Mes deux premiers mois de grossesse

Pas le temps de réaliser que les deux premiers mois sont passés. Et, en même temps, heureusement, parce que le début de la grossesse n’est vraiment pas ma partie préférée ! Petit retour en arrière…

Après le test positif, l’inquiétude n’a pas disparue. C’est difficile à décrire. Mais pour être tout à fait honnête je n’ai pas bondi de joie. Des peurs nouvelles ont fait leur apparition. Je me rappelle avoir paniqué pour ma première grossesse, lorsque j’ai réalisé que j’allais avoir un bébé, que c’était une responsabilité énorme, que je ne pouvais plus faire machine arrière, que tout allait changer. Cela n’a jamais duré longtemps, mais c’est revenu par vagues tout au long des neuf mois. Cette fois, j’ai paniqué à l’idée que j’allais devoir gérer deux enfants, moi qui encore récemment pleurait toutes les larmes de mon corps de ne pas arriver à en gérer un seul, de n’arriver à rien. Et, alors que les journées commencent tout juste à s’organiser, je me lançais dans un second bébé. Une folie.

Je crois que cette grossesse m’a un peu surprise. La première a été préparée, programmée des mois à l’avance, nous étions dans un état d’esprit bien particulier. Cette fois, ce fut beaucoup moins prémédité. Certes, nous en parlions. Certes, nous le voulions. Mais je me suis décidée du jour au lendemain pratiquement, et une semaine plus tard les premiers signes sont apparus… Cette grossesse est plus ou moins arrivée sans crier gare. Je ne me plains pas, je mesure ma chance évidemment de n’avoir pas eu à attendre, disons juste que cela secoue un peu. Et, forcément, nous avons beaucoup de mal à réaliser, encore aujourd’hui.

Passé ces quelques jours d’inquiétude, la joie de la nouvelle s’est imposée. Forcément, cet enfant est encore un cadeau, quoi qu’il arrive. Je l’ai dit un peu, à quelques amies, et je crois que je n’ai surpris personne. Mais je n’arrivais vraiment pas à y croire. J’attendais avec impatience la première échographie pour être sûre, pour m’aider à réaliser.

À trois semaines de grossesse, les ennuis ont commencé. Des nausées terribles, du matin au soir. En quelques jours, je suis devenue incapable de me lever sans être malade. La bonne nouvelle, c’est que c’était le signe que la grossesse suivait bien son cours. Mais c’était si violent que j’ai commencé à craindre qu’il y ait deux bébés. C’est une de mes grandes peurs, allez savoir pourquoi.

La première échographie, à presque quatre semaines de grossesse, a montré un petit pois. Comme la première fois, cela ne nous a pas vraiment ébranlés. Contents de savoir que tout allait bien, mais pas vraiment plus conscients de la présence d’un petit être en devenir. Comme la première fois, l’homme a insisté pour que la gynéco vérifie qu’il n’y ait qu’un embryon. Comme la première fois, ça l’a fait rire. Comme la première fois, on s’est regardé en se disant « tu te rends compte ? » « pas du tout ».

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Les semaines qui ont suivi, j’ai tout essayé, des remèdes naturels à des médicaments carrément plus forts, rien n’y a fait. Les nausées me clouaient au lit. J’ai eu la chance de garder à peu près ma nourriture, sans quoi j’aurais fini à l’hôpital sans doute. Mon homme a pris le relai, faisant les allers-retours chez la nounou, s’occupant de la petite le soir, s’occupant de tout en fait. Trois semaines de boulot perdu, pour un artisan c’est un peu la catastrophe. Et l’inquiétude est revenue, plus fort, jointe à la culpabilité. Ce n’était vraiment pas le moment de faire ce bébé. Notre situation n’est pas brillante depuis des mois, et voilà que les efforts des mois passés étaient ruinés par des nausées. Retour six mois en arrière, tout ce travail perdu, et à nouveau l’incertitude des lendemains.

Et puis la huitième semaine, alors que je commençais à me lever et à assurer au moins les trajets chez la nounou, la varicelle nous est tombée dessus. J’ai donc du gardé la puce pendant pratiquement deux semaines à la maison. Inutile de vous dire à quel point j’étais épuisée, mais là encore mon homme a bien assuré, il rentrait tôt et gérait la fin de journée, là où j’étais le plus mal.

