L’échographie morphologique et la découverte du sexe du bébé

Je voulais publier les articles dans l’ordre, mais bon, je ne vais pas trop faire durer le suspense, je sais que certaines attendent la réponse !fille ou garçon

Hier, donc, nous avions rendez-vous pour l’échographie morphologique. Et, forcément, nous attendions avec impatience la confirmation du sexe du bébé ! Je dis confirmation car, comme je l’ai déjà dit, je savais, comme j’ai su pour ma fille. Une simple formalité donc, mais tout de même importante, le feu vert pour le choix du prénom et quelques achats coup de cœur.

Nous voilà donc au même endroit que pour l’échographie du premier trimestre, avec une remplaçante cette fois, très jeune et très sympa. Installés dans la pénombre, les yeux rivés sur l’écran. Bébé ayant la tête en haut, on commence par le cerveau… quand tout à coup, bébé bascule la tête en bas, sous présentant ses fesses.

« Vous voyez ? » nous demande la gynéco. Nous scrutons, nous cherchons le petit abricot attendu. Nous voyant patauger, elle nous aide, et nous assène l’une des phrases les plus stupéfiantes de ma vie.

C’est un garçon.

Qu… quoi ?

J’ai ravalé mon « vous êtes sûre ? » et j’ai regardé ce qu’elle me montrait. « Mais oui, vous voyez, on distingue bien le petit zizi, il avait vraiment envie de nous le montrer ! » plaisante-t-elle.

Instant de flottement. Le choc. Ben oui, j’aurais parié n’importe quoi sur une fille. Tout concordait. Je ne me suis jamais trompée, pour personne. Jamais. Et on me l’a confirmé si souvent… Silence, regard vers mon mari, aussi ébahi que moi.

C’est un garçon.

On parvient à articuler cette phrase une ou deux fois, sans y croire. Puis l’échographie se poursuit. Une heure à regarder ce bébé, à scruter chaque parties de son corps, à mesurer, à expliquer. On oublie l’annonce fracassante, notre bébé va bien, on le regarde remuer, se retourner, on rit. On est heureux.

On découvre pourquoi le papa perçoit si peu les mouvements du bébé : le placenta est à l’avant de mon ventre, donc il amortit les coups. Je les sens de l’intérieur, mais mon homme s’impatientait de ne pas les sentir mieux dans sa main, en tout cas nettement moins que lors de la première grossesse.

À la fin,  la gynéco zoome sur le visage du bébé et nous passe un peu de 3D, différente de la dernière fois, plus nette, plus réaliste. Et nous découvrons les traits de notre bébé. Il est beau hein ? Elle insiste un peu, prend plusieurs clichés, essaie de nous faire la plus belle image souvenir possible. Nous lui en sommes  tellement reconnaissants, surtout qu’elle nous a fait des impressions grand format. Les premières photos de notre deuxième enfant.

Notre fils.

Ben merde alors. Si on s’attendait à ça ! Nous sommes restés un peu sonnés le reste de la journée. Au restaurant, on a parlé prénoms, on a partagé nos premières impressions, on a commencé à assimiler la nouvelle. De mon côté, des sentiments ambivalents qu’il m’est difficile de décrire à chaud. Mais surtout beaucoup d’étonnement.

Le bilan de cette échographie : notre bébé va parfaitement bien, et il est déjà grand et bien costaud. Il bouge beaucoup, il est très tonique. Et il a un petit zizi !

L’échographie du premier trimestre

Il y a une semaine, nous avons fait l’échographie du premier trimestre, celle qui est sans doute la plus belle de toutes, en tout cas c’est le souvenir que j’en ai.

Je n’ai pas pu aller à la maternité comme pour la première, faute de place. On m’a donné la liste des cabinets privés habilités à pratiquer l’évaluation des marqueurs de la trisomie, et sans surprise très peu de praticiens font cet examen. Nous sommes donc allés dans la ville où nous habitions avant, à environ une heure de route de la maison.

Ce jour-là avait mal commencé, et, contre tout attente, nous n’y sommes même pas allés très enthousiastes. Cela a vite changé. Déjà, la première bonne surprise a été d’être pris pile à l’heure (à la maternité il faut compter entre une et trois heures d’attente). Autant dire que, même avec le trajet, on gagne du temps !

Nous voici donc dans une jolie pièce aux lumières tamisées, après le questionnaire d’usage, installés face à un écran. Et là, un bébé apparaît. Un vrai bébé, pas un haricot, un bébé avec des bras, des jambes, des mains, des pieds… Un visage. On a beau le savoir pour l’avoir déjà vécu, c’est un choc. Mon homme me prend la main, mes yeux sont humides, et ainsi commence une demi-heure magnifique.

