L’échographie du premier trimestre

Il y a une semaine, nous avons fait l’échographie du premier trimestre, celle qui est sans doute la plus belle de toutes, en tout cas c’est le souvenir que j’en ai.

Je n’ai pas pu aller à la maternité comme pour la première, faute de place. On m’a donné la liste des cabinets privés habilités à pratiquer l’évaluation des marqueurs de la trisomie, et sans surprise très peu de praticiens font cet examen. Nous sommes donc allés dans la ville où nous habitions avant, à environ une heure de route de la maison.

Ce jour-là avait mal commencé, et, contre tout attente, nous n’y sommes même pas allés très enthousiastes. Cela a vite changé. Déjà, la première bonne surprise a été d’être pris pile à l’heure (à la maternité il faut compter entre une et trois heures d’attente). Autant dire que, même avec le trajet, on gagne du temps !

Nous voici donc dans une jolie pièce aux lumières tamisées, après le questionnaire d’usage, installés face à un écran. Et là, un bébé apparaît. Un vrai bébé, pas un haricot, un bébé avec des bras, des jambes, des mains, des pieds… Un visage. On a beau le savoir pour l’avoir déjà vécu, c’est un choc. Mon homme me prend la main, mes yeux sont humides, et ainsi commence une demi-heure magnifique.

La gynéco nous montre tout, nous explique chaque mesure, nous parle du cœur, du cerveau, agrandit son visage, nous dit qu’il a déjà un os du nez. On apprend, on se tait, on ouvre grand les yeux. On regarde ce bébé, sans trop comprendre comment cela est possible. C’est toujours aussi surprenant de voir une telle chose au bout de deux petits mois. Elle nous fait même écouter son cœur, pour la première j’avais attendu 7 mois pour l’entendre. Nos regards se croisent parfois, on se sourit, sa main serre plus fort la mienne, et le reste n’existe plus.

Après les mesures et le contrôle des organes, la gynéco fait une rapide 3D. Et là, nos yeux s’écarquillent devant un petit bout de bébé qui se tourne, se frotte les yeux, étire ses bras en l’air… On le regarde bouger, ce petit miracle, et on se tait encore. Qu’est-ce qu’on peut dire devant ce spectacle ?

Retour à la lumière du jour, les yeux emplis d’étoiles. Les soucis ? Qu’est qu’on en a à faire ? On a un bébé en pleine forme. On a vu notre enfant bouger. L’essentiel est là. Pour rien au monde je ne changerais ma vie. J’ai trouvé en mon mari un amour comme on en rencontre peu, nous avons une petite fille merveilleuse et en bonne santé qui nous rend un peu chèvres, et un bébé en train de grandir dans mon ventre, lui aussi va très bien et nous rendra chèvres bientôt.

J’ai savouré ce moment, et il a changé notre façon de voir si radicalement que les bonnes nouvelles sont arrivées dès le soir. La loi d’attraction, décidemment… J’ai beau le savoir, cela me surprend encore.

Je ne sais pas si je réalise vraiment qu’un deuxième enfant va entrer dans notre vie. En fait, non, je ne réalise pas du tout. Mais maintenant je sais qu’il est là, je commence à sentir sa présence, et mon petit ventre me semble empli de promesses. Je sens que je vais encore aimer cette grossesse !

L’échographie du troisième trimestre

L’article d’hier n’était pas franchement gai, aussi j’ai préféré vous raconter l’échographie séparément. Parce qu’il y a tout de même d’excellentes nouvelles, et la principale est que mon bébé se porte comme un charme. Et c’est ça le plus important pour l’instant.