A huit semaines de grossesse, la seconde échographie. Pour la puce, c’est celle qui nous a permis de prendre conscience qu’il y avait de la vie dans mon ventre. C’est celle qui nous a fait un grand choc, c’est celle où nous avions vu un petit haricot avec un cœur qui battait fort. Autant dire que nous attendions cette fois avec impatience cette première image de notre bébé. Mais voilà, sans moyen de faire garder la puce malade, nous l’avons emmenée avec nous. Erreur fatale. Mademoiselle a peur des médecins, mais ce que je n’imaginais pas c’est qu’elle aurait aussi peur pour moi. Lorsqu’elle m’a vue m’assoir sur la table, elle a commencé à hurler. Résultat, l’écho a duré environ une minute, le papa n’a rien vu, occupé à exfiltrer la sirène jusqu’au parking pour épargner les tympans de tout le monde, et moi je n’ai pas beaucoup profité non plus. La gynéco m’a dit que l’on voyait l’activité cardiaque. « Ah bon ? » Ah oui, tiens, là… Des mouvements ? C’est vrai ? Bref, une grosse déception pour nous deux.

Ce n’est qu’après, en me repassant le film dans ma tête, que j’ai pris conscience d’avoir vu de petits mouvements sur l’écran. Et que l’essentiel avait été dit : tout va bien. Parce qu’après tout les premiers mois les échographies sont le seul moyen d’être sûr que l’embryon se développe bien, en l’absence de sensations dans le ventre c’est le premier et seul lien avec ce petit être. Même si les nausées me disaient chaque jour à leur manière qu’il se développait toujours.

Bref, ces deux premiers mois n’ont pas été de tout repos ! Un peu moins fatiguée que pour la première (à l’époque j’avais dû me marier sous cortisone pour rester éveillée), mais beaucoup plus malade, j’ai attendu qu’ils passent avec impatience. Cela confirme ce que je dis souvent : le début, c’est le plus dur. Pour le bébé, ce sont des semaines déterminantes, celles où tout se met en place. Avant la fin du troisième mois, l’organogénèse est terminée, tout est là, parfois à l’état d’ébauche, mais tout est là. Ce sont des semaines cruciales, et elles sont d’autant plus inquiétantes. L’attente entre chaque rendez-vous est interminable, l’inquiétude est toujours là, en bruit de fond. La joie est ternie par l’incertitude, par la fragilité. Je n’aime pas le tout début de la grossesse, c’est clair. Et, cette fois, les soucis du quotidien ont encore rajouté leur lot de peurs et de questions. Mais restons sur du positif, parce qu’après tout il n’y pas de quoi pleurer : ces deux mauvais mois sont passés, j’en suis sortie moins malade, et tout se déroule parfaitement bien.

Je suis prête à vivre le plus beau de la grossesse, et à préparer l’arrivée de notre bébé. Parce que, oui, rendez-vous compte, on va avoir un bébé !!

Mon 9ème mois de grossesse

Il me faut revenir sur la fin de ma grossesse avant que les souvenirs se soient totalement enfuis, et déjà il m’est difficile de me remettre dans l’état d’esprit qui était le mien… Ce que je retiens de ce neuvième mois de grossesse, c’est un bien-être aussi grand qu’inattendu.

Physiquement, je me suis vraiment sentie revivre après un mois passé au repos forcé. Bien sûr, en terminant sur un magnifique score de 26 Kg en plus, on ne peut pas dire que j’étais légère comme une plume, mais je trouve que je m’en sortais relativement bien au regard de toutes celles que j’ai vues supplier le ciel de hâter leur délivrance. Malgré une prise de poids impressionnante, j’ai aimé mon corps, j’ai aimé ces rondeurs, ce qu’elles représentaient.