La gynéco nous montre tout, nous explique chaque mesure, nous parle du cœur, du cerveau, agrandit son visage, nous dit qu’il a déjà un os du nez. On apprend, on se tait, on ouvre grand les yeux. On regarde ce bébé, sans trop comprendre comment cela est possible. C’est toujours aussi surprenant de voir une telle chose au bout de deux petits mois. Elle nous fait même écouter son cœur, pour la première j’avais attendu 7 mois pour l’entendre. Nos regards se croisent parfois, on se sourit, sa main serre plus fort la mienne, et le reste n’existe plus.

Après les mesures et le contrôle des organes, la gynéco fait une rapide 3D. Et là, nos yeux s’écarquillent devant un petit bout de bébé qui se tourne, se frotte les yeux, étire ses bras en l’air… On le regarde bouger, ce petit miracle, et on se tait encore. Qu’est-ce qu’on peut dire devant ce spectacle ?

Retour à la lumière du jour, les yeux emplis d’étoiles. Les soucis ? Qu’est qu’on en a à faire ? On a un bébé en pleine forme. On a vu notre enfant bouger. L’essentiel est là. Pour rien au monde je ne changerais ma vie. J’ai trouvé en mon mari un amour comme on en rencontre peu, nous avons une petite fille merveilleuse et en bonne santé qui nous rend un peu chèvres, et un bébé en train de grandir dans mon ventre, lui aussi va très bien et nous rendra chèvres bientôt.

J’ai savouré ce moment, et il a changé notre façon de voir si radicalement que les bonnes nouvelles sont arrivées dès le soir. La loi d’attraction, décidemment… J’ai beau le savoir, cela me surprend encore.

Je ne sais pas si je réalise vraiment qu’un deuxième enfant va entrer dans notre vie. En fait, non, je ne réalise pas du tout. Mais maintenant je sais qu’il est là, je commence à sentir sa présence, et mon petit ventre me semble empli de promesses. Je sens que je vais encore aimer cette grossesse !

Grossesse et hernies discales

????????????????????????????Grossesse et hernies discales… Combien de fois ai-je tapé ces mots dans un moteur de recherche… Cet article, je veux l’écrire depuis longtemps, pour apporter un témoignage autre que ceux qu’on trouve sur divers forums et qui sont relativement décourageants. En effet, outre les hiéroglyphes qui racontent des histoires de paralysies foudroyantes, auxquels on prête heureusement peu de crédit, on trouve une foule d’idées reçues sur la difficulté de porter un enfant lorsque l’on a une hernie, fausses la plupart du temps.

Alors, grossesse et hernies discales, est-ce si incompatible ? J’ai entendu pendant des années « Toi, le jour où t’es enceinte tu vas rester couchée pendant neuf mois ! ». Toujours encourageant. Et en fait, non, pas du tout. Je vais vous raconter, et si jamais une femme tombe sur cet article au cours d’une recherche inquiète, je serai heureuse de lui donner un peu confiance dans son dos.

J’ai commencé à avoir mal au dos vers l’âge de douze ans. La première petite hernie a été détectée à 17 ans, la seconde, sur le disque au-dessus vers 21 ans. Autrement dit, quand je suis tombée enceinte, cela faisait plus de quinze ans que mon dos me lâchait à intervalles plus ou moins réguliers. Un an et demi avant ma grossesse, j’ai eu un épisode de « blocage » qui m’a valu deux mois d’arrêt, six mois de douleur et pratiquement neuf mois de kiné. La routine. Sauf que, pour la première fois, la kiné s’est voulue rassurante, et m’a dit qu’une grossesse ne signifiait pas obligatoire des douleurs, qu’au contraire le corps était étonnamment relâché pendant la grossesse, ce qui m’empêcherait d’être dans cet état de verrouillage total qu’on connaît bien.

Elle avait raison. L’une des principales hormones sécrétées pendant la grossesse, la relaxine, a pour effet, entre autres, le relâchement des ligaments et des articulations. La conséquence directe est qu’effectivement le dos ne se « bloque » pas. Concrètement, je l’ai senti très vite : après un gros ménage par exemple, quand d’habitude j’avais besoin de m’allonger et de détendre longuement le bas de mon dos, il me suffisait d’une petite minute de repos pour enrayer ce début de douleur. Je sentais nettement le relâchement du bas du dos et du bassin (pour celles qui connaissent, cet angle bien reconnaissable que prend le bassin en période de crise).

