Promenade à la ferme

Comme beaucoup de petits, la puce aime les animaux. Depuis quelque temps, elle imite leur cri, les reconnais quand on les nomme, et elle adore aller chez nos propriétaires pour discuter avec les canards, qui font, comme tout le monde le sait, « hin hon hin » (tout à fait, oui!). Petit clin d’œil à Sophia : elle ne fait pas un aussi joli cocorico que Camille, mais un coco timide.

Bref, dimanche nous nous sommes décidés à l’emmener dans une ferme pas trop loin de chez nous, la ferme aux autruches. C’est un endroit où se côtoient des dizaines d’animaux en semi-liberté : autruches, donc, mais aussi émeus, faons, lamas, taureaux, chevaux, poneys, ânes… sans oublier les « classiques » de la ferme : poules, lapins, oies, cochons, chèvres, canards, etc.

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Des grands espaces semi clôturés, un joli lac, des animaux qui passent d’un enclos à l’autre et font une halte au milieu des visiteurs, visiblement habitués aux caresses, j’ai adoré ce principe, tellement plus sympa qu’un zoo, où j’ai toujours de la peine pour les animaux…

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Forcément, la puce a ouvert grand les yeux, quand, juchée sur les épaules de son papa, elle a vu un grand et beau cheval et plusieurs ânes venir à sa rencontre dès notre entrée. Elle a couru après les poules, après les oies et criant « hin hon hiiiin ! », elle est restée bouche bée devant les petits lapins et les bébés cochons, a eu un peu peur de l’autruche qui picorait les doigts de papa (c’est plutôt vilain ces bestioles en fait), et a fait coucou à chacun. Mais, surtout, elle a fait un gros gâté et un gros bisou à une biquette et à un petit âne qui s’est gentiment laissé câliner.

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Quant à maman, elle a failli glisser un bébé biquette dans son sac tellement il était trop mignon (mais papa a dit non, pfff.)

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Bref, une belle sortie en famille, à recommencer !

Et, bonus-track (coucou l’expression des années 90) : le soir, on s’est fait des hamburgers maison au fromage de chèvre de la ferme… elle est pas belle la vie?

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Jo la Cagole

Salut, moi c’est Jo la Cagole. Pourquoi on m’appelle comme ça ? Parce que je ne suis pas qu’une dure à cuire, tu vois, je suis aussi une gonzesse.

Tout a commencé quand je me suis mise à marcher. Ma marraine, elle a une grande fille, et du coup chez elle il y a plein de trucs trop cool. Un jour, j’ai trouvé un sac. J’ai passé la journée avec. En même temps, ça faisait un moment que je piquais régulièrement le sac de ma mère, mais le sien je me prenais trop les pieds dedans.

Un jour, ma mère a quand même percuté, et elle a fait un nœud à la bandoulière, du coup j’ai pu le mettre sur mon épaule et montrer à tout le monde comment on porte un sac avec classe. Je me souviens d’avoir fait le tour de la salle d’attente du médecin, je te dis pas le succès que j’ai eu.

Du coup, ma mère a décidé de m’acheter un sac. Mon sac. Avec des paillettes. La classe internationale. Ah, j’en ai passé des après-midi à le remettre patiemment sur mon épaule dès qu’il glissait ! Il m’a suivi partout. Et c’est là qu’on a commencé à m’appeler Jo la Cagole.

Maintenant il y a même une carte Camaïeu dedans, ça rigole plus. Je l’emmène moins souvent avec moi, mais je ne rate pas une occasion de faire la belle, et si jamais on se retrouve à une soirée je prends celui de ma mère et je fais le tour des invités. J’ai un numéro bien rodé : je soulève l’épaule, fais un quart de tour pour que la personne voit le sac, et je pose ma joue sur mon épaule avec un joli sourire. Ça marche à tous les coups.

Je vais te dire: avec un truc comme ça, Jo la Cagole, c’est plus un simple surnom, c’est carrément un nom de scène.

