Se souvenir des belles choses – Avril 2016

se souvenir des belles chosesLe mois d’avril est l’un de mes préférés. Parce qu’il sent bon l’été sans doute. Les premières baignades, les tenues légères… Enfin, cette année ce fut un peu différent. Clairement, on a eu un temps de merde, et, à l’heure où j’écris ces lignes, le feu brûle dans la cheminée et il fait un froid glacial dehors. Bref, voyons tout de même les jolies choses d’avril.

Le mois a commencé avec la naissance des chatons. Je vous en avais parlé, la chatte que nous avons recueillie en début d’année était enceinte, pour notre plus grand bonheur. En prévision de l’heure fatidique, nous lui avons installé une sorte de caisse douillette dans notre chambre (qu’elle ne quittait presque plus), mais je me doutais bien qu’elle ne verrait pas l’intérêt de délaisser notre lit, qui semblait si bien lui convenir. C’est donc entre nos deux oreillers que la miss s’est calée au milieu de la nuit, et nous a hurlé dans les oreilles pour nous réveiller. Le temps que mon mari la soulève pour la mettre au moins sur une couverture, il y avait une petite chose gluante sur notre couette. On l’a déplacée, et cela a dû la perturber parce qu’aucun autre bébé n’est arrivé. J’ai veillé tant que j’ai pu, sombré à 4h du matin, et c’est dans la matinée qu’elle a pondu deux autres bébés. Bref, nous sommes passés de 1 à 5 chats en trois mois. Et il y a vraiment beaucoup de bébés dans cette maison. Depuis quelques jours ils cavalent dans le salon, et bien évidemment on croule tellement sous la choupitude que du miel nous sort des yeux.

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Je vous parlais de mois dernier d’un petit rêve réalisé, lorsque j’ai reçu un roman en avant-première. Il s’agit du premier roman de Caroline Michel, 89 mois. Son blog laissait présager que ça serait sympa, en réalité ça l’était vraiment beaucoup. Ce livre m’a fait rire, et m’a beaucoup touchée aussi. Une trentenaire qui décide de faire un bébé toute seule, avec tout ce que cela implique, c’est un sujet auquel je suis sensible. L’écriture a fait le reste. Je vous en fais une chronique plus complète ici, mais pour résumer j’ai vraiment aimé.

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Malgré des températures fort peu de saison, nous avons tout de même eu quelques belles journées. L’une d’elle, un dimanche, nous avons emmené Boucle d’Or dans un parc pour enfants accroché aux branches. Pas un accrobranches à proprement parler, juste des cabanes reliées par des filets à plusieurs mètres de hauteur. Après des premiers pas un peu hésitants avec son père, elle m’a semée allègrement et s’est éclatée sous le regard admiratif de son frère, qui a été encore une fois d’une patience d’ange. Un très bon moment tous les quatre.

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Ensuite, il y a eu mon anniversaire. J’ai commencé la journée avec un massage d’une heure fait par une voisine d’atelier de mon homme, formée à l’ayurvédique et au reiki. Une heure de massage des pieds à la tête, recto-verso. J’étais totalement désolidarisée de ce monde de brutes. En planche. J’ai reçu de jolies attentions, et le soir j’ai mangé des sushis avec mon amoureux. J’aime bien mon anniversaire finalement!

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Et bien sûr, le lendemain, ma grande fille a eu trois ans. On a fêté ça à l’école avec tous ses copains, et le soir elle a soufflé des bougies sur une pizza d’anniversaire, (le bonheur selon ma fille). Le samedi, après un petit repas avec sa mamie et sa marraine, ses deux meilleurs copains sont venus pour le goûter. Cette année, pas de crise de nerf, j’ai fait simple : déco petit poneys, gâteau au yaourt avec un glaçage rose et basta. Et elle était ravie. Elle a été gâtée, il y a clairement trop de petits poneys dans le salon maintenant, et s’est bien amusée. Et nous on s’est bien marrés quand on a découvert la tronche des sucettes petits poneys. Non parce que sur la photo ils étaient beaux, mais en vrai on aurait dit des drogués psychopathes.

