Préparation à la naissance, les derniers cours

Mardi, nous avons assisté à notre dernier cours de préparation à la naissance, juste après la visite du 9ème mois. Et je me rends compte que depuis que j’ai de nouveau le droit de me déplacer j’ai eu trois rendez-vous dont je n’ai pas parlé… En même temps il est difficile de consacrer à chaque fois un article à ce qui tient plus de la discussion que du cours magistral, où l’on dit beaucoup de choses et dont on ne retient que l’essentiel.

Nous avons intégré un nouveau groupe de mamans, puisque j’ai pris trois semaines de retard en étant au repos. La première fois, nous étions quatre mamans, et  – miracle ! – un papa est arrivé. L’Homme était heureux, c’est la première fois qu’un autre mâle serait présent.

En premier lieu, ce fut un cours sur le thème de l’allaitement. Deux biberons, deux nichons, c’était équilibré. J’ai appris que la tétée d’accueil ne déclenche pas la montée de lait, et du coup je me laisse le droit d’y penser au moment où j’aurais ma fille dans mes bras. Mais pas avant.

La semaine suivante, nous avons enfin fait le fameux cours de puériculture. Et nous nous sommes retrouvés à tenir un bébé en plastique, dont la tête donne franchement plus envie de le noyer que de le maintenir en position de sécurité. C’était sympa de découvrir quelques gestes, mais je pense que tout sera différent avec un vrai bébé, alors j’attends de voir à la maternité avant de nous proclamer rois du bain. Je pense qu’on fera moins les malins !!

Et mardi, forcément, ce fut le cours sur la poussée. Nous n’étions que deux couples, et franchement j’ai regretté que tous les cours ne soient pas comme celui-ci. Les papas ont eu un peu plus la parole, et ont pu un peu échanger, ce qui me paraît tout aussi normal et nécessaire que les échanges entre mamans. Je reviendrai sans doute plus longuement sur le sujet dans un prochain article… Bref, j’ai testé les deux types de poussée, en bloquant la respiration et en soufflant. Il semble que la seconde me soit beaucoup plus naturelle, mon corps la choisit spontanément.  Son avantage est d’être beaucoup moins violente pour le périnée, et le corps en général, d’ailleurs la sage-femme nous a appris que de plus en plus de gens militent pour cette méthode moins traumatisante. Cela m’a fait penser à ce livre, « Périnée, arrêtons le massacre ! », que je n’ai pas lu, mais apparemment cela rejoint le même principe. Le truc, c’est que la poussée en bloquant la respiration est souvent nettement plus efficace, à tester donc au moment opportun, avec l’accord de l’équipe soignante…

Voilà, la fin d’une histoire… Je me revois en train de prendre les rendez-vous, en me disant que le mois de janvier était loin. Et c’était hier. J’ai été émue de dire au-revoir à cette sage-femme, même si je sais qu’elle me suivra à domicile en suites de couches. J’aurais aimé qu’elle puisse me faire accoucher… Une page se tourne, et la fin du premier tome se précise. Ma prochaine sortie en ville sera l’ultime départ vers une vie à trois.

sablier

Préparation à la naissance : la méthode Bonapace

 L’avantage d’avoir été suivie à domicile pendant trois semaines, outre le fait que c’est plus sympa de discuter avec la sage-femme sur le canapé autour d’un café, c’est que nous avons enfin pu aborder la fameuse méthode Bonapace en cours individuel. J’avais eu du mal à faire le choix de la préparation à la naissance, et nous avions finalement opté pour cette méthode, combinée à des cours plus classiques.

La méthode Bonapace, du nom de la canadienne Julie Bonapace qui l’a développée, a trois objectifs : préparer le père et l’impliquer dans l’accouchement, apprendre à gérer la douleur, et limiter les interventions médicales. Pour ma part, je suis quasiment sûre d’avoir recours à la péridurale (sauf si je fais partie des femmes bénies pour qui les contractions ne sont pas trop douloureuses, et qui accouchent en éternuant), mais j’aimerais, dans la limite du possible, rester mobile le plus longtemps possible avant qu’on l’installe.

