me fout en l’air, pas de répit pour faire retomber la pression, ça finit forcément par déborder. Merci pour ce message ♥

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  27. Tu as osé dire et écrire ce que tellement de femmes vivent ou ont vécu. (je ne veux pas mettre les papa à part, mais quand un enfant pleure et qu’on ne sait plus quoi faire, on le rend à sa maman).
    La coupe doit être sacrément pleine pour que tu te dévoile ainsi. C’est très courageux ! Ton billet me touche énormément car tu semble terriblement seule face à cette situation. Je crois aussi que ton article est un témoignage de la pression latente que subissent les femmes. Il faut être mère, épouse, femme de ménage, animatrice, comptable etc, etc, etc… Parfaite à chaque instant… Mais comme j’écrivais l’autre jour à une copine, on peut être tout cela mais pas en même temps. C’est faux et destructeur de de vouloir croire le contraire…
    En lisant ce post j’ai la sensation que tu as besoin de te reposer et de retrouver confiance en toi, en ton couple, en tes choix de vie. Se préserver est très important. Les enfants sont, selon moi, comme des petits animaux. La communication est loin d’être verbale (comme dans notre monde d’adulte). Ils sentent les choses. Une maman fatiguée qui perd pied, c’est une maman stressée et le stress est communicatif… donc des enfants stressés, qui demandent plus d’attention et deviennent dévorant (je pense à ta grande qui ne supporte pas la moindre minute d’attente). Lorsque les grosses colères arrivent (celle que l’on ne controle plus) c’est qu’il a urgence de se protéger. Le langage verbal n’est plus suffisant et on en vient au mains. Je ne t’encourage bien sur pas à lever la main sur tes enfants. Je veux ici plutot aborder l’idée de fermeté physique (mais qui demande beaucoup d’energie). Sans user de violence et en continuant d’expliquer.

    Je me souviens que quand mon fils ne voulait pas se brosser les dents. Apres je ne sais pas combien de refus, des colères, des pleurs etc je prenais la brosse à dent et je lui brossais les dents de façon energique en lui tenant la machoir fermement. Cela ne lui faisait pas mal mais c’était très désagréable pour lui. Je lui explicait que si il ne voulait pas le faire tout seule je le ferai mais que je ne pouvait pas lui accorder beaucoup de temps car j’ai d’autres choses à faire à ce moment là. Je lui demandais si ça lui plaisait que je m’occupe de lui comme ça. Il me répondait que non bien sur. Alors je lui explicait que si il voulait que je m’occupe de lui correctement (avec patience et douceur) il fallait qu’il respecte les temps que je lui demandais (pour me reposer, pour m’occuper de la maison ou autres) et qu’il m’aide s’il le pouvait (à son niveau bien sur et après lui avoir expliqué comment : débarasser la table, faire pipi tout seule etc.) Dans cette logique d’autonomisation j’ai bien sur organiser la maison (marche pied, vaisselle à sa portée, pater a sa hauteur, limitation du nombre de jeux présents dans la chambre (ca fait toujours moins à ranger et les enfants ne jouent jamais avec tout en meme temps. en plus quand on ressort, ceux qui étaient au grenier ca donne une impression de nouveauté)). Je voulais lui expliquer (par les mots et la fermeté physique) que si il me contraignait (par ses colères) à m’occuper de lui tout le temps alors je ne le faisait pas avec plaisir, je le faisait mais mal et que ça n’était agréable pour personne. Bien sur, quand il faisait les choses qui allaient dans le sens de l’autonomisation et la patience je le valorisait pour lui donner envie de recommencer. Ensuite, je n’oubliait surtout pas de venir passer un moment dédié avec lui (jeux, histoires, bain etc.).
    Je dois donc avouer que pour ma part je n’ai pas toujours été douce avec mon enfant, loin de la mais j’ai essayé de lui montrer qu’une maman avait aussi des besoins et que c’était son interêt de les respecter. Personne ne veut des pleurs et des hurlements à la maison. Tout le monde peut faire quelque chose pour que ça aille mieux, les enfants aussi.