D’un point de vue purement logistique, j’ai enfin respiré : tout était prêt ou quasiment pour la naissance. La dernière semaine de mars, j’ai profité d’avoir le droit de reprendre la voiture pour aller faire les derniers achats que je n’avais pas pu faire sur internet, et j’ai bouclé mes valises pour la maternité. La chambre de la princesse avait pris forme, même si on avait prévu de mettre son lit dans notre chambre, les couches et le liniment attendaient sagement les augustes petites fesses, les vêtements de bébé étaient lavés et, comble du dévouement, repassés. (J’espère qu’ils ont apprécié, car c’est la seule et unique fois qu’ils ont rencontré le fer)(Non mais GENRE j’allais repasser à chaque lessive, n’importe quoi).

L’attente, le compte à rebours, non plus en semaines mais en jours… C’est un mois étrange, un mois où l’on est prêt, et en même temps pas du tout préparés, un mois où l’on trépigne d’impatience, et un mois que l’on veut éternel. Enfin, je l’aurais voulu plus long. J’aurais aimé aller au bout de ce joli neuvième mois, peut-être prolonger encore un peu, même si je voulais vraiment voir ma princesse. Ce fut un mois trop court, 22 jours seulement. Les sages-femmes semblaient vouloir me voir tout faire pour hâter l’accouchement, elles semblaient désapprouver mon peu d’empressement, comme si cela augurait que je n’étais pas prête, que je n’avais pas envie d’avoir ma fille. Pourtant, l’envie était là, mais pourquoi se presser quand les jours défilaient d’eux-mêmes ? Au contraire, je voulais savourer chaque petit coup de pied dans mon ventre, chaque pensée et chaque sensation de cette fin de grossesse, avant la rencontre tant attendue. Parce que ces instants sont uniques, et que je voulais m’en repaître à loisir. Car j’avais bien conscience d’une chose : je ne revivrai plus jamais tout ça, même si j’ai un autre enfant. J’étais en train de devenir mère, et ça, ça n’arrive qu’une seule fois. Une seconde grossesse sera forcément différente, pas moins importante, juste différente, et donc chaque instant passé ne reviendra pas tel quel la prochaine fois. Alors ce dernier mois, je l’ai passé à regarder mon ventre, à parler à mon bébé, à suspendre mes pensées sur un fil que je parcourais cent fois, mille fois, essayant de fixer chaque seconde dans ma mémoire qui aujourd’hui déjà me fait défaut.

Oui, je garde un très beau souvenir de ce dernier mois de grossesse… Je crois que c’est l’un de mes préférés d’ailleurs. Libérée des premières angoisses, des prises de conscience parfois difficiles, des questions innombrables, libérée des listes d’achats à faire, libérée de la crainte d’une arrivée trop précoce de mon bébé, j’ai profité, profité, profité de ce ventre énorme que j’ai adoré voir pousser.

 

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Mon 8ème mois de grossesse

Nous sommes le 21 mars, et c’est le printemps. J’ai pris mon petit déjeuner fenêtre ouverte, le soleil s’étale sur le lit, et, tout comme le jardin, je me sens renaître. Le printemps a cet effet-là sur moi. Nous sommes le 21 mars, c’est le printemps, et je termine aujourd’hui mon huitième mois de grossesse.

Cette phrase, il m’a semblé que je ne la prononcerai pas avant des lustres, tant neuf mois me paraissaient longs. Et nous y voilà, c’est arrivé tellement vite finalement. Dans moins de cinq semaines ma fille sera là, disons dans moins de six semaines si elle décide de prolonger un peu. Je ne réalise toujours pas que nous allons accueillir un bébé, cela me paraît toujours aussi incroyable, incroyablement beau, incroyablement terrifiant, incroyablement magique. Et je suis incroyablement sereine.

Pourtant, ce huitième mois n’a pas été de tout repos ! Ou plutôt, si, il a été celui du repos forcé. Il a débuté au lit, et se termine de même, avec un petit séjour à la maternité entre temps. J’avais eu une petite baisse de moral à la fin de l’année, j’ai eu de nouveau quelques jours difficiles, mais pas à cause de l’immobilisation cette fois. J’ai eu peur, j’ai culpabilisé, j’ai pleuré et écrit pour évacuer tout ça, et je m’en suis sortie rassurée et confiante. Au final, si je regarde bien j’aurais eu seulement deux semaines un peu tristes, autant dire que j’aurais eu une bien belle grossesse.