Concernant la gestion de la douleur, il y a trois points clé :

– la détente et la respiration : là on n’est pas très éloigné des méthodes de préparation classiques ou de la sophrologie. Il s’agit d’apprendre à maîtriser son souffle et à pratiquer la visualisation positive. On rejoint aussi beaucoup l’haptonomie, qui nous apprend à nous concentrer sur le fait d’être ensemble avec le bébé pour occulter en partie le signal douloureux.

– la détente et les massages entre les contractions : l’idée est d’optimiser le temps de repos entre deux contractions, de ne pas focaliser sur la douleur que l’on vient de ressentir et qui va fatalement revenir, mais de récupérer au maximum. Outre des positions qui détendent le dos et relâchent le ventre, cela passe par des massages légers effectués par le papa, des effleurements (et bien sûr ses encouragements !).

– l’activation d’une douleur secondaire pendant les contractions : l’idée est de stimuler des zones gâchettes, souvent des points d’acupuncture, et de générer un signal douloureux qui va stimuler la production naturelle d’endorphines. Le papa appuie sur ces points, et la douleur générée augmente la dose de morphine naturelle du corps, qui du coup combat plus efficacement la douleur. J’utilise deux de ces points depuis des années sans connaître ce mécanisme, tous mes kinés ont un jour appuyé dessus, et c’est vrai que cela m’a toujours soulagé le dos et la sciatique.

Bonapace
Source photo : http://www.bonapace.com

Ceci est résumé, évidemment je n’ai pas toutes les clés de la méthode après une heure de cours, mais c’est un bon aperçu des principes essentiels. Finalement, on laisse la maman gérer sa respiration et essayer de penser à autre chose qu’à la douleur, pendant que le papa fait office de coach, l’invite à se détendre et à rester calme, et utilise les massages et la digipuncture pour l’aider.

Évidemment, ceci est la théorie, et on sait bien qu’en pratique cela peut être difficile à appliquer, qu’il y a des moments où la douleur fait perdre ses moyens, que l’on peut paniquer et oublier ces beaux principes… Mais si, finalement, ces méthodes me permettent de gérer ne serait-ce qu’une petite heure, ça sera déjà gagné. De toute façon il est impossible de prévoir le déroulement d’un accouchement, la seule chose que l’on puisse faire c’est de se munir de quelques clés qui seront peut-être utiles à un moment donné. Le simple fait de se préparer à l’accouchement à deux est déjà un bon moyen d’appréhender le grand jour avec plus de confiance. La méthode Bonapace, et l’haptonomie en parallèle, nous ont permis d’envisager ce moment comme un moment à trois, et pas juste mon accouchement dont le papa est spectateur. Et à nous trois, on va faire une bonne équipe !

Je vous laisse avec une petite vidéo, extrait d’une émission des Maternelles, sur la méthode :

Pour trouver une sage-femme formée à la méthode Bonapace près de chez vous : http://www.bonapace.com/page.php?s=liste-formateurs&l=fr

 


Article publié sur SBG

Séance d’haptonomie #04

Après la troisième séance d’haptonomie, j’étais un peu mitigée, en tout cas nettement moins enthousiaste. Je suis donc allée à la quatrième avec relativement peu d’entrain. C’était sans savoir que mon homme allait passer sur la table, et ça c’est de l’or en barre…