    A d’autres moments j’ai aussi cherché à ëtre ferme sur certains sujets : telle chose ne te plait, tu peux être triste ou en colère mais c’est moi qui décide. C’est une façon de dire c’est mo le chef (on est encore dans qqch de très primaire). J’essayait de dire ça sans énervement et sans laisser la moindre ouverture à la contestation.

    Enfin, pour que les crises ne soient pas trop violentes, j’essayait de toujours prévenir plusieurs fois avant chaque chose. ex : Tarann on va manger (10min avant), Tarann on va manger dans 5 min, Tarann viens manger. Ainsi il avait le temps se préparer à l’idée qu’il faudrait arreter le jeu.

    Bref mais la je m’égare un peu. Ce que je voulais dire c’est qu’il faut arrêter de se sentir coupable parcequ’on est pas aux petits soins avec nos enfant et qu’on les chahutte un peu. Si on ne met pas le hola tres vite, ils continuent de tirer sur la corde jusqu’a ce que ça pête. Il y a mille façon d’être parent et aucune n’est parfaite. J’i écris au dessu sles trucs qui ont marché avec mon fils. Capeut te donner des pistes mais je ne suis pas toi et chaque enfant est différent. L’important c’est que si tu es sincère avec ton enfant et que tu cherches à faire au mieux pour lui, il ne te le reprochera jamais. Les enfants comprennent beaucoup de choses. Ce qui est passé est passé, on ne revient pas en arrière mais on peut essayer de parler et de changer d’approche. On apprend le langage des enfants en meme temps que eux apprenent celui des adultes.

    Repose toi et préserve toi.
    Pour toi certes mais aussi pour eux et pour ton mari.

    Si tu as écris ce billet si lucide c’est que tu es sur la bonne voie rectifier le tire. Fais toi confiance. Il n’y a aucune meilleur mère que toi pour tes enfants.

    j’espère lire bientot que ca va mieux chez vous.
    Amitié.

    Morgane

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    1. Morgane, merci pour avoir pris le temps de m’écrire ce long message ♥
      C’est qu’on ne peut pas tout faire, tout être, tout réussir…
      La fermeté, j’y passe par obligation, quand il faut bien finir par la sortir de l’école par exemple. Encore aujourd’hui je l’ai levée du sol et l’ai sortie de l’école hurlante dans mes bras… si je pouvais éviter ça serait merveilleux, mais si cela veut dire l’attendre pendant 45 minutes, non!
      La prévenir, ça ne marche pas tellement. On a encore eu une crise mémorable (celle où tout le monde te regarde) quand on a quitté un parc de jeux dimanche, alors qu’on a prévenu du départ plusieurs fois… mais je continue de le faire tout de même.
      En tout cas merci pour tous ces encouragements ♥

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  28. J’ai traversé tout ça aussi… Mes deux premiers enfants ont eux aussi 2 ans d’écart et les premières années ont été difficiles… J’ai aussi glissé doucement dans le burn out. Je te conseille de lire Mère épuisée de Stéphanie Allenou, ça aide. Sais-tu qu’elle a lancé un forum récemment ? Aujourd’hui, j’en suis sortie, je vais bien, même si la vie avec trois enfants est souvent épuisante. Pour ma part, ce qui m’a aidé à été de prendre un moment pour moi, hors de la maison (j’allais faire du sport), d’avoir une aide-ménagère qui me soulageait d’une partie des tâches ménagères et je suis aussi allée voir une psychologue pour vider mon sac. J’ai profité de l’entrée à l’école de mon aîné pour dormir toutes les après-midi avec mon second. Petit à petit, on se sent moins vidée, moins à plat. J’ai aussi participé à un atelier de parents par la suite et ça fait du bien, même si ça change moins les idées puisque l’on parle de ses enfants. A partir du moment où j’ai accepté que si je n’allais pas bien, ma famille n’irait pas bien, j’ai appris à prendre soin de moi en premier, pour pouvoir prendre soin des autres ensuite. Je te serre « virtuellement » dans mes bras. Prends bien soin de toi.