Un huitième mois au repos, donc, il y a pire. Un peu frustrant parfois, un peu culpabilisant aussi lorsque je vois mon homme épuisé de s’occuper de tout en plus de son travail, mais je ne peux vraiment pas me plaindre. J’ai mesuré ma chance, j’ai mesuré mon bonheur, immenses. Ma fille se porte bien, elle ne sera pas arrivée trop tôt, les inquiétudes ne sont plus qu’un souvenir.

Depuis mon retour à la maison, j’ai été suivie à domicile par ma sage-femme, et j’ai eu droit à deux monitorings par semaine. Vendredi dernier j’avais de belles contractions, mais cela ne m’a pas alarmée outre mesure, car je ne sens plus le bébé peser comme avant. Il s’est avéré à l’examen qu’effectivement la tête n’appuie plus sur le col. Je crois vraiment que cette petite fleur va attendre que les beaux jours soient bien installés pour se montrer.

Côté corps, j’ai commencé à vraiment sentir qu’il ne m’appartenait plus totalement, que je le partageais. Cette grande fille prend beaucoup de place, j’ai pris beaucoup de poids, et forcément cela se fait sérieusement sentir. Se lever, prendre une douche, s’habiller, tous ces gestes anodins deviennent de plus en plus compliqués. Oui, je sens vraiment qu’une locataire est installée dans mon ventre ! Ce ne sont que des petits désagréments, mais effectivement la fin se fait sentir. Au cours de ce huitième mois j’ai perdu de la mobilité, c’est clair, et j’ai vu les transformations s’accélérer, mes chevilles enfler de jour en jour, mon ventre grossir encore… C’est à se demander jusqu’où je suis extensible, et ce qui m’attend dans les semaines à venir !

Ce huitième mois aura été surtout consacré à terminer la liste de naissance, faire les derniers achats… On est dans le concret, sans pour autant se rendre compte de ce qu’il va nous arriver. Je ne compte plus les fois où j’ai versé une larme devant une petite chaussette, sa chambre désormais presque rangée, ou même devant un paquet de couches… Le décompte a commencé à se faire en semaines, et plus en mois, et cela a quelque chose d’effrayant. En même temps, l’impatience a vu le jour, et nous avons tous les deux hâte de rencontrer notre princesse, de découvrir enfin à quoi elle ressemble, de la tenir dans nos bras. Oui, finalement, ce qui résume le mieux ce huitième mois c’est ce paradoxe entre peur et excitation, entre inquiétudes et joie, entre inconscience et concrétisation. C’est le mois de la fin, car à compter du moment où l’on entre dans le neuvième mois tout peut arriver, et on n’est jamais sûre de le mener jusqu’au bout. La fin du huitième mois est considérée comme le début du terme, la valise doit être bouclée (en théorie…), le temps qui reste est ridiculement court.

Bizarrement, je garde de ce mois qui s’achève une impression de sérénité, malgré l’hospitalisation, malgré les petits tracas d’ordre physiques, malgré les heures passées à vérifier et refaire des listes de façon quasi compulsive parfois. Peut-être est-ce le soleil d’aujourd’hui qui fausse tout, peut-être est-ce parce que les larmes versées durant quelques jours m’ont lavée, sans doute est-ce grâce à l’écriture et à vos messages de soutien qui m’ont ôté tout poids inutile. J’ai trépigné de ne pas être dans l’action, je savoure aujourd’hui d’être dans l’attente. Parce que ce que j’attends est certain d’arriver, et que c’est un miracle, un vrai.

 

 

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Mon 7ème mois de grossesse

Hier, je suis entrée dans mon huitième mois de grossesse. Et je n’en reviens toujours pas. Dans deux mois maxi la princesse sera là… Et dans moins de deux mois je basculerai officiellement du côté des trentenaires. (N’envoyez pas de champagne, plutôt du Sauternes.)(Je prends les chèques aussi.)