Je ne peux pas dire que je n’ai pas eu mal au dos pendant neuf mois. Plus on avance dans la grossesse, plus le dos tiraille, et c’est un peu pareil pour tout le monde. Mais ce mal au dos qui ne me quittait pas depuis l’adolescence a disparu. Totalement. Pour de vrai. Je ne dis pas que chaque femme le vivra de la même façon, mais c’est possible. Non, les hernies discales ne sont pas synonymes de grossesse difficile. Non, elles ne sont pas vouées à s’aggraver. Oui, on peut avoir une grossesse sereine et sans douleur au dos, même si ce dos nous pourrit la vie depuis des années.

Concernant notre cher nerf sciatique, il se peut en effet qu’il fasse des siennes, mais, là encore, on est loin de ce à quoi on est habituées en temps normal. La seule douleur vraiment handicapante que j’ai eue est une douleur au bassin, causée par le syndrome de Lacomme. Mais, d’une part, cela n’a rien à voir avec l’état du dos, et, d’autre part, il suffit d’une ou deux séances d’acupuncture pour le soulager.

Encore une chose importante : oui, on peut avoir la péridurale lorsque l’on a une hernie discale. La plupart des hernies se situent sur les deux derniers disques, autrement dit plus bas que le point de piqûre. Aucune contre-indication donc. L’anesthésiste était nettement plus emmerdé par mes allergies que par mes vertèbres.

Et vous savez ce qui est le plus beau ? Depuis mon accouchement, je n’ai pratiquement pas eu mal. Une ou deux fois, mais des douleurs qui disparaissent avec une nuit de sommeil. Pourtant, porter une boulette de dix kilos ça n’est pas toujours facile, et surtout, quand je le fais, je me rends bien compte que je me cambre beaucoup trop. Se pencher en avant pour la poser dans son lit ou l’en sortir, lui donner le bain, tous ces gestes ne me posent aucun problème, contre tout attente.

Moralité, chères victimes d’hernies, la prochaine fois qu’on vous bassine avec vos disques en carton, et qu’on vous dit que vous n’êtes pas assez forte pour porter un bébé, souriez, passez votre chemin, et faites confiance à votre corps. Il peut encore vous surprendre.


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La visite du 9ème mois

Mardi est à marquer d’une pierre blanche, puisque c’était le jour des derniers rendez-vous. Le dernier cours de préparation à la naissance, et la visite du 9ème mois à la maternité. Cela nous a laissé une impression étrange… la fin est là, on ne peut l’ignorer !

J’ai fait un petit crochet par le bureau de l’anesthésiste… Un vrai con, contrairement à celui qui assure les réunions d’information. J’ose à peine imaginer son affabilité à trois heures du matin… Quand je lui ai demandé si à priori c’était bon pour une péridurale (il a fait la gueule à la mention de mes hernies discales), il m’a répondu que ça dépendait en autre de sa disponibilité, parce que, bon, dès fois il a mieux à faire. Un vrai bonheur cet homme, vraiment… Bref !

J’avais hâte de savoir ce que la sage-femme allait me dire, comment cela s’annonçait à moins de deux semaines du terme. Avant de m’examiner, elle m’a dit qu’en fonction de l’état de mon col elle pourrait me proposer « d’accélérer un peu les choses », à moins que je préfère laisser faire la nature. J’ai été surprise sur le coup, et j’ai compris ensuite qu’à ce stade beaucoup de femmes doivent la supplier de faire sortir leur bébé. C’est vrai, on entend très souvent les femmes dire qu’elles en ont un peu marre sur la fin, et c’est compréhensible. Dans mon cas, comme je vous le disais, je suis en forme, et je n’ai absolument pas envie d’activer les choses. Bien entendu, j’ai hâte de voir ma fille, mais je lui laisse le choix de sa date de naissance… car je suis convaincue que ce n’est pas juste un chiffre.

Bref, je lui ai donc répondu que je préférais laisser la nature suivre son cours, en me demandant bien ce qu’elle aurait fait pour accélérer le processus. Deux heures plus tard, la sage-femme qui  nous donne les cours de préparation nous éclairera : un massage du col, qui peut déclencher des contractions suffisamment efficaces dans un délai de 48h. À l’examen, tout va bien, et le col est un peu plus ouvert désormais, et presque effacé. Le terrain est donc favorable, ça se prépare doucement, et il ne manque plus que des contractions pour lancer la machine. « Ça se présente très bien » a-t-elle conclut. Bon ! Il n’y a plus qu’à attendre, et profiter de ces derniers jours.