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    1. Je note pour le livre 🙂 Je fais du sport une fois par semaine, et, si au début je culpabilisais un peu de largueur les enfants à mon mari après sa journée de boulot, je sais aujourd’hui que c’était vital. De faire un truc juste pour moi, en dehors de la maison.
      Merci beaucoup pour ce message et ce câlin virtuel ♥

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  29. Beaucoup de mamans auraient pu écrire la même chose. Moi la première. Tous les détails y sont, nombre et âge des enfants compris. Mais c’était il y a 2 ou 3 ans… et j’ai fait appel à une pédopsy qui a sauvé mes soirées seule avec les gnomes en créant un calendrier d’objectifs pour le grand. Il avait 5 ou 6 objectifs à atteindre, un bonhomme rouge ou vert (ou orange) selon sa réussite à la semaine. « Se coucher sagement sans rappeler », « Me laisser du temps pour le bébé », « Manger sereinement », « Ne pas faire de colères démesurée et nous laisser expliquer les choses »…etc. Ma vie a changé avec ce calendrier. Semaine 1 : quelques bonhommes rouges. Semaine 2 : quelques bonhommes oranges. Semaine 3 : que du vert.
    Il avait besoin de visualiser les objectifs pour comprendre notre vie à 4 et la respecter. Sa « récompense » ? J’étais nettement plus en forme pour passer du temps avec lui. Il choisissait donc une activité le week-end, du temps ensemble, mais choisi par lui.
    Il y a clairement eu une vie avant et après ce calendrier (et la petite discussion en tête-à-tête avec la pédopsy). C’est fou.
    Je me revois éclater en sanglots devant la pédopsy… ça faisait 4 ans que j’en chiais sans le dire vraiment. « Je ne sais pas pourquoi je pleure autant, j’adore mon fils, il est super… mais je fatigue, je ne sais plus comment avancer… ».

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    1. J’adore le calendrier d’objectifs! C’est vrai que je ne me suis pas penchée sur ce type d’outils, pourtant à trois ans je pense que c’est plus parlant qu’un discours (un énième discours!). Merci beaucoup pour ce conseil, et pour ce message ♥

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  30. Bonjour,
    Je lis un de vos articles pour la première fois.
    On peut dire qu’il tombe à pic.
    J’aurais pu écrire exactement la même chose jusqu’aux derniers mots de votre conclusion.

    J’ai pleuré en vous lisant.
    Alors je voulais vous faire partager mon point de vue.
    Il n’est certainement pas le meilleur ni même celui qu’on lirait ou entendrait de la part des défenseurs de la « bienveillance ». Je suppose, mais au fond, je me trompe peut être, je ne sais pas et ça n’est pas le propos.

    Alors oui, tout comme vous, je suis convaincue par l’intérêt de la bienveillance éducative.
    Et pour cela, je n’ai pas eu besoin de lire un tas d’ouvrage, j’auras peut être dû…il me manque sans doute beaucoup d’outils.
    Je suis persuadée que la bienveillance est la clé d’une construction psychologique « saine » (si on peut dire) pour nos enfants. Qu’elle leur confère confiance en eux, force mentale et intelligence du cœur … la liste est non exhaustive bien sûr.
    Nous savons tous à quel point ces qualités sont primordiales pour faire face à la vie dans le monde dans lequel nous vivons, plein de violence, plein d’incohérence et d’injustice.
    J’espère que nous faisons des adultes responsables en devenir.
    Mais … mais ça, c’est la théorie.

    En pratique, je suis comme vous. Je craque plus que je ne le voudrais ou que je ne suis capable de me le pardonner.
    Combien de fois j’ai crié, excédée d’avoir répété la consignes 50 fois (comme je dis).
    Combien de fois ai-je sanctionner sachant pertinemment que ça n’amène rien de constructif.
    Combien de fois m’en suis je voulu d’être une « mauvaise mère », un dragon, une sorcière ?
    Combien de fois me suis-je promis de mieux faire la fois suivante, culpabilisant sans cesse de ne pas être à la hauteur … mas à la hauteur de quoi ?
    Du parfait parent ?
    De celui à qui on ne peut rien reprocher ?
    Le parent blanc comme neige en somme, LE modèle parmi les modèles ?
    Tout cela ne va ‘il pas trop loin ?