Je dressais il y a peu le bilan du second trimestre, me voici bien avancée dans le troisième. Le plus difficile, il paraît… J’ai pourtant entamé le 7ème mois en pleine forme, et donc persuadée que cela allait durer jusqu’au bout. Libérée de mes douleurs à la hanche, quoique juste un peu plus fatiguée, je pouvais me déplacer et faire ce que je voulais à la maison. Je m’étais donc lancée dans le rangement, le réaménagement de la maison, j’étais bien et j’avais envie de bouger.

C’est donc ça le plus difficile ? Attends, cocotte, tu vas voir… Non, je dis ça mais je n’ai pas à me plaindre, franchement. Nombre de petites douleurs ont fait leur apparition, mais avec 19 kilos de plus au compteur et à ce stade de la grossesse c’est un peu normal. Il a fallu acheter un ballon pour que je puisse m’étirer le soir, avec l’aide de l’Homme, pour libérer un peu mes côtes de la pression. Mais rien d’insurmontable. Forcément, vu le volume de mon ventre, mes mouvements ont commencé à être carrément limités, mais à la rigueur c’est plus comique qu’autre chose de me faire extirper de la voiture par le bras compatissant de mon mari.

Voici ce que j’écrivais à la mi-février : Je ris beaucoup, je pleure souvent, je m’énerve, je trépigne, je souris aux anges. Je m’assois devant une armoire et je regarde les petits habits de poupée suspendus, l’œil humide, puis je m’énerve et je ris encore. Je dors, je mange, et puis je redors. Les nuits sont gris clair, les journées commencent à midi. Je me dandine comme un canard, j’ai du mal à mettre mes chaussures et m’accroupir sans personne pour m’aider à remonter est exclu… Mais tout va bien.

Voilà, en fait ce 7ème mois de grossesse a été vraiment sympa, l’un des meilleurs en fait je dirais. Psychologiquement aussi, on réalise mieux qu’un bébé va bientôt arriver, on se projette plus facilement, et même si cela semble toujours étonnant, mine de rien on se prépare. J’ai commencé à avoir hâte qu’elle naisse, même si j’aime toujours autant être enceinte. Et le papa… il faudra que je lui consacre un article à lui tout seul ! Bref, ce troisième trimestre a commencé de la meilleure façon qui soit.

Et puis, comme vous le savez, j’ai commencé à sentir une pesanteur inhabituelle, et en début de semaine il s’est avéré que mon col s’est raccourci. Il y a eu une petite journée de panique totale avant de voir le médecin, une journée qui me glace encore le sang. Finalement, rien n’est aussi alarmant que ce que j’ai pu imaginer durant ces 24 heures. Nous en saurons plus mardi, mais à priori il suffit que je me repose bien jusqu’au cap des 8 mois. Ça pourrait être bien pire, mais c’est rageant d’être finalement coincée chez moi alors que j’avais tant de choses à faire, et surtout que j’en étais encore capable. Bien entendu, la sécurité du bébé passe avant tout, aussi je termine ce 7ème mois résignée à tout faire pour qu’elle reste au chaud un bon mois encore. J’ai été déçue, mais faute d’avoir une grossesse parfaite j’aurais de toute façon un bébé parfait !

 

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Second trimestre de grossesse – le bilan

Le temps passe si vite… Voilà déjà 3 semaines que je suis entrée dans le troisième trimestre de ma grossesse. Il est donc temps de faire un petit bilan du second trimestre.  Il m’a été très difficile de l’écrire, car j’ai un million de choses à dire sur ces trois mois, tout se bouscule et rien ne s’arrange correctement. Essayons tout de même de faire un tour d’horizon !

J’ai terminé le premier trimestre avec un petit ventre déjà rond. Je réalisais à peine que j’étais enceinte, je ne sentais pas mon bébé. Je n’avais aucune idée de ce qu’il faudrait faire, préparer, des rendez-vous à prendre, tout cela était vague. Nous venions à peine de l’annoncer à notre entourage, après avoir découvert que le petit haricot du début s’était transformé en vrai petit bébé bondissant. Au cours du second trimestre, beaucoup de choses ont changé. Si je devais résumer ces trois mois, je dirais que c’est le trimestre de la concrétisation.