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Une minute suffit

On le dit souvent, mais il faut sans doute le vivre pour mesurer à quel point c’est vrai. Une minute suffit. Trente secondes même. Autant vous rassurer tout de suite, cette histoire finit bien ! Mais elle aurait tout aussi bien pu être nettement plus dramatique. Ceux qui me suivent sur Instagram en ont eu un aperçu.

Lundi 14 juillet. Un bébé fatigué après un week-end de mariage, tout le monde un peu à la masse en fait, et du monde à la maison. Nous étions tous les trois dans le salon, la petite venait de finir son goûter, et j’ai pris mon téléphone. L’homme faisait du bruit avec la puce, je me suis éloignée. « Je suis au téléphone » « Ok ».

Normalement je serais sortie du salon en enjambant la barrière.

Normalement il aurait compris que j’allais téléphoner à l’étage pour être tranquille.

Normalement je lui aurais fait signe que je montais.

Normalement, la petite n’aurait pas pu me suivre, et quand bien même il l’en aurait empêchée.

Normalement.

Oui mais voilà, quelqu’un avait enlevé la barrière, je suis montée sans rien dire, il n’a pas compris que j’étais à l’étage et la petite a filé derrière moi, tellement vite qu’il a cru qu’elle m’avait rejoint dans la pièce d’à côté.

J’étais au téléphone donc quand j’ai entendu ce bruit. Un bruit qui tourne dans ma tête sans arrêt depuis. Un bruit de chute. Long. Puis le bruit de la barrière, poussée contre le bas de l’escalier. Je n’ai pas eu peur tout de suite, persuadée qu’elle était avec son père. Mais j’ai compris qu’elle avait sans doute loupé une marche.

C’est là que j’ai entendu le cri de mon mari. Il a crié « Non, non ! » quand il a compris que notre fille venait de dévaler l’escalier. J’ai jeté le téléphone, je suis descendue, persuadée de la trouver toute cassée. Glacée. Parce que ces escaliers, on s’en méfie depuis le début. Des marches très hautes, en béton, avec un radiateur en fonte pour arrêter une éventuelle chute, tout en bas.

Pendant quelques secondes, on a paniqué. Elle pleurait fort, on a commencé à se renvoyer la balle. Puis on a stoppé net. Ce n’était pas le moment de s’engueuler. Elle n’avait visiblement rien de cassé, mais son visage bleuissait, elle avait mal, et on craignait pour son crâne. Au téléphone, le médecin du SAMU m’a demandé combien de marches elle avait dévalé. J’ai vu sa sucette au milieu de l’escalier, mon ventre s’est tordu. « Oh, non, au moins 6 ou 7, mais si vous les voyiez ! »

IMG_20140715_142341C’est en attendant l’ambulance que je suis montée chercher des affaires et que j’ai vu son biscuit posé tout en haut. Elle avait grimpé tout l’étage, avant de rater le virage. Parce que l’escalier, elle le monte tous les jours, avec nous. Elle a l’habitude, et arrivés en haut on la porte car elle ne sait pas négocier le tournant. En résumé, ma fille avait dégringolé de tout un étage parce qu’on ne l’avait pas surveillée correctement. Et c’était peut-être grave.

L’ambulancière a été impressionnée par l’escalier, et j’entendrais à chaque compte rendu qui allait suivre la même phrase « Il faut voir les escaliers, paraît-il ». Ouais, il faut voir. Pendant le transport, elle a été rassurante : ma fille n’avait pas de fracture, une bonne tonicité (elle s’est débattue pendant qu’on essayait de lui prendre la tension) et aucun signe de gravité ou d’atteinte cérébrale. Alors j’ai pleuré, tremblé, failli m’évanouir. Un peu soulagée, complètement culpabilisée. Là encore, elle m’a rassurée : « Si vous saviez ce qu’on voit, vous n’avez rien à vous reprocher, ça arrive… Et vous avez réagi, tout va bien. »

Dans les urgences blindées de monde, on ne nous a fait attendre qu’une demi-heure. Rien à l’examen, mais vu les contusions sur le visage on nous a gardées pour la nuit en pédiatrie. Une nuit hachée par les contrôles « pour voir si elle est réveillable », par les pleurs d’une boulette terrifiée dans son sommeil (elle a vraiment eu peur je pense), par mon estomac qui me fait payer la frayeur des dernières heures. Malade, crevée, mais soulagée et reconnaissante qu’il n’y ait rien de plus que quelques bleus et une cheville un peu enflée mais absolument pas douloureuse. Un peu gênée aussi devant l’équipe de pédiatres le matin, à qui j’ai dû expliquer que, oui, elle avait déjà la dent cassée avant, et, non, les bleus sur les genoux ne dataient pas non plus de la veille. Et que, oui, évidemment je savais qu’il fallait mettre une barrière et mettre les produits ménagers hors de portée.