    Nous ne sommes pas des machines et le parent parfait n’existe pas.
    C’est heureux d’ailleurs, car un jour, nos enfant ont besoin de nous dépasser, d’être meilleur que nous pour grandir, et puis quitter le nid. C’est idiot à dire, mais ils ont besoin pour cela de nous trouver des défauts, de nous trouver nuls, cons … oui oui … cons.
    Nos imperfections leur permettent de grandir, de nous dépasser, leur donnent l’envie d’aller voir ailleurs, en dehors du cocon familial Bon je ne suis pas psy mais c’est en gros ce qu’une psy m’a expliqué.
    Que voulons nous leur faire croire ?
    Que nous sommes imperturbables, en toutes circonstances ?
    Que toutes les colères, les violences sont mauvaises et que nous n’éprouvons nous mêmes que de belles émotions ?
    Que les émotions négatives doivent être refoulées ?
    Comment vont ils régir quand eux mêmes seront confrontés avec ces émotions ?
    Oseront ils nous en parler ou auront ils top honte et peur d’être mal jugés par nous, leurs parents parfaits ?

    Et puis, que voulons nous leur faire croire d’autre à nos enfants ?
    Qu’on ne fait que s’extasier de tout et surtout d’eux ?
    « Tu fais une énorme colère, c’est top mignon »!!!
    La chute va leur faire mal quand ils se retrouveront dans les cours d’école … confrontés aux autres qui ne leur épargneront aucun de leurs travers.
    J’en parle en connaissance de cause car mon fils de huit ans a récemment été victime de harcèlement scolaire.
    C’est un autre sujet, mais ça, c’est la vie en dehors du cocon familial.
    La vie n’a rien à voir avec la bienveillance, malheureusement.
    Qu’allons nous leur dire … « tends l’autre joue et puis c’est tout »?

    Alors, je ne dis pas qu’il faut tout jeter de la bienveillance.
    Certainement pas.
    Nous sommes perfectibles bien qu’imparfaits.
    On peut essayer de classer ses colères (excessives ou humaines) pour relativiser et évoluer dans le bon sens.
    On peut aussi prévenir avant d’exploser que la coupe est sur le point de déborder … mais ça ne marche pas toujours.
    Accordons nous le droit d’exploser sans culpabiliser tout le temps.

    Merci encore pour votre article.
    J’espère que mes mots vous aideront aussi.
    Chrystèle

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    1. J’ai mis très longtemps à répondre, désolée…
      Je suis tellement d’accord avec tout ceci. J’ai lu il y a quelques semaines un article excellent sur la nécessité d’être perfectible aux yeux de nos enfants. C’est vrai, le parent parfait, toujours calme et raisonnable n’existe sans doute pas, mais c’est tant mieux. La colère existe, tout comme nombre de sentiments négatifs, et surtout être un modèle inatteignable n’est pas un cadeau à faire à nos enfants.
      Encore une fois tout doit être nuancé, il ne faut pas tomber dans l’extrême de la bienveillance, qui n’en est plus si on pousse trop loin.
      Merci pour ce message plein de lucidité, et, oui, merci, cela m’aide ❤

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  31. Merci pour ce témoignage.
    Personnellement, j’ai eu un geste vraiment violent envers mon fils, quand il avait deux mois et je me suis déjà vu parents battants son enfant (avec tous ce qu’il y a de fait divers), et j’ai culpabilisé, tellement … maintenant, je me rends compte que c’était une période où j’étais juste à bout, d’être vampirisé depuis deux mois par un petit être qui ne dormait pas …
    Aujourd’hui, j’attends le deuxième, 20 mois d’écarts et même si c’est voulu, j’appréhende un peu : mon aîné est encore très fusionnel, très demandeur et j’ai peur de délaisser celui qui va arrivé :-s. En gros, je me suis préparée psychologiquement à en c***r des copeaux de bois les six mois suivants la naissance … comme toi, pas d’aide à disposition, ou presque, heureusement FeuFolet va deux jours et demi chez la nounou et n°2 l’y rejoindra vers ses 6 mois si je ne trouves pas de travail avant …
    Bon courage pour la suite, j’espère que tu va réussir à trouver un peu de soutient et de relais pour la suite.