La sage-femme lui avait parlé la dernière fois d’expérimenter l’haptonomie, mais on ne l’avait pas vraiment prise au sérieux, ou du moins on ne pensait pas qu’il allait devoir s’allonger en sous-vêtements et que j’accomplirai tous les gestes du centrage appris précédemment. Et pourtant, c’est ce qu’il s’est passé ! Il a accepté de mauvaise grâce, et s’est donc retrouvé sur le ventre à la merci de la sage-femme. Comment vous décrire la difficulté que j’ai eu à ne pas éclater de rire ? Je la regardais poser ses mains sur lui et lui parler de sentir son giron, et j’imaginais sans mal ses propres difficultés à garder son sérieux. Heureusement nos regards ne se sont pas croisés, cela aurait ruiné nos efforts. Alors, bon, je ne me moque pas de la méthode, comprenons-nous bien. C’est juste une situation assez incongrue, surtout lorsque que l’on entend « Vous sentez, par ce geste votre compagne invite le bébé à prendre sa place dans votre bassin ». Mais c’est une bonne chose que le papa teste le ressenti de la maman, et pas seulement le bien-être, car il se rend aussi compte de la gêne que l’on peut éprouver à être en petite tenue sur une table, à la merci d’une inconnue.

Puis ce fut mon tour, tout de même. Et décidément le programme de la séance était surprenant cette fois… La sage-femme m’a prévenue qu’elle allait me faire très mal (sympa) avant de me pincer brièvement un nerf à l’intérieur de la cuisse. Elle a bien failli se prendre mon pied dans la figure tellement la douleur a été vive, et ça n’aurait été que justice si vous voulez mon avis. Puis elle nous a invités à poser nos mains sur mon ventre, à être avec le bébé, tous les trois ensembles. Les yeux fermés, nous avons tenté de la suivre dans une sorte de méditation guidée dont le but m’apparaissait clairement mais qui ne nous a pas vraiment inspirés. Néanmoins, nous étions tous les deux concentrés sur le bébé, ce qui nous semblait plus essentiel, et notre puce était complètement avec nous, collée dans nos mains et bien éveillée. La sage-femme m’a alors pincée au même endroit, plus fort et plus longtemps. Pas de réaction de défense, je suis revenue doucement hors de mon cocon, surprise. Oui, cela m’a fait bien mal, presque autant que la première fois, mais c’était infiniment plus supportable. Et la douleur s’est arrêtée immédiatement, alors que quelques minutes auparavant elle avait perduré après que la sage-femme ait cessé de pincer. Impressionnant.

Je crois que cette séance m’a enfin montré ce que j’attendais de l’haptonomie : un moment à trois, dans le calme et l’harmonie, et aussi un moyen efficace de s’évader d’une éventuelle douleur. La supporter, pas la supprimer bien entendu. Mais la différence est assez incroyable. Le fait d’être dans notre bulle, centrés sur cet enfant à naître, me rassure et me permet de rester éloignée d’un ressenti désagréable. Et j’en suis la première étonnée. Je suis tout de même prévenue que le jour de l’accouchement l’intensité de la douleur peut rendre cette immersion extrêmement difficile, et à vrai dire je ne compte pas non plus sur un accouchement totalement naturel, sans anesthésie. Mais si cela peut me permettre de rester mobile ne serait-ce qu’une heure de plus, alors tout l’intérêt de cette préparation sera là. Si ça ne fonctionne pas ? Nous aurons au moins eu de belles heures avec bébé tout au long de la grossesse, et c’est déjà énorme.

haptonomie

Préparation à la naissance #03

La semaine dernière nous nous sommes rendus au troisième cours de préparation à la naissance. Il est toujours difficile de faire le compte-rendu d’une séance, tant cela tient plus de la conversation que du cours théorique à proprement parler. Cette fois encore plus, car pas mal de sujets ont été abordés au fil de la discussion.

roue1En vrac, nous avons vu sur la fameuse fiche ronde que dégainent toutes les personnes consultées au cours d’une grossesse les différents types de prématurité. Entre 33 et 37 semaines d’aménorrhée, on considère qu’il s’agit d’une prématurité moyenne, qui présente peu de risques. Au-delà, l’enfant est considéré comme né à terme. C’est rassurant d’un côté, puisque j’entame la 32ème semaine, et donc j’arrive au stade où ma fille peut naître sans problème majeur. Mais d’un autre côté ça sent gravement la fin quand même ! Et de se dire qu’elle pourrait être là dans un mois et demi nous fait un peu peur, il faut bien l’avouer. On ne se sent pas prêts, matériellement déjà, et psychologiquement non plus… Non, l’idéal serait qu’elle nous laisse encore deux mois et demi comme prévu !