Aujourd’hui la boulette va très bien, elle a encore le nez un peu bleu mais l’énorme bosse du crâne a presque disparu. Le plus gros bleu est celui de la prise de sang, mais elle s’est tellement débattue qu’on a bien failli ne jamais s’en sortir. Et nous, forcément on s’en veut un peu. Même si on sait que tout va très vite, que ça arrive, qu’on aurait aussi bien pu se contenter de frôler l’incident en l’interceptant au milieu de son ascension. Il n’empêche qu’on a conscience qu’en une trentaine de secondes on aurait pu perdre notre fille. Ou la retrouver avec des blessures qui auraient laissé des séquelles, qui auraient changé sa vie. Oui, il suffit d’une minute, de quelques dizaines de secondes. Les accidents domestiques sont la première cause de mortalité chez les petits. Alors on les prend, ces dizaines de secondes, pour remercier les petits anges qui ont pris le relais pour protéger notre bébé.

Jo les Yeux Bleus

Salut, moi c’est Jo les yeux bleus.

Pourquoi on m’appelle comme ça ? Ça me semble évident. Encore que, ça n’a pas été si simple d’y arriver. Il a fallu que ça se batte sévère entre gènes, si vous voyez ce que je veux dire. Parce que mon père, tu vois, il a les yeux marrons. Il paraît que c’est vachement plus costaud que les yeux bleus de ma mère. Sauf que les yeux de ma mère, c’est déjà des survivants.

Je sais pas si j’ai tout suivi, mais il y a un mec qui est arrivé d’Italie avec des yeux clairs, et il a épousé une femme avec les yeux marron. Ça s’est bastonné un moment, et leur petite dernière elle a eu les yeux bleus. Ben c’était ma grand-mère. Son mari avait les yeux marron, mais ma mère, pour emmerder le monde, elle a gardé les yeux bleus. Enfin, pas tout à fait bleus : ils sont plutôt gris en vrai. Et bleus au soleil, en été.

La vieille pédiatre, elle avait dit que ça pouvait foncer jusqu’à neuf mois, mais quand j’ai eu sept mois ma mère a vu du gris apparaître, alors elle savait que ça ne bougerait plus. Elle était contente, parce qu’elle dit que c’est le seul truc qu’elle voulait vraiment me donner.

Et vous savez ce qui est drôle ? Mon deuxième prénom, c’est celui d’une dame dans un livre. Ma mère l’a choisie rapport à l’ouverture d’esprit, la liberté de penser, ce genre de conneries. Et bien, la dame, elle a les yeux gris dans le livre. Même que sa fille aussi.

Je vais te dire : avec une histoire comme ça, Jo les Yeux Bleus, c’est plus un simple surnom, c’est un patrimoine culturel.

 

 

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Jo la Balafre

Salut, moi c’est Jo la Balafre.

Pourquoi on m’appelle comme ça ? Tout a commencé au début de l’année, quand je commençais à peine à avancer sur les genoux. Au départ, c’est la faute de ma mère, elle a enjambé le parc avec moi dans les bras, s’est cassé la gueule, et je me suis pris le bord du parc dans la tronche. Elle s’en est voulu, je te dis pas, ma mère. Elle a appelé le médecin, persuadée qu’elle m’avait fendu l’os de la figure. Tout ça parce que j’avais la joue violette. Le médecin a rigolé, moi un peu moins sur le coup, mais le lendemain j’avais une belle ligne sur la joue, qui est restée une bonne semaine au moins. On la vois sur toutes les photos des neuf mois.

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Voilà, Jo la Balafre était née.