Côté corps, j’ai rapidement dû passer aux vêtements de grossesse. Mon ventre a tellement grossi qu’au 5ème mois tout le monde pensait que j’attendais des jumeaux. Le recentrage du bébé en séance d’haptonomie a stabilisé un peu tout ça, mais je l’aimais mon ventre énorme, et je ne m’en suis pas encore lassée ! J’ai pris beaucoup plus de poids, puisque j’ai terminé le 6ème mois avec 16 kilos de plus au compteur. Bref, mon corps est devenu celui d’une femme enceinte, pour de bon. Et, parfois, avec quelques désagréments… Les douleurs ligamentaires ont fait leur apparition, et ont fini par me tenir alitée. Heureusement, tout est rentré dans l’ordre en quelques semaines, mais j’ai eu le temps de déprimer à l’idée de rester couchée jusqu’à l’accouchement.

La fatigue du début dissipée, la grossesse devenue officielle, je me suis lancée dans le concret pour préparer l’arrivée du bébé. Dès le début du second trimestre je me suis documentée à droite et à gauche, j’ai comparé, fouillé, tenté de comprendre… Les préoccupations sont devenues plus matérielles. Le choix de la poussette, de la préparation à la naissance, un début de liste de choses à acheter… Mon vocabulaire s’est considérablement élargi dans le domaine de la puériculture. Puis, la liste s’étoffe, les premiers achats sont faits, non sans émotion, et finalement au terme de ces trois mois on mesure le chemin parcouru. Oui, finalement c’est faisable, même s’il y a trois mois on n’y comprenait rien. Quelque part tout cela m’a redonné confiance, car j’ai toujours regardé ces femmes enceintes qui ont l’air de savoir de quoi elles parlent avec admiration. Que de certitudes ! me semblait-il. Et puis je me suis rendue compte que moi aussi j’arrivais à maîtriser la situation, à faire des choix, à anticiper les aspects pratiques qui me semblaient totalement obscurs.

Côté humeur, les choses se sont améliorées. Plus de montagnes russes, encore quelques fous rire puis retour à la normale, ou quasiment. Je me suis sentie moins à fleur de peau, plus sereine. Je me suis fixé de nombreux objectifs à atteindre avant la fin de l’année : le plus gros de l’aménagement de la maison devait être fait tant que j’étais en forme. Et puis, le temps passe vite,surtout que l’Homme a eu pas mal de boulot, et nous n’avons commencé à bouger les meubles qu’en janvier, et encore… Il m’est arrivé d’avoir quelques crises de panique : nous n’avions pas trouvé de prénom, rien ne serait prêt à temps, je n’allais pas y arriver… Oui, parfois un ensemble de peurs me tombaient dessus et me laissaient paralysée. Heureusement ce sont de petits nuages qui ne font que passer, et le ciel redevient vite limpide.

Mais le plus marquant est sans doute la plus belle des concrétisations : les premiers coups de bébé. Je n’ai pas osé y croire tout de suite car cela me semblait très tôt, et à trois mois et demi de grossesse le doute n’était plus permis : je sentais mon bébé bouger. À partir de là, sa présence devient plus réelle. On n’est plus tout à fait deux, on le caresse et lui parle, et ses réactions se font plus nettes au fil des jours. J’ai pu mesurer la vitesse à laquelle il évoluait, et cela m’impressionne encore. C’est émouvant, et rassurant aussi, plus besoin d’attendre la visite mensuelle pour savoir si tout va bien. Et petit à petit on se sent un peu devenir des parents… on cherche à protéger cette vie, ce petit être qui communique avec nous et nous rappelle constamment qu’il est là.

C’est aussi au cours du second trimestre que le mystère est levé : bébé est devenu Elle. Notre fille. C’est encore plus concret. De là découlent les premiers achats, les discussions sur le prénom prennent un sens nouveau. On sait, on l’imagine déjà un peu, on annonce la nouvelle le sourire aux lèvres… Et elle est là, elle donne des coups, elle manifeste des préférences, elle nous montre un peu de sa personnalité déjà.