Parmi les autres sujets abordés, la préparation de la valise pour la maternité. C’est pareil, je me laisse encore un mois pour la boucler, fin avril me semble encore loin… Et puis l’incontournable péridurale ! Le rendez-vous avec l’anesthésiste est pour bientôt, mais la sage-femme a dégrossi un peu le sujet. Elle nous a parlé des autres méthodes utilisées pour soulager la douleur, que l’on connaît moins, comme l’injection de morphine, le gaz que l’on respire, l’anesthésie locale du périnée si l’accouchement est imminent… Et elle nous rappelé que parfois l’anesthésiste de garde n’est pas disponible de suite, car les urgences vitales priment sur un accouchement, ou parce qu’une pétasse se dilate plus vite dans la chambre d’à côté. Que parfois le destin n’est pas drôle, et qu’un petit bouton sort sur la colonne la veille de l’accouchement, ce qui constitue une contre-indication formelle… Bref, autant accepter l’idée que peut-être il n’y aura point d’injection salvatrice.

À force de papoter, il a fallu zapper la partie exercice, et ça m’a manqué. J’apprécie la relaxation, mais je préfère de loin la partie pratique. D’ailleurs j’espère que la méthode Bonapace va être abordée concrètement, car c’était vraiment l’objet de mon choix au départ. Certes, la partie théorique est intéressante, mais j’aimerais qu’elle laisse la place à l’apprentissage des gestes et des points de pression qui soulagent, et c’est aussi pour ça que le papa assiste aux cours. Enfin, côté exercices pratiques je vais être servie puisque l’un des prochains cours est un cours de puériculture. J’ai vraiment hâte, même si le poupon en plastique de la sage-femme a clairement une sale tête (la tentation sera grande de le noyer dans la baignoire), je sens que ça va être un grand moment pour l’Homme comme pour moi. Le rendez-vous était prévu pour lundi, mais la neige m’a empêchée d’y aller, j’espère qu’il sera reprogrammé pour bientôt !

Préparation à la naissance #02

La semaine dernière, la seconde séance de préparation à la naissance portait sur le thème : quand partir à la maternité ? Bon, en fait on fait vite le tour et les révélations ne sont pas explosives, hein. Du coup on a rapidement dérivé sur d’autres questions, notamment celle des « instruments ». Et on est toutes différentes face aux éventualités de l’accouchement. Une des mamans, qui attend son deuxième enfant, a une peur bleue de l’épisiotomie. De mon côté, ce n’est pas un problème, par contre je suis terrifiée par la ventouse et les forceps. Parce que je trouve ça hyper violent pour le bébé. La sage-femme me dit qu’ils ne peuvent en témoigner d’un air fataliste, mais je reste persuadée que ça doit leur faire mal, vu les marques que ça laisse. J’espère être dans le faux, mais je ne peux pas m’empêcher de trouver ça limite. La mauvaise nouvelle c’est qu’on ne peut pas vraiment le refuser si cela s’avère nécessaire… la tête du bébé étant engagée dans le bassin à ce moment-là, c’est trop tard pour la césarienne, il faut juste qu’il sorte vite. Bon, reste à prier pour que cela n’arrive pas !