Depuis… je me suis fait un bleu sur la lèvre. Puis quelques gnons sur la figure. Des bleus pleins les genoux, mais ça… J’ai une réputation à tenir, tu vois. Il y a une dizaine de jours, j’ai fait un vol plané, en arrière depuis le lit de ma mère, avec rebond sur la table de nuit. Je te raconte pas la tête qu’elle a fait, si elle finit pas cardiaque d’ici un an j’y comprends plus rien.

Et, l’autre soir, je l’ai achevée. Attends, tu vas rigoler : au moment de me coucher, elle a découvert que j’avais une dent cassée. Ouais, rien que ça ! La dent du haut, la jolie pelle de devant a perdu un bon bout. Elle a appelé le pédiatre, persuadée qu’il allait falloir me faire une radio, un scanner de la tête et un électroencéphalogramme. Finalement non, ça s’est fini chez le dentiste. Là j’ai moins fait ma belle : le dentiste, il t’allume une grande lumière, t’as l’impression que c’est hyper cool, et puis en vrai il te fait des trucs de fou…*  Bon, au final rien de grave, j’aurais un sourire ébréché pendant quelques années… Mais moi je m’en tape, j’aime bien. Ça va faire hyper classe sur les photos !

Je vais te dire : avec un truc comme ça, Jo la Balafre, c’est plus un simple surnom, c’est la naissance d’un mythe.

 

* Aucun bébé n’a été maltraité pour les besoins de cet article, la dentiste lui a limé un peu la dent, manuellement pour ne pas l’effrayer, mais j’ai du la maintenir tant bien que mal sous les hurlements. Ma petite dure ne supporte pas qu’un médecin la touche.

Petits tracas d’anniversaire

Je profite d’un petit moment de répit pour venir vous donner des nouvelles et vous raconter brièvement ma semaine de folie… pas dans le bon sens du terme, malheureusement !

Samedi dernier, ma fille a fêté son premier anniversaire, vous le savez. (Merci pour vos petits mots, promis je vous réponds très vite !) Le programme prévu : aller chercher mon amie à la gare ce jour-là, faire une super fête le dimanche (une vingtaine de personnes attendues), et profiter de cette amie pendant les trois jours de son séjour. J’étais tout contente de ce break plus que bienvenu après une année disons… houleuse ?

Mais voilà… le mercredi 9 avril, la puce a passé la journée à l’hôpital pour le protocole de réintroduction des PLV, et a été mise dans une chambre double. Avec une petite fille de trois mois hospitalisée pour une gastro sévère. Vous la sentez, l’arnaque ? Ben moi, comme une cruche, j’ai fait confiance… Bref, samedi, en plein préparatifs, la maison complètement sans dessus-dessous, notre bébé rose nous a fait un remake de l’exorciste et a repeint le salon en vert.

Donc, pour fêter son anniversaire comme il se doit, nous sommes allés aux urgences. Après tout, c’est là que tout a commencé un an plus tôt, n’est-ce pas ? Après maintes hésitations, nous avons maintenu la fête du lendemain, car le soir elle semblait à peu près bien. Erreur… Elle a passé la moitié du temps dormir, l’autre moitié dans nos bras, complètement amorphe, fiévreuse, et pas étanche. Un pic de fièvre pile au moment du gâteau, à deux dixième d’un retour aux urgences, et des invités qui chantent « Joyeux anniversaire » à voix basse, et, à la place de cette belle photo de nous trois soufflant sa première bougie que j’imaginais depuis des semaines, la petite dans sa tenue de princesse et nous fiers comme tout, il y a eu cette photo de moi tenant un bébé en body, la tête enfouie dans mon cou, et mon regard inquiet… Dites, vous pensez que c’est une sorte de bouquet final pour clore cette année ?