La seule chose qui reste la même finalement, c’est la surprise et l’émerveillement permanent. Au premier trimestre, je répétais sans cesse : « Je suis enceinte ! Tu te rends compte ? ENCEINTE ! », puis le fait de sentir le bébé, de voir mon ventre s’arrondir et finalement d’apprendre qu’il s’agissait d’une fille m’ont fait intégrer pleinement cette idée. La suite fut «  On va avoir un bébé ! Tu te rends compte ? UN BEBE ! ». Cela reste incroyable et magique.

Je pourrais dire la même chose que pour le bilan du premier trimestre : trois mois, c’est très court et très long à la fois. Ce ne sont que trois petits mois durant lesquels les choses ont peu changé en apparence, mais nous avons évolué tous les trois, considérablement. Nous sommes un peu plus parents, nous sommes un peu plus une famille, nous sommes un peu plus préparés à cette naissance. Mais nous sommes toujours un peu inquiets, toujours un peu perdus face au changement qu’on commence à peine à entrevoir, toujours un peu surpris de constater que cela nous arrive à nous. Durant ces trois mois, elle nous a fait sentir sa présence, elle nous a émerveillés, elle nous a jeté un sort dont on ne se défera jamais, elle a commencé à changer notre vie. Tout est devenu plus concret, et pourtant il reste difficile de se visualiser au quotidien avec un bébé. Finalement, ce qu’on en retient de ces trois mois, c’est qu’il est impossible d’imaginer ce que l’on s’apprête à vivre. Mais que pour rien au monde on ne changerait ça.

 

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6ème mois de grossesse

Me voilà à plus de la moitié de mon 6ème mois de grossesse. Ça me fait encore bizarre de le formuler : le 6ème mois. Déjà ! Je trouve que ça sonne tellement proche de la fin ! Chaque fois que ces mots sont prononcés, mon homme et moi avons le même air surpris et vaguement inquiet. C’est que c’est pour bientôt, le temps passe tellement vite…

Moi qui voulais faire un bilan chaque mois, j’ai laissé passer le 5ème mois sans trop écrire, puis les choses se sont bousculées. Avec le recul, j’ai du mal à y revenir, je crois qu’en fait il ne s’est rien passé de notable jusqu’à la mi-décembre.

À la fin de mon cinquième mois de grossesse, j’ai découvert le sexe du bébé, le secrétariat de l’hôpital m’a donné tous mes rendez-vous jusqu’à la fin, et la sage-femme libérale m’a donné les dates des cours de préparation à la naissance. J’ai donc commencé mon 6ème mois avec un planning chargé jusqu’à la fin mars.

Je l’ai également commencé avec cette douleur qui a commencé un mois plus tôt et était devenue tellement forte qu’elle m’a tenue au lit durant une bonne semaine, et coincée à la maison ensuite. En fait, j’ai eu trois semaines plutôt difficiles, et le moral en a pris un coup, forcément. J’ai eu peur de terminer ma grossesse dans cet état, je me suis désespérée à l’idée de ne pas pouvoir préparer la chambre du bébé comme je le voudrais, de ne pouvoir rien faire du tout. Colère, frustration, larmes, la semaine dernière était pénible. Car en plus je me suis lancée dans la liste des choses à faire et à acheter, et j’ai été prise de panique devant l’ampleur de la tâche. Rien ne serait prêt à temps, je ne servais à rien, on n’allait pas s’en sortir et de toute façon on ne lui avait même pas trouvé de prénom… Au milieu de tant de négatif, je suis allée au bout des choses : et si j’étais le même genre de mère que la mienne ? Et si je n’assurais pas ? Je me suis mise à avoir peur d’accoucher, peur qu’elle naisse, peur de tout. La totale. Les insomnies ont empiré, j’étais épuisée.

Depuis quelques jours, fort heureusement, les choses sont rentrées dans l’ordre. La douleur s’estompe de jour en jour, et je peux à nouveau sortir de chez moi et bouger normalement, même si je dois constamment faire attention à ne pas me faire mal. Le moral est revenu, les questions ont quasiment disparu. Tout va bien, à nouveau. Avec toutes ces préoccupations matérielles, je suis passée dans le concret, d’où une nouvelle prise de conscience. À croire que la grossesse comporte des paliers, des étapes à franchir dans la compréhension de ce qui se passe. À croire qu’il vaut mieux paniquer maintenant, réfléchir calmement et se rassurer pour être prêt à l’arrivée du bébé. Enfin, l’est-on vraiment totalement ?