Si la princesse n’a pas montré son auguste nez, je dois aller à la maternité le jour du terme, le 21 avril. Comme c’est un dimanche, j’ai le numéro du service, et il me suffira d’appeler pour savoir à quelle heure je peux passer pour un monitoring. C’est comme passer prendre le café chez une copine en fait, sauf que je sens qu’on va encore me demander d’enlever ma culotte… Sauf bien sûr si notre petit rayon de soleil se décide à nous offrir sa lumière un peu avant !

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La visite du 8ème mois

Jeudi s’est achevé mon huitième mois de grossesse. Ce fut aussi le jour de ma première sortie depuis trois semaines, puisque j’avais rendez-vous avec le gynéco de l’hôpital pour le suivi mensuel.

Tout va bien, j’ai vu et entendu brièvement le petit cœur de ma princesse, qui est toujours « un beau bébé ». Le col est court et légèrement ouvert, ce qui à ce stade est plutôt normal. Et la bonne nouvelle c’est que mon bassin est adapté à la grosse tête de mon gros bébé. « Mais qui a dit qu’elle avait une grosse tête ? » a demandé le médecin. « Vous ! ». Léger sourire : « Oui, c’est vrai qu’elle était au plafond des courbes de croissance… » Ah ah, gros malin ! « Mais ne vous en faites pas, vous allez y arriver! » Bon, s’il le dit…

Il m’a demandé de tenir « 2 jours minimum, 16 jours ce serait le top ». Donc aujourd’hui j’ai rempli le contrat des 37 semaines d’aménorrhée, nous sommes sortis de la prématurité sans difficultés finalement. Deux semaines de plus seraient idéales, je pense qu’on peut le faire !

Cette semaine je reprends les cours de préparation à la naissance en ville, donc je vais de nouveau me déplacer un peu. Je recommence à bouger, tranquillement, dans la mesure où mon corps me le permet. Je me suis lancée dans le lavage et le repassage des affaires du bébé, cette semaine je vais enfin boucler mes valises pour la maternité. Oui, en théorie ça devrait être fait depuis un moment, mais bon !

Prochain rendez-vous de suivi le 9 avril, soit moins de deux semaines avant la date prévue d’accouchement, vais-je tenir jusque-là ?  Je le crois, on verra si j’ai raison ! Sinon… je fêterai mes 30 ans à la maternité, mais avec des sushis pour la peine !!

 liste de naissance

L’acupuncture pour soulager les maux de la grossesse

Je vous avais parlé de la sage-femme acupunctrice qui m’avait quelque peu alarmée il y a un mois de ça, mais je n’étais pas revenue sur l’acupuncture à proprement parler. Pourtant, après deux séances, je suis totalement convaincue.

On m’avait conseillé l’acupuncture bien avant ma grossesse, pour soulager mes douleurs chroniques du dos. J’avoue que j’ai toujours été sceptique, et qu’il me semblait un peu utopique de croire que deux aiguilles allaient venir à bout de quinze ans de douleur. Mais la grossesse m’a amenée à reconsidérer la chose avec son lot de petits maux divers et variés, et, après l’épisode des fêtes de fin d’année, où mon bassin m’avait quelque peu torturée sans que je puisse descendre une boîte d’anti inflammatoires, j’ai commencé à envisager de faire un essai. Le mois dernier, comme je vous le disais, je suis donc allée consulter une sage-femme de la maternité formée à l’acupuncture pour voir s’il était possible de soulager les douleurs apparues au niveau de la symphyse (l’avant du bassin). J’avais en outre un point douloureux au niveau des côtes, à la fois devant et dans le dos, qui devenait vraiment gênant.

Elle m’a piquée à différents points, non seulement pour les douleurs, mais aussi pour favoriser une certaine détente générale. Sur le moment, lorsqu’elle m’a laissée seule, la lumière baissée, je me suis sentie plutôt bien, mais dès que je me suis relevée les douleurs ont repris de plus belle. Pas une franche réussite, donc. Le lendemain, j’avais toujours mal, mais moins. Le jour suivant, terminé. Je n’ai plus passé mes soirées à tenter de m’étirer pour libérer mes côtes depuis, les points douloureux ont disparu. Pareil pour le bassin. Bref, le bonheur !

Et si cela ne suffisait pas à me faire adopter l’acupuncture, j’ai pu refaire un essai lors de mon séjour à la maternité. Le deuxième soir, j’avais le dos moulu sur ce lit d’hôpital, et l’Homme peinait à me soulager en me massant. Mais le destin était de mon côté, car l’acupunctrice faisait partie de l’équipe de nuit. Elle m’a donc fait une séance, non seulement pour mon dos, mais aussi pour m’aider à dormir et me détendre, et pour stopper les contractions. Résultat : c’est la seule nuit potable que j’ai faite, d’ailleurs je me suis endormie avec les aiguilles sur la tête, cela m’a énormément soulagé le dos, mais aussi le moral. Et le lendemain, j’affichais un beau tracé plat sur le monitoring !

