L’étendoir qui vole

C’est l’histoire d’une fille qui ne dort pas.

C’est l’histoire d’une femme qui ne se réalise pas. Qui a choisi de rester à la maison, mais qui ne sent pas moins le poids de cette décision. Qui essaye de démarrer autre chose mais n’y parvient pas, parce que les petits sont encore trop petits. Parce que ça ne veut pas.

C’est l’histoire d’une maman qui pleure tout le temps. Quand on lui demande si ça va, quand elle explique que c’est compliqué, parfois. Quand on lui parle de confiance et de bienveillance, envers ses enfants et envers soi.

C’est l’histoire d’une fille qui ne dort pas, n’a pas de répit, se débat dans tout ça.

C’est l’histoire d’un bébé qui hurle la nuit, qui hurle encore plus fort quand sa maman vient le consoler. Se jette en arrière, la repousse, devient hystérique si elle rebrousse chemin.

C’est l’histoire d’une maman qui a essayé beaucoup de choses, du médical à l’occulte, et qui ne comprend pas.

C’est l’histoire d’un papa qui tente de prendre le relai mais se débat pour gagner de quoi vivre la journée. Que les soucis accablent, qui est fatigué.

C’est l’histoire d’une nuit, celle de trop ? Où la maman a senti qu’il fallait s’éloigner. Est sortie de la chambre, de peur de déraper.

C’est l’histoire d’une maman qui hurle, hurle encore dans sa chambre. Attrape tout ce qui passe à sa portée, jette tout en l’air. Saisi l’étendoir et le lance à travers la pièce, le cassant en deux, manquant le chat de peu.

C’est une histoire qui est déjà arrivée. Quand elle n’avait qu’un bébé et qu’elle se levait huit fois chaque nuit. Elle avait hurlé, jeté des choses, elle s’était affaissée par terre et avait empoigné le radiateur en fonte. S’était écorché les doigts à le serrer trop fort, pour empêcher ses mains de faire autre chose.

C’est l’histoire de parents seuls, sans soutien, pour qui l’argent est un problème depuis quatre longues années. Dont l’aînée met leurs nerfs à rude épreuve, et dont le bébé ne dort pas. Qui ont beau se dire qu’ils s’aiment et ont une chance incroyable d’avoir fondé cette jolie famille, n’en sont pas moins déprimés à bien tout considérer.

C’est l’histoire d’un étendoir qui vole. D’une mère qui perd pied. Qui retourne la chambre à la recherche de ses vêtements, qui veut sortir, s’éloigner, là, tout de suite. Qui sent que cela presse. Qui finit dans la nuit, assise sous la pluie sur le sol froid. Qui regarde le portail et se dit qu’il vaut mieux qu’elle ne le franchisse pas.

C’est l’histoire d’une nuit où elle dit qu’elle ne veut plus de tout ça. Qu’elle imaginait autre chose, qu’elle ne se retrouve pas. Qu’elle aimerait un week-end tous les quatre, serein pour une fois. Qu’elle voudrait dormir, sans être tirée du sommeil par les pleurs du bébé, sans que les chiffres dans sa tête l’empêchent de refermer les yeux… jusqu’à ce que les hurlements reprennent.

C’est l’histoire d’une fille qui ne veut plus passer sa vie à s’excuser. Pardon d’avoir failli assommer le chat. Pardon d’avoir cassé l’étendoir. Pardon de me plaindre, je n’en ai pas le droit. Pardon de pleurer, je ne sais faire que ça. Pardon de crier sur mes enfants, cela ne les arrange pas. Pardon de ne pas parler ce matin, cela ne se fait pas. Pardon de ne pas payer la facture à l’heure. De faire la sieste. D’être encore en pyjama. Pardon de refuser les invitations, de ne pas pouvoir participer au grand ménage de l’école avant les vacances. De ne pas rappeler, d’être en retard, de n’être pas là. Pardon d’exister, de vouloir encore un tout petit quelque chose pour moi.

