Le passage

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Depuis quelques temps, je me fais rare sur le blog. La dernière fois que je vous parlais vraiment de moi, c’était à la fin du mois d’avril, où je vous faisais des confidences sur mon incapacité à faire face au quotidien avec deux enfants. Vos réactions ont été une aide précieuse, et, si je n’ai pas répondu à toutes, je le ferai absolument.

Je dois avouer que la suite n’a guère été plus belle. J’ai vu arriver l’été avec appréhension. Seule avec les deux pendant deux mois. Mon mari a dû bosser comme un galérien, encore. Lui aussi a son fardeau de ce côté-là. J’ai craqué. Des colères, des larmes, une déprime sourde et profonde, le sentiment de ne pas exister vraiment. Mais avais-je vraiment déjà existé ? Bref, j’ai un peu disparu. Un peu plus. Lire la suite

Confidences d’une maman dépassée

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« Tu nous fais chier, tu comprends ça ? Tu nous fais chier ! »

Ces mots, je les ai criés, hurlés, à ma fille. Une colère noire, dévastatrice. Je l’ai attrapée par le bras, elle est tombée. J’aurais pu lui faire mal. J’en avais presque envie. Une colère que rien ne pouvait arrêter, à part que c’est ma fille et que je l’aime plus que ma vie. Mais ces mots-là lui ont fait tellement mal, je sais.

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Comment font les autres?

Quand la puce est née, le blog a tourné au ralenti un long moment. Cette fois, je m’étais promis de garder un semblant de rythme d’écriture, histoire de ne pas avoir des tonnes de titres d’articles à écrire et pas la moindre idée de par où commencer. Mais voilà, c’est terrible mais ces deux derniers mois je n’ai pas réussi à trouver un peu de temps pour moi.

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En vrac, quelques nouvelles

Voilà un bon moment que je n’ai pas écrit, et c’est fou ce que ça manque ! Je vous donne quelques nouvelles, en vrac, pour celles que ça intéresse !

Début juin, j’en ai déjà parlé un peu, j’ai commencé à travailler pour mon homme. Désormais c’est moi qui peins ses œuvres, et j’adore ça ! Pour le moment je travaille dans une résidence secondaire, un très joli cadre dans lequel je me retrouve seule avec mes pinceaux. Ça fonctionne bien, l’Homme gagne un temps précieux, moi je change d’air et je me sens utile, bref tout le monde est content. Du coup je vais prendre le statut de conjoint collaborateur, et on va continuer comme ça.

Les semaines sont donc chargées : la petite est chez sa marraine trois fois par semaine, en général je prends deux jours jours pour le boulot et un pour la maison. Autant dire que le temps pour moi, c’est pas pour tout de suite ! Soit je peins aux aurores, et je dors un peu la journée, soit je travaille la journée et c’est à peine si j’ai le temps de faire une pause. Je suis crevée, mais la fatigue physique ce n’est pas si grave, ça me fait du bien de m’écrouler le soir au lieu de cogiter jusqu’à une heure du matin pour rien.

Parce qu’on a eu pas mal de soucis, liés à l’activité de l’homme notamment. Un peu la poisse pourrait-on dire, même si j’essaie d’interpréter chaque chose, bonne ou mauvaise, comme un message, et d’en tirer des conclusions. Pas toujours facile quand on a une tuile par jour, mais bon. À côté de ça, la puce est plus tranquille, un peu plus indépendante, un peu moins en demande, donc je suis apaisée à ce niveau-là. Bon, quand elle est avec moi je n’arrive pas à faire quoi que ce soit d’autre, mais c’est un peu plus cool (surtout depuis que j’ai accepté le fait que je ne ferais plus jamais pipi toute seule).

J’ai la sensation d’avoir retrouvé un peu une vie normale, une vie de couple, une vie sociale… Mais si, pour une raison ou une autre, je ne fais pas garder la puce d’une semaine, alors c’est l’anarchie, la maison en vrac, les nerfs en pelote, la fatigue insurmontable. Je me remets doucement. Quelques analyses ont montré une anémie, quelques petites faiblesses à corriger. Avec le médecin nous avons déduit que mon corps me lâche un peu après avoir tenu sur les nerfs pendant des mois. Rien de méchant, mais je me réveille chaque jour fatiguée, et il faudra quelques nuits de sommeil sans doute pour remettre les choses en place.