Voilà, aujourd’hui je suis totalement convaincue par l’acupuncture. Un mois après, les douleurs sont en train de refaire surface, et je déplore de n’avoir pas pu continuer à me déplacer pour une ou deux séances d’entretien. Car, en tant que médecine chinoise, l’acupuncture est une médecine certes curative, mais surtout préventive. Si je supporte la voiture, j’essaierai sans doute de revoir cette sage-femme dans les semaines à venir, et je prie désormais pour qu’elle soit de garde le jour de l’accouchement. Si j’avais su, j’aurais essayé cette méthode beaucoup plus tôt, c’est clair. En tout cas je ne peux que conseiller aux futures mamans de faire un essai, car le pire qu’il puisse arriver est que cela reste inefficace, et il serait dommage de passer à côté d’une technique sans danger pour le bébé qui peut vous soulager. Tout peut être traité en acupuncture, les petits désagréments, les plus gros, et même les petites et grandes angoisses. En ce qui me concerne, je continuerai même après bébé!

acupuncture

 
Article publié sur SBG

Menace d’accouchement prématuré : récit d’un petit séjour à la maternité

Il me faut rassembler un peu mes esprits pour essayer de vous raconter la semaine qui vient de s’écouler… Mardi dernier, je suis allée à l’hôpital pour faire contrôler la longueur de mon col. À l’examen, la sage-femme n’a pas trouvé beaucoup de différence, mais elle a demandé une échographie pour être sûre… La semaine précédente, j’étais entre 29 et 31 millimètres, l’impératif était de ne pas descendre en dessous des 26 millimètres. Un interne a fait l’examen, l’Homme et moi guettions l’écran… Première mesure : 27,5. Et merde, ça a encore bougé. Bon, rien d’affolant me suis-je dit, mais là c’est clair que je vais être alitée pour le mois à venir. Deuxième mesure : 24,5… La douche froide.

Retour au bureau de la sage-femme. Lorsque j’ai vu sa tête, les larmes sont montées. Non, quand même pas… Elle est partie prendre l’avis du médecin, qui m’aurait bien relâchée si je n’habitais pas à 25 minutes de voiture de la maternité… Elle a décidé de me garder. Est-ce que je m’y attendais ? Pas du tout. Est-ce que je me suis voilé la face ? Sans doute, je détestais tellement cette possibilité que je l’ai totalement occultée. Alors que la veille j’ai senti une pesanteur gênante, vraiment désagréable et plutôt mauvais signe. Mais je n’avais pas envisagé une seconde de ne pas rentrer chez moi. Du coup j’ai vraiment mal réagit, d’autant que j’ai été admise pour une durée indéterminée. Pour autant, l’équipe était confiante, à aucun moment on ne m’a laissé entendre que je pourrais vraiment accoucher. Au contraire, on m’a bien dit que j’étais loin du compte, que c’était juste par précaution et pour faire quelques vérifications que l’on me gardait.

Pendant que mon mari faisait un aller-retour à la maison pour me prendre des affaires, on m’a mise sous monitoring. Et là, surprise : j’avais des contractions pratiquement toutes les dix minutes. Le soir-même, la gynéco est passée me voir pour m’annoncer qu’on allait devoir attaquer la maturation des poumons dès le lendemain. Je venais de rentrer dans la case MAP, menace d’accouchement prématuré. À quelques jours près, j’étais encore dans la zone de prématurité qui aurait nécessité un transfert dans une structure de niveau 3. Voilà ce que j’ai vaguement compris, avant de passer une nuit blanche.

Le lendemain, j’ai eu la première dose de cortisone pour la maturation pulmonaire. Cela devait se faire sur deux jours, suivis obligatoirement de 24h d’observation, car cela pouvait déclencher des contractions. En clair, j’en avais pour trois jours quoi qu’il arrive. Après avoir dormi une heure seulement, l’info a été rude à encaisser, mais je l’ai déjà mieux acceptée que la veille. Par contre j’ai mal vécu la perspective du traitement. Le jeudi, seconde dose  de cortisone. Le monitoring affichait toujours des contractions que je ne sentais pas. J’ai eu droit à un test de fibronectine, qui permet de déterminer si un accouchement est à craindre dans les deux semaines à venir, et une nouvelle échographie du col. Là encore, surprise : entre 27 et 29 millimètres. Ok, sachant que le col ne peut pas se rallonger, m’aurait-on hospitalisée pour rien ? Certes il s’est raccourci en une semaine, ce qui en soit n’est pas très bon, mais peut-être n’ai-je jamais franchi la barrière des 26mm… Bref. Le soir-même, une seule petite contraction en vue, le test à la fibronectine négatif, que des bonnes nouvelles.