C’est l’histoire d’un étendoir qui vole. D’une maman hystérique qui ne se contrôle pas. Qui voudrait s’enfuir, oublier, tomber par terre et se réveiller dans une chambre blanche, une aiguille dans le bras.

C’est l’histoire d’un étendoir qui vole.

Ça aurait pu être l’histoire d’une mère qui prend son bébé et le secoue jusqu’à ce qu’il se taise.

Elle est où la frontière ? Qu’est-ce qui a fait que, à un moment donné, elle a préféré s’en prendre aux objets et mettre le chaos dans sa chambre en jetant tout ce qui lui passait sous la main plutôt que de jeter son enfant par terre ? Ne nous mentons pas, ce n’est pas la conscience des choses ni le manque d’envie qui l’a retenue.

Parfois c’est l’histoire d’un étendoir qui vole. Parfois, c’est plus grave que ça.

Parfois, une maman ou un papa, à bout de nerfs, à bout de patience, à bout de maîtrise de soi, saisit son enfant et lui fait mal. Le paye du poids de la culpabilité à vie. Et entend à chaque pas la sentence des autres, ceux qui ne savent pas.

Criminel, criminelle…

C’est l’histoire d’une femme qui n’osera jamais raconter tout ça. De peur de les entendre.

Pourtant… c’est juste ça.

C’est juste l’histoire d’un étendoir qui vole.

Mais, tout de même, cela ne se raconte pas.

C’est l’histoire d’un étendoir qui vole.

Peut-être devrais-je me réjouir que ce ne soit que cela.

 

19 réflexions sur “L’étendoir qui vole

  1. De tout mon cœur, courage. Nous sommes sûrement très nombreux/ses à avoir frôlé cette frontière un jour/des jours, à bout de force. Ces moments-là sont si durs. Ils nous ébranlent dans ce que nous sommes. C’est peut-être difficile à croire, là, tout de suite, mais un jour, ils passent au rang de souvenirs.

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    1. Souvenirs… Mais en fait non, ce ne sont même plus des souvenirs. Je les avais occultés _ effacés même _ de ma courte mémoire. Mercredi matin une copine m’a envoyé un sms disant « échange petit garçon capricieux contre bébé qui se réveille la nuit ». Et nous avons ri toutes les deux, nous moquant bien, avec toute cette supériorité que peut nous donner l’âge avancé de nos enfants, de ces mamans qui se plaignent des réveils nocturnes et des bébés difficiles. Chacune pensant tout haut : « ah si vous saviez, attendez un peu qu’ils grandissent ». Et ce soir, je tombe sur ton récit et je suis bouleversée. Bouleversée et honteuse. Comment ai-je pu oublié cet étendoir qui vole? Comment puis-je penser parfois _ quand mes grands m’agacent _ qu’il était doux le temps où ils étaient petits? Oui oui, bien sûr qu’il y avait de la douceur et des bisous sur des cuisses potelées et des éclats de rire et mille choses encore. Mais toute cette fatigue nerveuse extrême que tu décris là, TOUT EST VRAI. Oui l’étendoir à volé. Oui mes mains se sont accrochés à des objets qui ont fini brisés.
      Ces souvenirs là ne sont pas beaux, mais il faut en parler.
      BRAVO pour ce texte et bon courage à toi et à ton mari.

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  2. C’est l’histoire de parents isolés crevés et fatigués, que l’entourage oublie et que les amis délaissent. Si tu en arrives là, c’est parce qu’on est dans une société où on oublie de soutenir l’autre, de l’aimer, de l’accompagner. C’est l’histoire de parents qui ont besoin de souffler.
    Je suis passée par là, https://lavisdemaman.wordpress.com/2013/11/12/comment-jai-failli-peter-les-plombs/
    https://lavisdemaman.wordpress.com/2013/05/23/le-jour-et-la-nuit/
    https://lavisdemaman.wordpress.com/2013/07/23/poussieres-de-lumiere/