On arrive bientôt à la fin de juillet, je n’ai rien vu passer. Le mois d’août s’annonçait léger, mais il pourrait ne pas l’être autant que prévu. On croise les doigts. Il n’empêche que des moments sympas s’annoncent : un week-end à la montagne dans sa famille (pour fuir les fêtes du village), et deux visites d’amies. J’ai hâte !

Dans tout ça, hier j’ai pris une après-midi pour écrire, parce que sinon je devenais folle, surtout que j’ai mille choses à vous raconter, dix mille même !  Donc vous allez avoir un peu de lecture dans les jours qui viennent… De mon côté de vous lis, puisque je suis entrée dans le 21ème siècle avec mon nouveau téléphone. Même si je ne laisse pas de petit mot, je suis là, je vous suis, toujours. Je n’ouvre pas souvent mon ordinateur, donc écrire est compliqué, mais grâce à ce petit joujou qui m’agace pourtant je reste avec vous. Et je vous mets des conneries, des photos un peu chaque jour, histoire que vous n’oubliez pas la blonde hystérique qui, elle, ne vous oublie pas !

Sécher les larmes d’une mère

Cet article, j’aurais pu l’écrire mille fois déjà depuis la création de ce blog. Mais il prend une ampleur nouvelle aujourd’hui. Parce qu’hier, j’ai vu une maman pleurer.

J’étais à la pharmacie, ma fille dans les bras, chose impensable il y a à peine un mois. Il y avait cette jeune femme que je connais de vue, qui parlait au pharmacien de son fils. J’ai vu les larmes monter dans ses yeux, j’ai vu ses efforts pour les refouler. Je connais ça si bien. Se dire non, pas encore… Pas encore pleurer devant un inconnu, pas encore craquer devant tout le monde et passer pour la dépressive de service. Tenter de ravaler ces larmes qui viennent saper le peu de confiance en soi qu’il nous reste. Et puis constater, impuissante, la trahison de son corps, et s’abandonner au sanglot. Cette femme, j’ai eu envie d’aller la serrer dans mes bras. De lui dire que non, elle n’est pas seule. Que oui, on pleure toutes, on est toutes fatiguées. Que non, les bébés ce n’est pas que du bonheur, c’est aussi des doutes, des peurs, de la culpabilité, du stress. Et qu’il faut arrêter d’en avoir honte.

J’aurais voulu lui dire tant de choses, et je n’ai pas osé. C’est lâche, mais j’avais peur de paraître terriblement indiscrète et déplacée. Et j’ai réalisé à quel point votre soutien m’a été précieux. Oui, le vôtre, vous qui me lisez. Vous vous reconnaissez, vous êtes nombreuses à avoir laissé quelques mots d’espoir après votre passage ici. J’ai compris dans quel état d’isolement extrême je me serais retrouvée sans vous.

Ce matin, j’ai lu ce magnifique texte de Marie. D’une justesse incroyable. Je vis dans un tout petit village, tout le monde me connaît, et quand je sors de chez moi je parle avec chaque personne qu’il m’arrive de croiser. Mais personne ne m’a vu perdre pied ces derniers mois. Parce qu’on ne dit pas que ça ne va pas, et même quand on le laisse entrevoir le message reste volontairement flou. Ça arrange tout le monde finalement. Cette discussion autour d’un bon thé dont Marie parle, c’est avec vous que je l’ai eue. Vous qui étiez parfois à des milliers de kilomètres.

Ce matin, je découvre vos articles, ceux où vous vous découvrez un peu, où vous lâchez le contrôle et parlez de vos difficultés. Ceux qui montrent les autres facettes de vos vies de femmes et de mères. Je ne sais pas si c’est la barrière de l’écran qui aide, mais je n’ai jamais vu autant de lâcher-prise dans une conversation en face à face. Pourtant, on est toutes pareilles. Et on a toutes besoin de le savoir. Histoire de lâcher la culpabilité et le sentiment d’échec. Sans vos mots, sans vos histoires, sans vous j’aurais considéré mes premiers mois de mère comme une preuve de mon incompétence et de mon incapacité à être une bonne maman. Parce que je suis si loin de l’image de la maman douce et patiente qu’on imagine avant d’avoir un enfant, si loin de cette maman qui berce son bébé avec amour à chacun de ses pleurs, qui se lève la nuit avec dévouement et avec pour seule préoccupation celle de rassurer son tout petit. Sans vous, j’aurais cru être la seule à en avoir marre, à être tentée de rester au lit et de faire la sourde oreille, à m’énerver même si ma fille pleure parce qu’elle a mal aux dents.