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    1. Les miens ont 26 mois d’écart, alors, oui, ne nous mentons pas, c’est parfois difficile. Mais aujourd’hui le loulou a 14 mois et je les vois de plus en plus jouer ensemble (et encore, il ne marche pas et ne parle pas, donc les jeux sont limités pour la grande). Ce sont ces jolis moments qui aident le plus : je ne regrette pas qu’ils soient si rapprochés. Par contre, clairement, je ne ferai pas de troisième.
      Bon courage à toi aussi et merci pour ce gentil mot 🙂
      Belle fin de grossesse (si elle n’est pas déjà finie) et plein de bonheur avec tes bébés ❤

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      1. Merci ^_^
        N°2 est arrivé il y a 1 mois et à force de se préparer au pire, on ne s’en sort pas si mal pour l’instant, à voir dans la durée. J’espère que les choses se sont aussi améliorées de ton coté.

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  32. Bonjour,
    en effet, la « carte postale » idyllique de la maman n’a pas toujours la même saveur que les coulisses…
    J’avoue avoir déchanté très vite après l’arrivée de mon 1er enfant, avoir regretté de nombreuses paroles ou coups de sang… compris comment des parents pouvaient craquer et déplorer que l’on soit si seul dans ces moments où on a tant besoin de relais, d’écoute et de soutien.

    Aujourd’hui, le temps ayant passé ou mon chemin et mon activité professionnelle ayant évolué, je m’émerveille régulièrement de nos interactions, de notre manière de gérer certaines situations.

    … l’ingrédient magique de ce changement pour moi est la Pleine Conscience, où comment revenir à son état neutre pour mieux gérer son quotidien.

    Il m’arrive de proposer des séances à distance via Skype. Je veux bien vous offrir 2-3 séances si vous êtes intéressée.

    N’hésitez pas à prendre contact avec moi et surtout prenez soin de vous…

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    1. Je suis allée voir votre site, et je suis intriguée. J’ai mis un temps infini à répondre à tous les messages, et bizarrement je réponds au vôtre après certaines prises de conscience, et un pas vers, peut-être, un chemin plus éveillé. C’est une proposition très généreuse, je reviendrai vers vous volontiers si elle est toujours d’actualité 🙂

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  33. Quel courage d écrire tout ça j ai eu des triplés qui étaient souvent malades pendant les 3 premières années et le pédiatre m avait rassuré en me disant que si je prenais 1/4 d heure par jour avec chaque enfant séparément ça suffirait cela m avait bien déculpabilisé à l époque , suivant le caractère de chacun 2 garçons 1 fille c était câlin ou lecture ! J étais débordée aussi et leur père était submergé par 3 du coup ne s en occupait pas!
    Ils sont grands maintenant très équilibrés et surtout adorables , alors faire selon son instinct demande de l aide au papa même qu un 1/4 d heure pour prendre un bain tranquille et ne pas culpabilisé l amour l emporté toujours bon courage

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    1. Un grand merci pour ce message ❤
      Heureusement, le papa est super, juste débordé de travail, mais très présent quand il est à la maison. Je lui laisse une fois par semaine pour aller au sport, il prend le relai quand je craque… sans lui, je n'aurais pas pu!