Le miracle se poursuit, et j’ai senti ma fille grandir au fil des semaines, devenir plus forte. Les coups sont plus vifs, mon ventre se déforme carrément, nous sommes toujours aussi émerveillés. Parfois je peux distinguer sa tête et ses pieds, et elle réagit de plus en plus à ce qui l’entoure, surtout lorsqu’il s’agit de son père. Je n’arrive toujours pas à croire que le tout petit œuf d’il y a 5 mois est devenu un bébé si complexe, avec déjà des goûts et une personnalité. Je n’arrive pas à croire que cela m’arrive à moi, que c’est dans mon ventre que cette vie prend forme, que dans une dizaine de jours j’entamerai le troisième trimestre, la dernière ligne droite. Que rien ne sera jamais plus pareil. J’ai hâte !

 

6ème mois grossesse

4 mois de grossesse

La semaine dernière je suis entrée dans mon cinquième mois. Déjà quatre mois que je porte ce bébé, à peine quatre mois que ce bébé existe… Cela semble toujours sublime et mystérieux, naturel et incroyable, rapide et lent à la fois. La semaine prochaine j’en serai à la moitié de ma grossesse, mais qui sait si je ne le suis pas aujourd’hui déjà, car quelque chose me dit que cette date sur le papier n’a pas beaucoup de valeur face à une vie qui choisit son moment pour arriver. Je n’ai pas beaucoup écrit durant ce quatrième mois, pas autant que je l’aurais souhaité, alors que c’est une trace importante que je laisse pour mon enfant, peut-être. C’est que tout va tellement vite. Tout s’accélère, et à ma grande surprise je tiens les rênes.

Une chose surtout a connu une accélération fulgurante : ma prise de poids. À la fin du premier trimestre, j’avais pris 4 kg. Au cours du quatrième mois, j’en ai pris autant. Et oui, j’en suis à 8kg. Mais bizarrement ça ne me dérange pas le moins du monde, et je suis toujours surprise par ce chiffre quand je me regarde dans la glace. J’ai pris des formes, certes, mais rien d’extraordinaire. Je ne me sens pas très différente d’avant, à part que mon ventre est vraiment gros. La pharmacienne m’a demandé si c’était des jumeaux, c’est dire. Mais ça me va bien, je trouve. Mon homme aussi d’ailleurs ! Bien évidemment à ce stade j’ai un double menton à faire pâlir ma propre mère, mais je ne me regarde que le nombril, alors…

Les choses prennent un tour concret, et j’ai entamé un master poussette pour finalement percer le mystère de ce jargon étrange et réussir à tenir une conversation avec une vendeuse de magasin spécialisé. J’ai une idée un peu plus précise de ce que je veux ou ne veux pas. Et surtout, j’ai fait le premier achat pour le bébé. Une grande étape ! J’avais repéré parmi tous les modèles de transat le Up and Down de Béaba, et j’ai eu l’occasion d’en acheter un quasiment neuf par connaissance. C’était étrange de se dire que j’allais installer un bébé, mon bébé, dans ce transat d’ici quelques mois.

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J’ai choisi mes cours de préparation à la naissance et la sage-femme qui nous correspondent, mais ça c’est une longue histoire que je détaillerai très bientôt. Nous avons choisi de faire des séances d’haptonomie en parallèle, mais ça aussi je vous le raconterai plus longuement, cela mérite bien plus que quelques lignes. Car j’ai pris conscience des mouvements du bébé, que je sentais en fait depuis un moment sans oser y croire. C’est magique.

Ce quatrième mois fut jalonné d’étapes qui m’ont menée à réaliser un peu plus ce que sera notre vie à trois. Une légère inquiétude est toujours là, sur ma capacité à prendre soin de ce petit être, mais en même temps une grande sérénité m’envahit à chaque fois que je reçois un coup au creux du ventre. Oui,
je saurais, car après tout cet enfant et moi nous ne faisons qu’un.

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