préparation à la naissance 2Pour ce qui est de la partie pratique, nous avons fait connaissance avec notre meilleur ami : le ballon. Forcément, vu de l’extérieur on se demande toujours un peu où est l’intérêt de s’assoir sur une grosse baballe… Mais évidemment me voilà convaincue, car même ma hanche bancale a aimé. Et surtout, le papa a appris à prendre position autour du ballon et à m’aider à m’étirer, notamment pour soulager le milieu du dos et les côtes, qui commencent à être un peu comprimées. Il existe des dizaines de positions qui soulagent, que ce soit durant la grossesse ou pendant le travail à proprement parler, reste à en mémoriser quelques-unes…

Encore une fois je suis sortie contente de cette séance, c’est bon de pouvoir poser les questions qui nous taraudent et de s’occuper un peu de soi. D’autant que depuis le super papa utilise ce qu’il a appris pour soulager les petites douleurs du soir. Par contre il espère voir un jour les autres pères, histoire de se sentir moins seul… La puce quant à elle réagit toujours autant aux voix, du coup elle vit les cours avec nous. Et le travail sur la respiration la réjouit si j’en crois les ruades enthousiastes que je reçois pendant la relaxation !

Préparation à la naissance #01

Après quelques déboires dans le choix de la préparation à la naissance, j’avais finalement trouvé une sage-femme libérale qui m’a proposé un mix entre cours classiques et méthode Bonapace. C’était il y a deux mois, et j’avais l’impression que le début des cours était très loin… Et puis elle m’a appelée fin décembre pour fixer les dates, et j’ai réalisé que ça allait arriver très vite. En effet, jeudi a eu lieu la première séance, et ça m’a fait tout drôle d’entamer cette partie-là de la grossesse, qui sent tout de même beaucoup la fin !

Le papa étant plus que bienvenu, il m’a accompagnée, et finalement ce qui m’a fait le plus bizarre c’est de le regarder et de penser « Il va à un cours d’accouchement ». Mon homme… ça fait quelque chose ! Petite déception pour lui dans la salle d’attente : il était le seul papa, nous étions trois mamans. Mais nous nous attentions à plus de monde, genre 6 ou 7 couples, donc on a trouvé ça sympa d’être en petit comité. Au moins, si les papas viennent la prochaine fois, il y aura un vrai échange.

Premier cours donc, très classique et surtout théorique. Le thème du jour : la base, c’est-à-dire les présentations, un rapide point sur la grossesse, et des explications sur l’anatomie et le fonctionnement de la machine à bébé. Je l’ai plutôt vécu comme une prise de contact, on ne peut pas dire que j’ai appris beaucoup de choses mais c’était sympa pour un début ! Enfin, si, j’ai appris un truc dont je me serais bien passée : lorsque j’ai décrit les quelques contractions douloureuses que j’ai déjà eues, et demandé si ce serait les mêmes le jour de l’accouchement, la réponse fut « Oui, mais en dix fois pire ». Bon, là, j’avoue, j’ai oublié mes beaux discours genre « ouaiiis mais non franchement l’accouchement ça me fait pas flipper tu voiiiis » (avec une voix de connasse), et j’ai eu envie de chialer.

Pour la partie relaxation, un peu de respiration, et quelques exercices pour détendre la colonne et le bassin. En fait je me suis rendue compte que les mouvements de bascule de bassin, les positions, ou encore un point d’acupression magique me sont familiers depuis des années, puisque ce sont eux qui me soulagent le bas du dos et les sciatiques depuis toujours. Mais cela n’aura pas été inutile, puisque j’en ai profité pour tomber amoureuse du fameux coussin dit d’allaitement, qui en fait est loin de ne servir qu’à allaiter ! Vraiment, je crois que je vais me faire un cadeau finalement pendant les soldes…

Donc bilan de cette première séance : sympathique, intéressante, détendue. Mon mari ne s’est pas ennuyé, il espère juste qu’il y aura un autre mec la prochaine fois ! Ma fille était bien réveillée, contente d’entendre des voix nouvelles, et mon ventre sautillait. La sage-femme est toujours aussi bien, je suis décidément contente de mon choix, comme quoi il faut s’écouter et aller vers celle qui nous met à l’aise ! Au rythme d’un cours par semaine ou quasiment, j’aurais terminé la préparation fin mars, donc je pense que le temps va s’accélérer désormais… Figurez-vous que je vais avoir un bébé !