Alors je vais essayer d’aider à mon tour une jeune maman quand l’occasion se présentera. Je vais essayer de ne plus regarder une maman pleurer sans rien dire. J’essaierai de passer outre ma timidité et mon manque abyssal de confiance en moi pour aller vers une femme qui a besoin d’entendre qu’elle est loin d’être un cas isolé, qu’on s’en sort, que ça passe. Que ça vaut le coup. Parce que, moi, vous ne m’avez pas laissé pleurer sans rien dire.

Je n’aurais sans doute pas les mots suffisants pour vous remercier. Vous ne vous rendrez peut-être jamais compte de la différence que vous avez faite. Vous n’imaginerez peut-être pas que j’écris ces lignes les larmes aux yeux, en me maudissant d’être aussi mièvre. Je vais juste essayer d’être là pour vous, moi aussi. Comme je le disais ce matin à l’une d’entre vous, quand vous parlez de vos failles j’aimerais que vous vous voyiez avec mes yeux, car alors vous vous sentiriez fortes et courageuses. Vous l’êtes. Tellement plus que vous le pensez.

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Faire un bébé ou écrire, il faut choisir ?

Certains gosses rêvent d’être astronaute, d’autres d’être écrivain. Je me demande quel rêve est le plus inaccessible. Vous vous en doutez, j’appartiens à la seconde catégorie.

Depuis que nous nous sommes installés à la campagne, j’ai un objectif clair : écrire. Sans y mettre tellement d’intentions, même si mon rêve ultime est d’être un jour publiée. Oui, je sais, c’est d’une banalité à crever, surtout pour une blogueuse.

L’année dernière, ma première nouvelle pour enfants a remporté un concours et a été publiée dans un recueil. À dire vrai, j’ai à priori plus envie d’écrire pour un public adulte, mais je n’ai jamais rien soumis à un véritable avis jusqu’à présent.

Il y a un an, je suis tombée enceinte, et ce blog était là pour recueillir tout ce qui concernait cette grossesse, ce bébé à venir. Vos commentaires sur ma façon d’écrire m’ont donné des ailes, mais l’inspiration n’a pas voulu quitter terre. Mon nombril, et surtout ce qu’il cachait, voilà l’unique sujet dont j’arrivais à parler. Mais l’envie est restée.

Depuis que ma fille est là, je n’ai pas le temps. Les mots ne tolèrent pas qu’on s’interrompe, ni qu’on tente de les garder dans un coin de sa tête pour plus tard. Alors ils boudent un peu. Et moins j’écris, plus ils sont difficiles à amadouer, c’est un cercle vicieux. C’est pour cette raison que lorsque j’ai vu les sujets de ce concours, j’ai soupiré et je suis passée à autre chose. Ne rêvons pas, ma grande.

Et puis… A la faveur d’une longue sieste de ma princesse, je me suis installée face à ces sujets, j’ai respiré un grand coup et j’ai fait abstraction de l’enjeu. Une idée a germé, puis deux. Et, contre toute attente, la première a pris forme, la forme d’une nouvelle dont j’ai découvert la fin en l’écrivant. J’adore ça. L’espace d’un instant, j’ai quitté ma maison, mes soucis, ma fatigue, ma fille aussi. Oh, pas totalement bien sûr ! Vous verrez…

Cette nouvelle, je l’ai soumise au concours. Certaines d’entre vous l’auront compris, je participe au concours littéraire organisé par Auféminin. Et j’ai besoin de vous, puisque la présélection se fait pour moitié sur la base des votes des internautes. Cela ne me fera pas gagner, mais plus j’aurai de votes plus j’aurai de chances de faire partie des 14 finalistes, et vu la composition du jury ce serait une chance incroyable.

Alors je vous invite à lire ma nouvelle, et, si jamais elle vous plaît, vous pouvez voter pour m’aider à faire partie de la présélection. Bien entendu, vos avis sont les bienvenus !

Allez lire la nouvelle Ecrire, parfois…

 

Merci ♥

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