Le vendredi le médecin est venue me confirmer ma sortie, avec bien entendu une interdiction stricte de prendre la voiture avant 37 semaines d’aménorrhée révolues et obligation de repos. J’ai eu un peu peur lorsque j’ai vu des contractions sur le monitoring, mais je m’en suis sortie avec un prolongement du traitement à la maison pour les stopper, et la consigne de revenir immédiatement en cas de doute. Je suis rentrée chez moi soulagée et épuisée de ces trois nuits sans dormir ou presque, et j’ai dormi pratiquement tout le week-end.

Quant à vous donner mon ressenti… c’est un peu difficile. J’ai la sensation de n’avoir pas tout saisi. La première mesure du col était-elle fausse ? Aurais-je pu éviter l’hospitalisation ? La maturation des poumons était-elle vraiment nécessaire, sachant qu’il y avait infiniment peu de risques que j’accouche dans les jours suivants ? Bref, tout ceci n’est pas très clair. Ce que j’en retiens, c’est que le principe de précaution a prévalu, ce qui est une bonne chose en soi. Et que cela continue, puisque je passe mes journées au repos depuis, et ce jusqu’à la fin mars au moins. Autant j’ai eu très peur une semaine avant, autant la culpabilité a été forte durant ce séjour à l’hôpital, mais cela j’en parlerai sans doute plus longuement, car il va me falloir l’évacuer par écrit.

Mais finissons sur l’essentiel : ma fille va très bien, à aucun moment il n’y a eu d’anomalie sur les monitorings, et d’ailleurs elle s’est éclatée à mettre des coups de pieds dedans. Ma princesse va bien, et elle a bien écouté sa maman qui lui a expliqué pourquoi il fallait qu’elle reste bien au chaud dans son ventre. Elle a dansé de joie à chaque visite de son papa, et on a écouté la mini boîte à musique quand il nous manquait. Et même que ça fait passer le hoquet.

L’échographie du troisième trimestre

L’article d’hier n’était pas franchement gai, aussi j’ai préféré vous raconter l’échographie séparément. Parce qu’il y a tout de même d’excellentes nouvelles, et la principale est que mon bébé se porte comme un charme. Et c’est ça le plus important pour l’instant.

Hier donc, après cette échographie du col quelque peu perturbante, nous avons fait l’échographie du troisième trimestre. Alors déjà la puce a toujours la tête en bas, mais ça on l’avait compris, la bonne blague ! La première chose que le gynéco a dite : Oh, elle a une grosse tête ! Hum… mais encore ? Non, c’est juste que depuis le matin il voyait uniquement des petits bébés, alors là ça lui faisait du changement. Du coup il s’est détendu. Et ce n’était pas gagné, car il a dû descendre deux fois à la maternité dans la matinée, ce qui nous a valu plus de deux heures d’attente et d’entendre un aperçu de sa mauvaise humeur avant qu’il vienne nous chercher…

Rien de particulier durant l’échographie, c’est vrai qu’à ce stade il fait des coupes et qu’on ne comprend pas du tout ce que l’on voit. De le voir distinguer les organes uns à uns dans cette brouillade force le respect je dois dire. Nous avons tout de même pu observer le cœur battre en gros plan, et cela nous paraît toujours aussi hallucinant… Un cœur qui bat, mais comment a-t-on fait ça ? Il nous a aussi montré son profil, et ses narines vues d’en-dessous. Oh, les jolis trous de nez de ma fiiiille !

Comme la dernière fois, il nous a fait un aperçu en 3D de son visage, et cette fois elle ne s’est pas cachée sous ses mains… Nous avons vu le visage de notre bébé. Difficile de décrire ce que j’ai éprouvé… C’est à la fois merveilleux, fascinant et effrayant… En tout cas c’est un grand moment que cette première découverte, même si l’image n’est pas totalement nette. Sur le moment, l’Homme et moi avons eu la même réflexion : cette bouche, ce nez… on dirait qu’elle est typée café au lait cette petite ! Il faut savoir que mon mari a des origines antillaises. Notre bébé a donc une petite part des îles dans ses gènes… En fait elle est le fruit d’un mélange plutôt hétéroclite, ce qui laisse le suspense entier, mais laisse imaginer un joli résultat. Aura-t-elle hérité de  raits de son arrière-grand père métis ? Impossible à dire. Mais après avoir regardé tranquillement l’image je suis sûre qu’elle ressemble à son papa. Elle a le même air que lui quand il boude, je pense qu’elle a dû moyennement apprécier que le gynéco lui appuie dessus comme ça. Le papa est trop fier, à moitié gaga déjà, sa fille c’est la plus belle et puis c’est tout.