Séance d’haptonomie #03

Il y a deux semaines, nous nous sommes rendus à notre cours d’haptonomie. La troisième séance était plus centrée sur mon bien-être. En effet, la détente de la mère induit directement celle du bébé, d’où l’intérêt de montrer au père comment aider sa compagne dans cette période où la grossesse commence à provoquer tensions et petites douleurs. Je recommençais à peine à marcher normalement et ma hanche me faisait toujours souffrir. Dans mon cas, le relâchement était plus que bienvenu !

À vrai dire cela a plutôt mal commencé, déjà car je n’ai pas pu tenir la position que la sage-femme me demandait, et ensuite car j’ai été un peu trop franche… Lorsqu’elle m’a demandé si je me sentais soulagée, je lui ai répondu que non, aucune différence. Je n’allais pas mentir, si ? Il faut dire ce qui est : le début de la séance n’est jamais très relax, en grande partie car je viens de faire une heure de voiture pour m’y rendre… Si le bébé réagit instantanément, moi il faut me laisser 5 minutes. Là, elle m’a carrément demandé si je voulais poursuivre l’haptonomie, m’avertissant que les séances suivantes allaient me demander encore plus d’efforts si j’avais toujours mal. Je pense qu’elle a dû me trouver un peu têtue dans mon refus de m’installer comme elle le voulait !

À nouveau le centrage du bébé, que l’on a invitée à descendre un peu cette fois. Apparemment la tension créée par la douleur ne l’incitait pas tellement à prendre toute la place qu’elle aurait pu, il fallait donc l’inviter vers le bas de mon dos. Mon mari est toujours surpris de la sentir dans mon dos, et je l’envie un peu car c’est pour moi une zone totalement insensible, la faute certainement à des années de problèmes.

Et donc, comme je le disais, ce centrage est passé par la détente de la maman. Mon homme a appris de nouveaux gestes qui me soulagent, détendent mon bassin et bercent notre fille en même temps. Un joli moment puisqu’on a vu tout de suite des bosses se former sur mon ventre, au rythme des sauts de joie de la puce.

Et encore une fois on a pu constater le résultat, puisqu’une semaine après, à la visite mensuelle, le bébé avait pour la première fois la tête en bas… Coïncidence ou pas ?

blog Un Carnet Rose

Séance d’haptonomie #02

Le lendemain de l’échographie morphologique, nous sommes allés à notre deuxième séance d’haptonomie. Nous ne savions pas plus à quoi nous attendre que pour la première, puisqu’on se doute bien qu’on ne va pas passer les six séances à poser la main sur mon ventre, nous étions donc tout aussi impatients.

Il a été question cette fois d’un recentrage du bébé. Car en prenant des repères sur mon dos et mon ventre, et en observant sa forme, il est apparu que je le portais légèrement trop bas et trop en avant. Ce qui avait pour conséquence, entre autres, une sensation de pesanteur en bas du ventre. La méthode là encore consiste à « appeler » le bébé avec les mains, pour lui faire prendre conscience de tout l’espace qu’il peut utiliser. C’est vrai que depuis quelques temps je sens parfois des coups nettement plus haut que le nombril, mais globalement la puce est toujours au même endroit. La sage-femme a fait travailler le papa, qui a posé une main sur mon ventre et l’autre dans mon dos.

Puis elle lui a appris à bercer le bébé de manière à lui faire pendre toute sa place, tout en faisant un mouvement qui me soulage le bassin, qui me fait toujours souffrir. Cette séance était axée sur ma détente autant que sur celle du bébé, et c’est bien agréable de se faire chouchouter comme ça. D’autant que ces douleurs dans la hanche n’ont pas cessé depuis un mois, et commençaient à entraver quelques peu mes mouvements au quotidien.