    Bref, tu n’es pas seule, mais ça, ça ne changera pas ton quotidien de le savoir.
    N’hésites pas à m’écrire à contact@lavisdemaman.com
    Une pluie de bisous ❤

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  3. Je tombe ici et je me sens touché par ses mots…
    Ici les nuits sont moisis depuis la naissance du 2eme de 2 ans, les réveils sont trop tôt tous les hôtes, 5h 6h jamais 7h30 en tout cas…
    Je suis à bout de nerfs avec le grand qui a commencé le terrible 2 à 18 mois et ça ne c’est jamais finit et aujourd’hui il a 4 ans 1/2 les crîles sont continuelles et quotidienne la fatigue n’aident pas ce petit garçon. .. j’aimerai aussi des moment sereins des moment où on aurait pas besoin ni de hurler dni de se battre pour tout et n’importe quoi

    Je t’envoie du réconfort et des mots doux dans ces moments parfois si cruels…

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  4. Comme je me reconnais dans ton histoire et comme je compatis et comme je m’en veux aussi d’avoir envie de ne plus être là, de répit et de repos, loin de tout ça… Je suis seule avec 5 enfants, épuisée, au bout du bout…du rouleau, si seulement il y a un bout. Pourquoi notre famille en arrive là ? Des cris, des disputes, des insultes et des coups entre les enfants… et moi qui râbache qu’il faut que ça change, que je n’en peux plus, que ça va mal finir…que je les aime et voudrais que ça se passe bien… Aucun soutien extérieur ou si peu, 2 pères absents qui préfèrent m’enfoncer plutôt que de me soutenir… Mais comment cela va-t-il finir ? Mal, j’en ai bien peur, vraiment… J’aimerais t’aider comme je voudrais l’être ! Courage, il faut s’en sortir

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  5. Je suis de tout coeur avec toi ma belle. J’ai crié, j’ai perdu les pédales, j’ai eu une envie irrésistible de tout mettre à sac. Cette colère vient de la fatigue, excessive, de celle dont rien ne peut venir à bout, parce qu’il n’y a personne, aucun relais pour te / vous laisser souffler. Puis de la peur de ne pas être à la hauteur. Pourtant tu l’es. Ton choix d’être là pour tes enfants le confirme, même si je comprends combien ce choix te pèse aujourd’hui.

    Tu te défoules sur les objets, tu protèges tes enfants. D’autres n’y arrivent pas. D’autres dérapent au delà des cris. D’autres ne s’effondrent pas en larmes, ils s’effondrent sur leurs enfants. Garde toujours ça en mémoire ma belle. Et quand tu sens que tu ne maîtrises plus rien, pose les un instant devant la télé et va faire ce que tu penses être le mieux pour toi à cet instant, loin d’eux: crier, taper dans/sur quelque chose, pleurer, te mettre la tête dans le congélo…

    Je t’embrasse et te garde dans mes pensées.

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  6. Tu n’es pas seule, bien des femmes connaissent cette fatigue qui épuise et fait qu’elles ont du mal à se maîtriser ! Les enfants sont amour mais usent nos forces ! C’est parce que tu sens que tu es à bout de résistance que tu compenses par la colère , sur des objets : que celle qui ne l’a jamais fait ose te jeter la pierre ! Pas moi en tout cas, j’ai connu le burn out maternel ! Bizarrement c’est quand j’ai enfin pu reprendre un peu de calme que bébé a été plus sociable 🙂 Courage , tu n’es pas seule ❤

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  7. Bonjour,

    On ne se connaît pas, j’atterris ici par l’intermédiaire de Marie (l’Atmosphérique).