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  34. ton article me fait de la peine, je sauterais bien dans le premier train pour venir le boire ce café avec toi ( j’apporte aussi un gros gateau au chocolat, pas mieux pour les coups de mou), pour te rassurer et te dire que tu n’es pas la seule, que tout n’est pas toujours rose, que parfois c’est si dure de faire fasse et surtout quand on a l’impression que tout le monde autour y arrive, sauf nous. J’ai surtout envie de te dire que pour le moment tu es aveuglée par tout ça et que tu ne vois pas le bout pourtant il est la tout proche. Ça sera différent, dure d’une certaine façon mais ils seront plus grands et de la tu te retrouveras un peu. Je te souhaite de trouver une façon de t’apaiser, de prendre du recul et j’espère que ça va aller. Si tu veux parler n’hésites pas, je ne suis jamais bien loin. Je sais que ça fait parfois du bien. Parfois aussi je crie et dis des choses horribles à Mister A alors que franchement je me rends compte qu’il est vraiment pas difficile à vivre, mais il y a les choses du quotidien qui rattrapent, l’impression de ne plus souffler, que cette situation durera toujours. Et puis il y a les beaux jours, ceux qui nous font tenir <3. Courage copine ❤

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    1. Bon, je viens à quelle heure te chercher à la gare? ❤
      C'est vrai qu'on ne voit pas la fin, pourtant elle va arriver, un jour ils seront grands et plus autonomes. Genre on pourra dormir et se laver les cheveux!! C'est exactement l'article que je suis en train d'écrire d'ailleurs 🙂
      Merci, et tu viens quand tu veux ❤

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  35. j’aurai pu écrire EXACTEMENT ces mots, à la virgule près!!! Tu n’es pas seule à te sentir une maman en bois, une maman qui brise et tente désespérément de réparer, une maman qui n’a plus de patience, une maman pas à la hauteur… Que c’est dur toute cette culpabilité, parfois je pense au comportement que j’ai eu dans la journée et j’ai juste envie de pleurer, de m’enfuir parce que je ne suis pas le meilleur pour mes enfants, je me dis qu’il serait plus heureux, plus épanouis avec une autre maman que moi et ça me déchire les entrailles. Merci pour ce post, je me sens moins seule!!!

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    1. Merci Marine. Je crois que cette culpabilité est la première chose à éliminer en fait. On se sent nulle, on n’est pas bien, du coup on manque de patience encore plus. Toutes les réactions suite à cet article m’ont aidé à déculpabiliser, vraiment. Et ça fait une différence. Quand je m’emporte une fois, j’arrête de m’autoflageller. Je me dis que ça arrive, je respire un coup, j’essaie que ça n’arrive pas une seconde fois. Je ne me fixe pas d’objectif irréalisable du style « je ne crie plus jamais », juste je prends une chose après l’autre.
      Plein de courage à toi aussi ❤

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  36. Je lis et je me suis reconnue au temps où j’étais dépassée… dépassée par le quotidien, dépassée par toutes les responsabilités, dépassée par le sentiment de devoir avoir une solution à tout même quand je ne savais pas, dépassée par ce que je n’avais pas pu anticiper ni empêcher,… noyée par ce que l’on me renvoyait, noyée dans ma culpabilité qui creusait toujours plus le trou.
    Comme toi, pas de mère, pas de soeur, pas de famille…
    J’étais devenue phobique des portails de l’école où je ne sentais (dans ma perception distordue) que critiques et jugements parce que j’étais toujours à la bourre, jamais apprêtée, jamais aux réunions des parents d’élève, pas encline à fricotter avec le club des mamans parfaites qui savent mieux que toi dans quel sens péter.
    Et à force de boire la tasse, je me suis laissée couler une nuit, dans mon canapé, la culpabilité finissant de m’achever… J’étais en train de crever!! Mentalement mais sûrement!
    En fait je faisais une dépression. Moi! La rigolotte de service! Celle qui était reconnue pour croquer la vie à pleines dents!!
    J’ai pris rdv chez un psy et entrepris une thérapie. J’ai compris d’où ça venait, et j’ai compris que même si je croyais voir mes enfants comme des personnes distinctes, je tentais par eux de répondre à mon enfant intérieur. Le travail a duré 1 an, mais que de paix, que de sérénité à la clé.