Cette fois encore je me rends compte qu’il est difficile de raconter une séance sans lui enlever son caractère intime ni lui donner une tournure un peu dérisoire… Pour résumer nous sommes sortis de là contents d’être venus, convaincus que nous avions bien fait de nous lancer dans l’haptonomie, et avec quelques conseils précieux sur un bout de papier.

Depuis cette séance en tout cas j’ai l’impression que mon ventre est moins gros, et l’homme trouve aussi que je me tiens moins en avant. Il semble que le recentrage ait bien fonctionné, et nous avons constaté que la pépette n’est plus systématiquement collée à la paroi de mon ventre. On la sent parfois un peu moins nettement, puis d’un coup elle arrive et rempli notre main. Quand j’y pense, comment fait-elle pour avoir encore autant de place avec ses 30cm ?

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Première séance d’haptonomie ♡

Cet article, j’aurais mis du temps à vous l’écrire. Parce que les mots semblent bien peu face à ce que j’aimerais exprimer. Je vais néanmoins tenter de vous raconter notre première séance d’haptonomie.

Je vous en parlais ici, j’ai toujours dit que je voulais en faire lorsque je serai enceinte, mais pour moi c’était plutôt un complément à la préparation à la naissance. Je voulais faire des séances entièrement consacrées à l’haptonomie, un vrai moment à trois, concentré sur la relation avec le bébé. J’ai donc choisi de consulter une seconde sage-femme, en parallèle de celle qui me donnera les cours de préparation et me suivra après l’accouchement.

Dans mon département, pas trop le choix : seulement trois praticiennes sont référencées sur le site du CIRDH. Et vu ma petit mésaventure avec la vilaine sage-femme, j’ai décidé d’y aller au feeling. J’ai téléphoné aux trois, histoire aussi de connaître leurs tarifs (car qui dit complément dit aucune prise en charge), et le choix a été vite fait. La première n’était pas aimable, la seconde s’est offusquée à l’idée que je fasse une autre préparation, et toutes deux imposaient un minimum de 8 séances. La troisième a été très sympa, bien plus ouverte, bref ce fut l’élue.

Il y a pile un mois, nous sommes donc allés à notre première séance d’haptonomie. J’étais à 3 mois et 3 semaines de grossesse. Elle a commencé par nous expliquer un peu plus en quoi consistait l’’haptonomie : un toucher affectif qui permet de nouer une vraie relation avec le bébé avant sa naissance, qui apaise l’enfant et lui fait prendre conscience de lui-même et de notre présence. Elle nous a expliqué qu’une main posée sur le ventre qui cherche à le sentir bouger n’a rien de très stimulant pour lui, tandis qu’une main qui est là pour le caresser et l’accueillir lui procure un bien-être certain. L’affectif est donc au centre de la méthode.

Je me suis allongée, la sage-femme assise d’un côté et mon mari de l’autre. Elle a commencé par mettre la main elle-même sur mon ventre, pour me faire prendre conscience des mouvements du bébé. Lorsqu’elle m’a demandé si je l’avais déjà senti, j’ai hésité. Deux semaines auparavant, il y avait eu ces petits coups… mais c’était bien trop tôt, on lit et on entend partout que pour une première grossesse on ne sent rien avant quatre mois, et puis de toute façon ça commence par des petits frôlements, des bulles, c’est tellement subtil… Elle ne m’a rien dit, et la séance à proprement parler a commencé.

Il faut dire la vérité, mon homme s’est un peu senti inutile durant la première demi-heure. C’est qu’elle a passé un moment à poser ses mains d’un côté et de l’autre de mon ventre, cherchant à me faire ressentir le bébé. Très vite elle a affirmé qu’il venait dans sa main, et nous étions sceptiques. Mais petit à petit, j’ai senti qu’il était là, en effet. Plutôt qu’une réelle sensation,une sorte de présence. Un peu comme lorsque j’ai senti qu’il s’endormait au matin de l’écho du 4ème mois. Puis elle m’a fait constater que mon ventre était plus dur du côté où on plaçait la main. Vint alors mon tour de poser ma main pour « appeler » le bébé.