    Voilà un petit mot de soutien d’une parfaite inconnue. Parce que tes mots sont forts et poignants, parce qu’on ressent une détresse terrible, une faiblesse, de la colère, mais aussi beaucoup d’amour et de retenue … J’aimerais te dire que tu as assez de force et de ressources en toi pour y parvenir. En témoigne ce texte que tu oses, ces mots qui te mettent face à toi-même et qui expriment une belle grandeur d’âme. Que si ces instants d’une intense difficulté te font vaciller aujourd’hui, ils t’épauleront demain.

    Courage.

    Au delà de ça, je pense que cet écrit devrait être lu massivement. Ou est la frontière ? Quand passe-t-on du mauvais côté ? C’est une question que je me suis posée à de nombreuses reprises, mais pour un vécu tout à fait différent du tien .. Je ne suis pas maman :).

    A travers tes mots, on comprend les rouages de l’esprit, de la raison et de la folie, qui se battent pendant que tu te démènes pour « rester » une bonne mère, ce que je suis sûre que tu es déjà, et que tu resteras.

    Je t’envoie beaucoup d’affection.

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  8. Courage, parles en et ne reste pas seule! Va voir ton médecin, qui te redirigera vers qqn de compréhensif. Des structures existent si tu n’oses pas en parler avec ton médecin et ca vaut la peine d’y aller! N’attends pas que ca passe!

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  9. Bonjour, Je ne vous connais pas je suis tombée sur cet article par le biais d’une maman bloggeuse qui l’a partagé sur facebook.
    Ce texte m’a émue, m’a beaucoup parlé… Je me reconnais dans de nombreux passages. Cela a commencé à la naissance de ma fille il y a bientôt 16 mois. Je n’étais pas préparée à ce que j’allais vivre car j’ai déjà un 1er loulou qui a 7ans aujourd’hui et il a toujours été adorable, un bébé facile et joviale, qui dormait bien, un enfant au caractère très doux malgré son TDAH.
    Puis ma fille est née, désirée plus que tout car attendue depuis plus de 2ans et conçue grâce à la PMA. Et elle n’est pas du tout comme son frère… je l’aime à en mourir mais certains jours je ne la supporte plus… et c’est horrible de penser ça! Ses pleurs, ses nuits hachées de hurlements, son besoin constant de proximité, ses crises de colère… elle m’éloigne de mon fils, de mon mari, de mes amis. Mais en même temps je ne peux pas me passer d’elle, je ne peux pas la laisser pleurer, je ne veux pas. Alors je prends sur moi, je crie, je pleure mais je la cajole. Je suis parfois heureuse de partir travailler et de m’éloigner de ce bruit constant.
    Alors oui pour toutes ces raisons je vous comprends et je compatis.
    Il fait garder le courage, et ne jamais oublier l’amour que nous leur portons. Faire face et savoir se livrer parfois pour ne pas sombrer seule. J’ai la chance d’avoir un mari, une mère et des amies formidables. J’aime mes enfants plus que tout au monde et rien que ça, ça me permet de faire face chaque jour et d’espérer qu’un jour tout rentre dans l’ordre.
    Avec tout mon soutien et ma bienveillance.

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  10. Je ‘ai vécu quelque chose de similaire alors si tu savais à quel point tes mots me touche en plein cœur ; j’ai voulu partir aussi, lui faire mal aussi. Je n’en ai rien fait mais ce n’est pas passer loin. Un seul salaire aussi, un studio trop petit, pendant trop longtemps. Une dépression post-partum qui m’a complètement fait perdre pied.
    J’ai très envie de te serrer très fort dans mes bras, de te dire que tu n’es pas seule, mais je suis derrière mon ordi et je suis loin.
    J’ai mis 18 mois avant de me faire aider. J’ai eu la chance de tomber sur une psychologue au top. Il y a des livres, des films, des forums d’échanges (comme celui de l’association Maman Blues) qui peuvent aider.
    Sautes le pas si tu le peux, n’attends pas trop.
    Une chose est sûre, on finit par s’en sortir, mais pas toute seule.
    Je t’embrasse fort !