    Aujourd’hui, je vois les choses différemment, je rends à chacun ce qui lui revient et je m’accorde le droit à l’erreur comme celui de me pardonner. Je leur accorde le droit de ne pas faire correspondre mes fantasmes maternels à la réalité, et je découvre des chemins merveilleux. Aujourd’hui tout est différent, et parce que j’ai fait le point sur moi je me sens plus efficace, plus ancrée, plus à même d’être là pour eux dans le respect de mes limites et des leurs.

    Voilà, je t’apporte mon témoignage pour te dire que rien n’est perdu, comme un message d’espoir.
    Te dire aussi que je te trouve courageuse de lancer un tel SOS avec tout les risques de jugement que ça implique. Ce cri poignant est une première étape, et est bien la preuve que tu es sensée, intelligente et pleine d’amour pour tes enfants. Tu es juste dans un brouillard épais sans boussole.

    Si tu as besoin de parler, vider ton sac, essorer ton éponge, tu as mon mail. Je peux t’offrir mon écoute, ma compassion, sans jugement.
    Et si tu habites en Bretagne, je pourrai même te dépanner pour que tu puisses souffler un peu!

    Tu n’es pas seule.

    Gros bisous même si l’on ne se connaît pas (mais nous sommes, toute maman que nous sommes) dans le même bateau n’est ce pas?! 😉

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    1. Merci, merci, merci ❤ Je suis très loin de la Bretagne malheureusement, sinon on aurait pris un café!
      Je connais cette impression que les parents d'élèves me regardent tous de travers, alors qu'en creusant un peu… une maman m'a avoué avoir fait un burn-out! Non, nous ne sommes pas seules, c'est vrai.
      Un immense merci.

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  37. Bonjour,

    Merci d’avoir oser d’écrire ce que beaucoup d’entre nous ont traversé (plus ou moins) ou traversent. Ce tabou qui dit qu’une mère doit être patiente et aimante à chaque seconde.

    Il y a beaucoup de chose contre lesquelles nous sommes avant d’être mère, il y a effectivement beaucoup de chose que l’on sait et qui au quotidien ne sont pas réalisables. La fatigue est clairement un facteur destructeur, j’ai eu beaucoup de difficulté avec ma fille qui pleurait du matin au soir et ne dormait que sur moi ou son père quand il était là c’était dire pas souvent. La parentalité est un sujet qui me tient à coeur et pourtant moi aussi j’ai commis des gestes, des mots qui sont durs. J’ai emmené ma fille voir une somato-thérapeute et j’ai lu le livre pleurs et colère des enfants et des bébés d’Aletha Solter, c’est deux choses m’ont permis de ne pas commettre l’irréparable.

    Je suis en Isère et si vous êtes dans ce coin, je vous propose de nous rencontrer.

    De tout coeur avec vous

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    1. Merci Magaly. Je ne suis pas très près de l’Isère, mais c’est une gentille proposition que j’aurais acceptée volontiers.
      C’est vrai que la fatigue est terrible, quand le bébé nous réveille plusieurs fois dans la nuit je passe clairement des journées difficiles. Et je connais bien le bébé qui pleure sans arrêt, ma fille était comme ça, et c’est vrai qu’on peut parfois passer tout près de l’irréparable. Alors qu’aujourd’hui elle est toujours très en demande, mais tellement plus autonome que cela me paraît loin!
      Merci encore ❤

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  38. oh je me revois au debut… jetai tellement mal et desemparee je ne savais pas quoi faire… sans toit a moi je ne pouvais pas crier.. juste tout garder pour moi, bouillir de linterieur et perir petit a petit, heureusement jai refait surface, cets important de dleeguer et detre soutenue

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  39. Bonjour, je suis tombée sur votre article et … j’ai les larmes aux yeux !
    je ressens la même chose que vous et je vous comprends.
    c’est dur, très dur et vous l’avez très bien dit dans cet article.
    je vous souhaite bien du courage.

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