Les jours suivants, donc, bébé malade, couches pleines, pleurs, fatigue, inquiétude, aller-retour chez le médecin… et moi qui tombe malade, hein, forcément. Autant dire que le séjour de ma copine n’a pas été des plus tranquilles… Mercredi, pendant que je la ramenais à la gare, l’Homme est allé à l’hôpital voir le pédiatre, qui a commencé par s’excuser. « Quand j’ai vu avec qui ils l’avaient mise dans la chambre, je les ai prévenus qu’elle allait choper la gastro… » Bon. J’avoue que ça met un peu les nerfs… Il lui a expliqué qu’il s’agit d’un virus de gastro particulièrement virulent qui traîne en ce moment, qu’on ne peut attraper qu’une fois mais qui dure vraiment longtemps et affaibli les petits. Et, de fait, la généraliste m’a dit avoir fait hospitaliser deux bébés en une semaine pour une gastro à rallonge. De ce que j’en sais, la chef d’équipe du service s’est fait passé un savon pour avoir mis ma fille dans cette chambre, mais enfin ça ne change pas grand-chose au final.

Je dois rappeler le pédiatre dans la journée, la petite ne va guère mieux, j’ai peur qu’il ne faille faire un petit séjour à l’hôpital si ça continue. Voilà, c’est donc la première vraie maladie de la puce, forcément ça me laisse un peu désemparée, d’autant que je ne suis guère plus brillante qu’elle, même si je mesure ma chance qu’elle ait attendu un an pour y avoir droit. Je repense à cette toute petite fille de trois mois, et ça me fend le cœur. En tout cas, je m’en souviendrai de ce premier anniversaire !

♡ Un an ♡

Un an.

Ma boulette, joufflue jouflette, mon colibri, mon soleil, mon petit boudin des îles, mon petit Bouddha, ma râleuse, ma ronchonette,  mon petit phoque, ma coccinelle, ma poupée, ma toute petite, ma toute belle, mon œuf, mon bébé, ma puce jolie, ma fille chérie…

Un an.

Ça paraît peu, ça paraît loin pourtant ce temps où je sentais tes petits pieds cogner au creux de mon ventre. Si loin que ces souvenirs ont pris la teinte pastel et la lumière douce des rêves. J’ai peine à croire que cela ait bien eu lieu tant j’ai peine à me rappeler qu’il y ait eu une vie avant toi. C’est vrai, au fait, c’était comment, avant ? Un peu plus tranquille sans doute, mais infiniment plus terne.

Et puis, tu as vu le jour.

Cette première année a balayé toutes celles qui l’ont précédée. Elle n’a pas été aussi sereine que je l’aurais imaginé. Tu as tout changé, tu nous as bousculés. Cette première année fut un apprentissage pour nous, une ouverture à la vie pour toi, il fallait bien que cela remue un peu !

Malgré tout, cette première année a si vite filé que je n’en reviens toujours pas. Il ne se passe pas un jour depuis quelque temps sans que je te regarde en me demandant comment une telle chose est possible. Comment ce tout petit bébé a pu devenir cette toute petite fille. Comment ma toute petite a pu devenir cette enfant qui marche, joue avec les autres, parle toute seule en s’amusant, danse, rit aux éclats, me sourit, me tend les bras. Je ne m’expliquerai jamais ce miracle, et c’est aussi bien comme ça.

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Mon trésor, ma perle des îles, ma fleur, ma beauté, ma vie… Tu as un an aujourd’hui. Et moi je suis fascinée par ce petit bout de vie qui prend de l’ampleur, qui s’affirme, qui grandit, qui éclaire tout, qui éblouit.

Et je fais le vœu que ta vie soit douce mais bien remplie. Qu’elle soit emplie d’amour, de joie, de surprises et de rires. Que tu suives ta route sans t’en laisser distraire, que tu fasses les choix qui te rendront heureuse, que tu suives le chemin que ton cœur choisira. Et je fais le vœu d’être une mère qui te donne suffisamment d’amour et de confiance en toi pour que jamais tu ne doutes de mériter le bonheur, pour que jamais tu ne le fuies, pour que tu le savoures pleinement.

Mon cœur, ma petite sirène, mon sale bébé, mon baleineau cendré, mon papillon, ma merveille…

Ma fille.

Je te souhaite un joyeux premier anniversaire. Et en ce jour où l’on te fête, c’est un peu ma fête aussi, puisque ce matin-là, c’est peut-être bien toi, au fond, qui m’a donné la vie.

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