Et elle n’avait pas fini de nous épater… J’attendais avec impatience de connaître l’estimation de son poids, sachant qu’à la seconde échographie elle était de 700 grammes, contre 500 grammes en  moyenne. J’avais lu qu’à ce stade il devait se situer autour des 1Kg700, et c’est d’ailleurs le poids estimé du bébé de l’une des mamans avec qui je prends les cours de préparation lors de sa 3ème écho. Le gynéco nous a dit que c’était un très beau bébé, c’est donc d’une main tremblante que j’ai saisi le compte rendu… 2Kg400, ma fille pèse 2Kg400 ! Ah oui, en effet, un très beau bébé ! C’est simple, sur les courbes de croissance on passe de chiffres pile dans la moyenne lors de la dernière écho à des valeurs qui frôlent, voire dépassent légèrement, la ligne maximum.

Les points positifs de tout ceci : ma fille va très bien, c’est un beau bébé et ça me réjouit, elle doit être hyper intelligente et finalement je n’ai pas tant grossi que ça du coup (c’est ELLE qui pèse lourd). Pour le reste… ça n’a fait rire que mon mari que le périmètre crânien soit au plafond, on voit que ce n’est pas lui qui va devoir la passer, cette jolie tête de futur prix Nobel. Devant mon air désemparé, et les blagues pas drôles de mon homme (c’est à force de lui dire qu’elle est belle ça, je suis sûr que son tour de chevilles est élevé aussi), le médecin a réprimé un sourire (mais pas assez pour que je ne le vois pas) et m’a dit de ne pas chercher à trop analyser tout ça. Que de toute façon elle sortira, d’une manière ou d’une autre. Je ne sais pas pourquoi, mais le « d’une manière ou d’une autre » ne me dit rien qui vaille…

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Visite du 7ème mois, une petite menace de prématurité…

Hier a marqué le début du suivi de ma grossesse à l’hôpital, obligatoire à partir du 7ème mois. Ce n’est donc pas ma gynéco libérale qui a assuré le suivi mensuel, mais une sage-femme de la maternité. J’avais peur d’avoir affaire à la même que lors de l’entretien précoce, qui s’était plutôt mal passé, aussi mon soulagement a été grand en découvrant cette femme joviale, très à l’écoute, qui m’a mise à l’aise. Et cela commençait d’autant mieux qu’elle m’a fait écouter le cœur du bébé, que je n’avais encore jamais entendu ! Oui, lors de la première échographie mon petit cabri bougeait trop pour qu’on arrive à se caler sur son cœur, et lors de la seconde je crois que le médecin n’a même pas songé à nous faire écouter… Bref, j’ai découvert ce bruit étrange, ce battement fort et rapide, un son que j’aurais pu écouter pendant des heures. Un rythme parfait, ma fille est en pleine forme.

J’ai parlé à la sage-femme d’une vive douleur à l’avant du bassin qui a fait son apparition il y a quelques jours, en sachant ce qu’elle allait me dire : c’est la symphyse (le devant du bassin) qui s’écarte en prévision de la naissance. En fait j’ai découvert que les douleurs de décembre et celles-ci sont toutes le fait du syndrome de Lacomme, en gros une inflammation des ligaments du bassin. Rien de grave, mais pas grand-chose à faire pour soulager.

Puis vint le moment de l’examen. J’ai regardé la sage-femme, je savais ce qu’elle allait me dire, et je l’ai vue faire une drôle de tête et s’assurer qu’elle ne se trompait pas. Ce coup-là, je l’ai vu venir quelques jours avant… Je trouve votre col un peu court… a-t-elle dit. Oui, mon col a commencé à bouger sous la pression de la tête de bébé. Elle m’a interrogée sur d’éventuelles contractions, mais il est difficile d’être catégorique : parfois j’en ai de douloureuses, mais très peu, d’autres fois mon ventre se durci sans que cela fasse
mal, et c’est plus courant. Comme j’avais rendez-vous le lendemain pour l’échographie du 3ème trimestre, elle a demandé à ce que le gynéco fasse une échographie du col pour le mesurer plus précisément. En attendant, elle m’a préconisé le repos, car si elle ne se trompait pas cela pouvait être une menace d’arrivée prématurée du bébé.