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  11. Ton article est magnifique, tu m’as donné des frissons, j’aime beaucoup ta façon d’écrire. Tu as su dépeindre avec tellement de justesse tes émotions. Tu ne l’as peut-être pas fait car tu connais les limites, même si tu les frôles, parce qu’avant tout tu aimes tes enfants, parce que tu te respectes et que tu sais que tu ne te le pardonnerais pas ? ce ne sont que des suppositions parce que moi aussi parfois je me pose ces questions, elles font mal, mais il vaut mieux se les poser, c’est ça qui fait qu’on ne sombre pas.

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  12. un jour j’ai tout quitté, je me suis allongée pendant des heures dans un champs, à moitié dans la boue… et j’ai attendu attendu
    je suis rentrée après de nombreuses heures …. pour aller m’enfermer dans ma chambre
    black out
    et pourtant mes enfants étaient déjà grands, 9 et 7 ans

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  13. Ton texte m a touché …sache que tu n es pas seule je suis également maman de 2 schtroumpfs et ma petite dernière de 14 mois ne fait toujours pas ses nuits ..accroche toi cette famille dont tu as rêvé existe mais parfois on.passe par des moments difficiles pour y accéder. Tu as la force en toi accroche toi toutes mes pensées t accompagnent.
    Fabienne

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  14. Bonjour Laurie,
    C’est le blog de Marie l’atmosphérique qui m’a emmenée vers ton article. Je t’admire. Je ne veux pas d’enfants, en partie parce que j’ai conscience que mes nerfs ne supporteraient pas tout ça. Toi tu es toujours là, tu n’abandonnes pas. Les accès de violence, quand les nerfs sont à bout, je peux imaginer. Je crois que c’est humain. Nous avons le droit de craquer? N’y a-t-il personne vers qui tu pourrais tendre la main, qui pourrait te soulager, même si ce n’est qu’une à deux heures ? J’ai l’impression que tu es en apnée, et que tu as besoin de respirer. En tout cas bon courage, je te souhaite vraiment de voir cette tension s’apaiser.

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  15. Hello ma jolie,

    Rien que le fait d’en parler fait avancer les choses, et il est bon de dire qu’on n’est pas parfaite, que oui on a envie de tout quitter, mais qu’en même temps on aime si fort son (ses) enfant, sa famille, qu’on ne le fera pas.
    Alors, on essaie de modifier ses habitudes, on arrête de se mette des obligations à la con ! on essaie de prendre un peu plus soin de soi chaque jour un peu plus, on essaie de ne plus aller vers le parfait, mais plutôt vers le presque parfait, même en mangeant des pâtes à chaque repas !
    Je n’en ai qu’un, mais tu sais, j’ai vécu la même chose, je n’en pouvais plus, et un jour j’en ai eu marre : que faire de ce petit bout qui crie, hurle, chouine, réclame dès qu’on essaie de se reposer 5 min ! même pas le temps d’aller aux toilettes, notre seul refuge, c’est la douche… faire les courses, un « voyage » extraordinaire ..

    Le temps seul aidera à aller mieux, mais en attendant, il faut continuer, et commencer à repenser à soi, à s’offrir des moments de solitude, à « obliger » nos amis, famille à nous aider à avoir un moment rien qu’à nous !
    Les déposer à al crèche un moment ou chez des grands-parents, et aller respirer enfin seule, nager, lire, vagabonder dans les magasins (et acheter pour soi, par pour eux 🙂 )

    Plein de bisous ma jolie, prends bien soin de toi, pour pouvoir prendre soin d’eux encore plus !
    Quand l’Homme aura compris qu’il faut chouchouter les mamans car ce sont elles le centre du foyer, le monde tournera plus rond !!

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  16. Ma bichette…
    J’ai les larmes aux yeux en lisant ton texte.
    Il est loin le temps où on parlait des heures au téléphone de nos problèmes.
    Je sais que tu n’as plus bcp de temps pour que l’on s’appelle mais je suis tjrs la
    Je t’aime fort

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