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Le cap des trois ans passés, on a profité des vacances pour tenter la sieste sans couche, et ce fut un succès. Du coup, elle a réclamé de les enlever la nuit… mauvaise idée, surtout que le loulou a recommencé à nous réveiller beaucoup. Chaque chose en son temps, c’est déjà génial je trouve.

Sinon j’ai fait un truc que je ne pensais jamais faire dans ma vie : j’ai passé un dimanche après-midi à la salle de sport. Ben ouais. La prof de ma prof de pole dance organise des stages une fois par mois et je me suis inscrite sur l’enchaînement débutant. J’ai adoré sa façon de nous apprendre, et j’ai eu l’impression de bien progresser. Il faut dire que pendant les cours hebdos on fait souvent des figures de niveau intermédiaire, voire avancé, que je ne passe pas, forcément. Là, c’était clairement accessible, et j’ai même découvert que je peux me cambrer. Il faut croire que les grossesses ont eu raison de mes problèmes de dos! Emportée par ma joie, j’ai enchaîné avec le stage suivant, en doublette, c’est-à-dire à deux sur la barre. Bon, on s’est amusées on va dire. J’ai juste moins rigolé le lendemain, et le jour d’après. L’intérieur des cuisses bleus, les pieds brûlés, l’impression qu’on m’arrachait les abdos à la tenaille quand par malheur je toussais, et une telle douleur dans les bras que j’ai renoncé à me laver les cheveux pendant trois jours. Mais je suis contente, c’est ça le pire.

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Ah oui, parce qu’il faut que je vous dise ça. Il me reste 4 ou 5 kilos de grossesse, et, à l’approche du premier anniversaire du bébé, j’aimerais m’en débarrasser. Mais la balance ne bougeait plus depuis un moment. Et puis un beau jour j’ai perdu mon jogging. Mais genre il est tombé tout seul, quoi. Incrédule, j’ai tenté un jean dans lequel je ne suis pas sensée caser mes fesses, et -oh miracle- mon cul s’y logea sans difficulté. Je n’ai qu’une explication : j’ai perdu deux bons kilos, mais mon poids n’a pas bougé -attention au choc- parce que j’ai pris du muscle. Plus rien de ne sera jamais pareil désormais.

Pour finir ce mois d’avril, nous avons passé une jolie matinée à Avignon, ma ville chérie, tous les trois avec la petite. Elle a vu le fameux pont de la chanson, a pris le bateau pour la première fois (la navette qui traverse le Rhône), et découvert les jardins du palais des papes. C’était étrange et beau de voir ma petite fille dans ce décor si familier, et bon de retrouver ces endroits que j’aime. On a fini dans un restaurant (dont je vous parlerai bientôt), et la puce a été adorable tout le temps. Un vrai bonheur, une pause salutaire au milieu des vacances scolaires un peu compliquées…

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Compliquées, oui, j’en ai parlé ici. Puisqu’on en est aux belles choses, j’ai eu des réactions tellement adorables, des messages qui m’ont fait pleurer, des commentaires qui m’ont fait du bien… Encore une fois je constate que ce blog m’apporte un soutien précieux dans un quotidien de maman parfois pas facile du tout. Un immense merci pour tout ça, vraiment.

J’ai gardé tout de même du soleil, des fleurs et du ciel bleu de ce mois d’avril. Des petits pieds dans l’eau, des petits pieds dans le sable, et des moments de lecture au soleil pendant la sieste des enfants, parenthèses enchantées et salutaires.

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Et je vais bien entendu terminer sur les phrases du mois. La première date de mars, mais j’avais oublié de la noter, et je pense qu’elle mérite de figurer ici quoi qu’il en soit.

Mon mari parlait avec son père, qui lui répondit « Un château? Non, ça ne me parle pas… ». Ma fille est intervenue : « Mais papy, les châteaux ça parle pas! Et non plus les maisons! ».