Je suis sortie sereine, j’ai appelé mon mari pour lui raconter, et il a semblé plus inquiet que moi sur le moment. C’est que je n’étais pas surprise, j’avais senti une pesanteur plus grande, presque une gêne, et depuis quelques jours je limitais de moi-même mes mouvements. Mais pas de quoi s’inquiéter, ma fille est un gros bébé, alors elle pèse un peu, voilà tout, me suis-je dit.

J’avais pris un rendez-vous avec une sage-femme acupunctrice dans la foulée, en espérant qu’elle pourrait un peu calmer ces ligaments capricieux. Bon, j’aurais du mal à vous parler de l’acupuncture en elle-même, vu que c’était une première pour moi… Mais lorsqu’elle m’a laissée dans la pénombre avec les aiguilles une boule s’est formée dans ma poitrine. Est-ce le travail des points sensés détendre ? Sur le moment je n’y ai pas vraiment réfléchi. La séance terminée, elle m’a proposé un rendez-vous pour la semaine suivante, arguant que l’acupuncture pouvait également réduire les contractions, car je lui avais raconté le rendez-vous précédent. Mais elle s’est alors lancée dans un discours plutôt déstabilisant, me disant que si jamais j’étais hospitalisée elle annulerait le rendez-vous, mais qu’il serait bien de tenir encore au moins trois semaines. Puis elle a noté MAP sur sa fiche (j’apprendrais le soir que cela signifie menace d’accouchement prématuré). Et là, j’ai commencé à vaciller un peu. Hospitalisée d’ici lundi prochain ? Non, elle débloque…

Ce n’est qu’en rentrant chez moi, et en racontant plus en détails la matinée à mon homme que j’ai reçu le choc qui était resté en suspens depuis le froncement de sourcils de la sage-femme à l’examen. Lorsque je lui ai répété la phrase « il faut tenir encore 3 semaines », les digues ont rompu et les larmes ont coulé. Je venais brusquement de réaliser les conséquences de tout ceci. Oui, je sentais que le bébé appuyait plus fort, oui je savais pertinemment que mon col aurait bougé un peu, mais je n’ai pas compris avant ce moment-là que cela signifiait peut-être que ma fille menaçait d’arriver. Alors qu’il reste deux mois avant le terme…

Je vous passe la vingtaine d’heures qui se sont écoulées entre ces rendez-vous et l’échographie de ce matin, même si j’y reviendrai sans doute, dans la mesure où il me faudra écrire pour exorciser tout ça. Au point du jour néanmoins tout semble plus facile, rien n’est aussi désespéré qu’à la faveur de l’obscurité. La nuit, tout est tellement plus noir… Nous sommes partis presque sereins pour cette écho, qui allait confirmer ou non les soupçons de la sage-femme.

Deux heures après l’heure dite, c’était notre tour, et je maudissais cette station assise peu recommandée. Le gynéco a commencé par la mesure du col, et en effet il est apparu que celui-ci s’est un peu raccourci. Il a été très clair : vous êtes à 29-31 millimètres, à 26 je vous aurais hospitalisée d’office. En clair, je suis à cinq millimètres maxi de la menace d’accouchement prématuré. Difficile de savoir s’il y a lieu de s’inquiéter, puisqu’il m’a expliqué que je pouvais très bien arriver à terme, voire même le dépasser, avec un bébé qui appuie et un col court. Mais il ne faut pas que ça bouge encore par contre. Conclusion : repos, repos, repos. Pas nécessairement strict, mais je dois me ménager au maximum.

Je vois mal comment en faire moins, puisque depuis quelques temps déjà mon homme se charge du plus gros du ménage et m’accompagne pour les courses, que je fais la sieste et que je ne soulève plus ne serait-ce qu’un pack d’eau. A ce stade, en faire moins signifie faire corps avec le canapé une bonne dizaine d’heures par jour. Bien entendu, je ferai tout pour éviter à ma fille d’arriver trop tôt. Ce qui m’inquiète c’est que je me reposais déjà pas mal, et visiblement cela n’a pas empêché la modification du col… Bref, je revois la sage-femme la semaine prochaine, et si rien n’a bougé d’ici là on pourra se détendre. Sinon… je préfère ne pas trop y penser.

Heureusement, il y eut ensuite l’échographie à proprement parler, mais cela mérite un article à part entière, et il sera nettement plus gai.

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