Hier donc, après cette échographie du col quelque peu perturbante, nous avons fait l’échographie du troisième trimestre. Alors déjà la puce a toujours la tête en bas, mais ça on l’avait compris, la bonne blague ! La première chose que le gynéco a dite : Oh, elle a une grosse tête ! Hum… mais encore ? Non, c’est juste que depuis le matin il voyait uniquement des petits bébés, alors là ça lui faisait du changement. Du coup il s’est détendu. Et ce n’était pas gagné, car il a dû descendre deux fois à la maternité dans la matinée, ce qui nous a valu plus de deux heures d’attente et d’entendre un aperçu de sa mauvaise humeur avant qu’il vienne nous chercher…

Rien de particulier durant l’échographie, c’est vrai qu’à ce stade il fait des coupes et qu’on ne comprend pas du tout ce que l’on voit. De le voir distinguer les organes uns à uns dans cette brouillade force le respect je dois dire. Nous avons tout de même pu observer le cœur battre en gros plan, et cela nous paraît toujours aussi hallucinant… Un cœur qui bat, mais comment a-t-on fait ça ? Il nous a aussi montré son profil, et ses narines vues d’en-dessous. Oh, les jolis trous de nez de ma fiiiille !

Comme la dernière fois, il nous a fait un aperçu en 3D de son visage, et cette fois elle ne s’est pas cachée sous ses mains… Nous avons vu le visage de notre bébé. Difficile de décrire ce que j’ai éprouvé… C’est à la fois merveilleux, fascinant et effrayant… En tout cas c’est un grand moment que cette première découverte, même si l’image n’est pas totalement nette. Sur le moment, l’Homme et moi avons eu la même réflexion : cette bouche, ce nez… on dirait qu’elle est typée café au lait cette petite ! Il faut savoir que mon mari a des origines antillaises. Notre bébé a donc une petite part des îles dans ses gènes… En fait elle est le fruit d’un mélange plutôt hétéroclite, ce qui laisse le suspense entier, mais laisse imaginer un joli résultat. Aura-t-elle hérité de  raits de son arrière-grand père métis ? Impossible à dire. Mais après avoir regardé tranquillement l’image je suis sûre qu’elle ressemble à son papa. Elle a le même air que lui quand il boude, je pense qu’elle a dû moyennement apprécier que le gynéco lui appuie dessus comme ça. Le papa est trop fier, à moitié gaga déjà, sa fille c’est la plus belle et puis c’est tout.

Et elle n’avait pas fini de nous épater… J’attendais avec impatience de connaître l’estimation de son poids, sachant qu’à la seconde échographie elle était de 700 grammes, contre 500 grammes en  moyenne. J’avais lu qu’à ce stade il devait se situer autour des 1Kg700, et c’est d’ailleurs le poids estimé du bébé de l’une des mamans avec qui je prends les cours de préparation lors de sa 3ème écho. Le gynéco nous a dit que c’était un très beau bébé, c’est donc d’une main tremblante que j’ai saisi le compte rendu… 2Kg400, ma fille pèse 2Kg400 ! Ah oui, en effet, un très beau bébé ! C’est simple, sur les courbes de croissance on passe de chiffres pile dans la moyenne lors de la dernière écho à des valeurs qui frôlent, voire dépassent légèrement, la ligne maximum.

Les points positifs de tout ceci : ma fille va très bien, c’est un beau bébé et ça me réjouit, elle doit être hyper intelligente et finalement je n’ai pas tant grossi que ça du coup (c’est ELLE qui pèse lourd). Pour le reste… ça n’a fait rire que mon mari que le périmètre crânien soit au plafond, on voit que ce n’est pas lui qui va devoir la passer, cette jolie tête de futur prix Nobel. Devant mon air désemparé, et les blagues pas drôles de mon homme (c’est à force de lui dire qu’elle est belle ça, je suis sûr que son tour de chevilles est élevé aussi), le médecin a réprimé un sourire (mais pas assez pour que je ne le vois pas) et m’a dit de ne pas chercher à trop analyser tout ça. Que de toute façon elle sortira, d’une manière ou d’une autre. Je ne sais pas pourquoi, mais le « d’une manière ou d’une autre » ne me dit rien qui vaille…

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L’échographie du second trimestre, et la découverte du sexe du bébé

fille ou garçonLe grand jour est arrivé, ce fameux 18 décembre dont on parle depuis deux mois bientôt. L’échographie du second trimestre, celle qui allait lever le voile sur le mystère ultime : le sexe du bébé. Et oui, si vous avez suivi vous savez que ce cher ange dormait pendant la visite du 4ème mois, et donc l’écho éclair n’avait rien montré ce jour-là. On savait que cela pouvait arriver, nous nous étions donc mis en tête l’échéance de décembre pour être sûrs.