« Tiens tu peux aller jeter ta couche s’il te plaît? » « Non. » « Pourquoi? » « Parce que c’est pas ma copine. » Je dois être pote avec toutes les couches sales de la création.

Devant une image d’un livre : « Oh, maman, il est beau l’oiseau, on dirait une licorne!« .

La phrase « petite connasse » du mois : « C’est quelle couleur ça? » « C’est bleu. » « Et ça? » « C’est blanc. » « Et tes dents? » « Elles sont blanches. » « Ben, non maman, ça c’est du jaune! ». Mmm.

« Tu sais maman, la paille ça ressemble à de la paella. » Mmmm.

Alors que je lui expliquais encore un truc crucial du style « il faut laisser maman parler au petit frère sans l’interrompre toutes les deux secondes », et lui ai demandé si elle m’écoutait. « Non. » « Non? » « Je veux pas t’écouter parce que je veux que tu me regardes le cul en fait. » (Quand ça gratte il faut que maman regarde, c’est vital).

« J’emmène Doudou chez la nounou maintenant. » « Ah, et elle est gentille? » « Ah ben oui, c’est sûr elle crie pas… » Culpabilité chérie…

« Le bébé chat, il est un peu couillon. On va l’appeler petit couillon. » Oui, ma fille a un vocabulaire tout a fait déplacé, je sais.

Enfin, un petit point sur ma vie de couple : « Oh mais on s’aime! » « Ouais… mais quand on est au bout du rouleau, tu vois… » « Ben il reste toujours le rouleau, quoi. » « Ah ouais. » (Fatigués, épuisés, au bout de nos vies, mais on s’aime).

Et vous, votre mois d’avril ?

3 réflexions sur “Se souvenir des belles choses – Avril 2016

  1. Ces petits chatons sont beaucoup trop mignons !! (en photo hein, soyons clairs!)
    J’aime beaucoup la table d’anniversaire de Boucle d’Or, je bave de jalousie devant l’heure de massage, cette journée à Avignon avait l’air toute douce … et encore une fois, t’es juste une bombasse sur ta barre de Pole Dance. Bref, un bien joli mois d’Avril… et comme toujours, je suis fan des petites phrases du mois ! Bisoooooous ❤

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  2. Je suis jalouse de ton heure de massage! Je m’en offre un dès que j’ai atteint mon objectif de poids. Il faudra que tu me dises les endroits à ne pas manquer à Avignon, je disais justement à mon homme il y quelques jours que ça pourrait être sympa d’aller y passer une journée. Et en voyant tes photos, je pense que c’est une ville que je vais bien aimé.

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  3. Purée je serais à deux doigts de vouloir te voler un chaton! Ils sont choux!!
    C’est agréable ces rétrospectives pleines de douceur. Comme quoi même au milieu de la tourmente on peut trouver de quoi positiver. Il faudrait que je m’y tienne moi aussi, car comment dire les vacances ont été compliquées…le mot est bien trouvé.
    C’est vrai que tu cartonnes en star de Pole Dance. Tu me donnerais même envie de m’y mettre.
    La puce grandit bien, quand tout va de travers, c’est ce qui me permet de tenir le coup, se dire qu’ils grandissent comme il faut (même si certains jours on a juste envie de fuir…).
    Les petits poneys pour toi, les voitures pour moi. Mais on n’a pas assez de place!
    Avignon, un rêve. Bon je pense que celui-ci est réalisable.
    Bises ma belle et tout plein de douceur pour ce mois de mai. (si tout roule comme je le souhaite, mon recueil de poésie devrait sortir – avec la surprise que tu connais à la clé – il faudra me dire si je peux utiliser ou non ton nom en entier)
    J’essaye de t’appeler la semaine prochaine à une pause déj. Cette semaine je n’avais pas le coeur même si on dirait que toi et moi, on vit la même chose en ce moment. Il parait qu’à 4 ans ça se calme. On y croit!!

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