Et là… un coup. Pas un petit coup léger, non, un gros coup sous mes doigts. La sage-femme l’a senti aussi, elle a même vu une petite bosse sur mon ventre se former. Comment vous décrire ça ? Les larmes sont montées toutes seules, un soulagement, de l’euphorie, tout mélangé. Mon bébé. Il était bien là, dans mon ventre, dans ma main, plein de vie. J’ai alors compris que ces petits coups sentis à tout juste trois mois et une semaine, c’était déjà lui. Je le savais, mais encore une fois je ne m’étais pas suffisamment écoutée. Je ne l’avais dit qu’à mon homme, sans être trop affirmative. Oui, cela faisait deux semaines qu’il se manifestait de temps à autre, et ce jour-là il m’a fait comprendre qu’il était bien là, sans doute possible.

Lorsque mon mari a posé ses mains sur mon ventre, il a senti de petites bulles, un léger mouvement, et la sage-femme lui a répété que c’était bien le bébé. Il n’y croyait qu’à moitié, tellement nous étions à mille lieux d’imaginer le sentir si tôt et surtout si fort. Nous sommes sortis de cette première séance ravis, bousculés et émus. Nous avions senti notre enfant, nous avions pris contact, nous l’avions même bercé.

Les jours suivants, nous avons reproduit les gestes à la maison, sans sentir systématiquement des mouvements. Peu importait, nous savions qu’il était là, et qu’il venait se blottir dans le creux de notre paume. Au fil des jours, les sensations se sont faites plus nettes, et une semaine plus tard j’ai senti le bébé bouger alors que je conduisais, pas vraiment concentrée sur lui donc. À partir de ce moment, tous les jours j’ai eu ma dose de petits coups et de pirouettes, de plus en plus vives. Est-ce grâce à l’haptonomie ? Sans doute pas, puisque je le sentais avant, et qu’à mesure qu’il grandit ses mouvements se font plus perceptibles. Mais d’un autre côté, aurais-je fait suffisamment confiance à mon ressenti pour en avoir conscience aussi tôt ? Probablement pas. Cela m’a permis d’identifier clairement cette sensation nouvelle. Cela conforte aussi le papa, qui a du mal à croire qu’une infime vague puisse être le fait du bébé. Et surtout, cela permet au père de nouer une relation avec son enfant, car le sentir n’est plus l’apanage de la mère. Dès que je lui signale que le bébé est réveillé, mon homme vient le toucher, et il s’étonne à chaque fois, il ne s’en lasse pas.

Aujourd’hui, je me régale à sentir les coups, de plus en plus forts, qui me rassurent et me ravissent. Mon bébé est en pleine forme, je le sais et je le sens. Et il m’étonne par son évolution, car je le sens grandir et devenir plus fort au fil des jours. Il est au moins cinq ou six centimètres plus haut qu’il y a un mois, il prend plus de place, et il réagit de plus en plus aux stimuli tels que la musique, la voix de son père, le ronron du chat, nos caresses, et le chocolat. Oui, car ces premiers coups timides reçus il y a près de deux mois étaient consécutifs à un gâteau au chocolat. Depuis, dès que j’en mange la réaction ne se fait pas attendre très longtemps. Il aime faire des bonds et des cabrioles entre 2h et 3h du matin, il s’agite lorsqu’il y a du monde et qu’il entend plein de voix, il s’éveille un court instant en même temps que moi. Il s’affirme, il se manifeste, il est bien là. Depuis un mois nous ne sommes plus deux, nous sommes
trois
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haptonomie

Pour trouver un praticien près de chez vous : http://www.haptonomie.org/fr/