Évidemment le but est avant tout de voir si le bébé va bien, puisque le médecin vérifie pas moins de 120 items différents. Mais de ce côté-là j’étais sereine. Depuis que je le sens bouger, je sais qu’il est en pleine forme, je n’ai aucune inquiétude. Enfin, si, j’en avais une… le week-end précédent le rendez-vous, on m’a demandé quatre ou cinq fois si c’était des jumeaux. Rapport au volume de mon ventre. « Quatre mois et demi ? Ah, c’est des jumeaux ? Non ? T’es sûre ? Oh, tu sais parfois ils ne le détectent que très tard… ». Sérieusement les gars, c’est un truc à dire à une femme enceinte ça ? Qui plus est quand elle vient de se ruiner en poussette monoplace ?  Bref, de toute façon je savais bien qu’il était tout seul mon bébé.

Le médecin nous a demandé si nous voulions connaître le sexe avant de commencer, et effectivement il vaut mieux qu’il s’en assure avant. Parce que lorsqu’il est arrivé à la zone fatidique j’ai tout de suite compris ce que je voyais. Il est resté quelques secondes au même endroit pour prendre une mesure, et je me demandais si je rêvais, vu que ni lui ni mon mari ne disaient rien. Pourtant, on dirait vraiment… Au moment où j’allais poser la question, il a annoncé le sexe d’une voix monocorde, puis a enchaîné direct avec l’estomac et la vessie, sans plus de cérémonie. Mais le temps s’est arrêté.

Dans la pénombre, mon homme m’a pris la main. J’ai senti des larmes couler. Pourtant je le savais, j’en étais sûre. Je l’ai toujours su, et si j’ai eu des doutes des rêves m’ont confortée à plusieurs reprises dans mon intuition au cours des dernières semaines. Mais c’est une chose de se le dire, ça en est une autre de se l’entendre confirmer et de le voir sur un écran. Voilà, c’est officiel. Et ce bébé prend vie pour la énième fois. Car à chaque étape de la grossesse, il devient plus réel, il prend sa place dans la famille, dans nos cœurs, dans le monde. Il nous a montré ses goûts et sa vitalité en bougeant de plus en plus fort, et nous avons réalisé que nous n’étions déjà plus tout à fait deux. Mais maintenant il est encore plus facile de l’imaginer, et des images peuvent se mettre sur les mots, plus nettes.

Dans environ quatre mois, je vais donner naissance à une petite fille. Ma fille. Notre fille.

Ce n’est plus « bébé », c’est ELLE. Son papa ne dit plus « bonne nuit bébé », il dit «bonne nuit mes chéries ». Une deuxième femme vient d’entrer dans sa vie, et elle a bien de la chance. Moi je n’ai pas de mots. Je crois qu’elle est déjà ma lumière.

Nous n’avions pas de préférence, nous aurions été heureux dans les deux cas. Et il faut dire aussi que dans les deux cas il me faut dire au revoir à une des deux images que j’avais dans la tête, parfois. Cette fois, je dois donc le dire au petit garçon que j’avais imaginé, en sachant au fond de moi que nous nous reverrons dans quelques années. Et j’accueille cette petite princesse avec joie, impatiente de la voir sourire et de l’entendre rire. Il va falloir lui trouver un prénom, le débat promet d’être houleux ! Mais je pense qu’elle saura nous le souffler…

J’en sais un peu plus sur elle : elle pèse 700 grammes, et apparemment c’est au-dessus de la moyenne, elle chausse du 44 millimètres, elle est en pleine forme, elle a grandi de façon vertigineuse pour atteindre une bonne trentaine de centimètres, et elle aime garder du mystère. Car lorsque le médecin a voulu faire un plan en 3D sur son visage, elle l’a caché derrière ses mains, à deux reprises. Seule sa bouche était visible, et je sais maintenant qu’elle a les lèvres de son père. Pour le reste, il nous reste à la découvrir fin avril, et c’est très bien comme ça.

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L’échographie du premier trimestre

Nous y voilà. Maintenant que je vous ai raconté mes deux premiers mois de grossesse, nous pouvons passer au présent. Enfin !

Mercredi dernier j’avais rendez-vous pour la première échographie « officielle » à l’hôpital, la fameuse échographie du premier trimestre. Elle est pratiquée par le chef de service gynécologie, que je voyais pour la première fois. C’était également la première fois que je découvrais les locaux de cette partie de l’hôpital.

Première bonne nouvelle : le service, ainsi que la maternité, se sont installés dans une aile toute neuve il y a tout juste deux semaines. Jusque-là j’ai toujours eu de bons échos sur la maternité, avec un gros bémol sur le délabrement des locaux et les chambres doubles, avec douche dans le couloir. Me voilà rassurée sur ce point : la tranche des travaux qui m’intéressait a finalement été bouclée.

Le gynéco, un petit homme jovial, vient nous chercher, et nous voilà dans une petite pièce sombre, à scruter l’écran… « La prochaine fois vous aurez un écran géant en face de vous, ça vous évitera de vous tordre le cou ». Ah, ouais, carrément.

On m’a demandé si je stressais par rapport à cette écho. Parce que c’est celle qui confirme ou non le bon déroulement de la grossesse, celle où on mesure les risques de trisomie… Pas du tout. Contrairement à la précédente, j’y suis juste allée impatiente de voir mon bébé. Je n’avais pas peur, je savais qu’il allait bien, je voulais juste le voir, d’autant que je savais que cette fois nous pourrions distinguer des bras et jambes, et même des mouvements.

Dès les premières images, nous sommes restés bouche bée. Plus rien à voir avec le petit haricot de la dernière fois ! Nous avions là sous les yeux un bébé, un vrai bébé qui remue les mains et les pieds. J’ai cru voir un mouvement assez vif, mais je n’étais pas sûre que ce soit lui qui bouge, puisque le gynéco déplaçait la sonde sans arrêt. Il l’a observé sous toutes les coutures, nous expliquant à chaque fois ce qu’on voyait et ce qu’il mesurait. Il a vraiment pris le temps de nous montrer, alors qu’on m’avait prévenue qu’il était très speed en général.

Le cerveau nous a étonnés : on distingue clairement les deux hémisphères cérébraux en formation. Il a l’air déjà très intelligent ce petit. Quant aux pieds, a nettement vu la plante et les petits orteils.  C’est complètement dingue de voir à quel point il a grandi et changé en à peine 4 semaines…  C’est à peine croyable : d’un haricot de 23mm dont on ne distinguait même pas les membres il est passé à un bébé d’une dizaine de centimètres !

Et ce mouvement qui se reproduit… Notre bébé fait des bonds ! Et pas juste des mouvements des membres, non il saute littéralement ! Je ris, l’image se brouille, je bredouille une excuse. Il saute encore, je ris à nouveau, le gynéco sourit, compréhensif. Il fait sa gym, nous dit-il. Il fléchi les jambes et semble pousser dessus pour se propulser, et en effet on a du mal à le suivre. D’ailleurs, impossible de rester sur son cœur suffisamment longtemps pour l’entendre. C’est sans importance, on voit bien qu’il est en pleine forme. On ne pensait pas qu’un si petit bébé sautait comme ça.

Depuis la deuxième échographie, il m’est souvent arrivé en marchant de penser à ce petit être dans mon ventre, que j’imaginais légèrement balloté par mes mouvements. Jamais je n’ai imaginé qu’il était si actif, et de le voir bouger avec tant de vigueur m’impressionne. Je n’ai aucune prise sur ce qui se passe, c’est de la magie pure cette vie qui se développe à cette vitesse.

En ce 3 octobre, face à l’écran, une sensation indescriptible. Bizarrement, l’homme et moi étions moins émus que la dernière fois. En fait nous n’avions pas d’appréhension, et je me rends compte que la présence de ce bébé commence à être acquise, du coup ça n’a pas été le même choc. Cette fois, c’était plus serein, plus léger, et beaucoup plus joyeux. L’émotion brute et la surprise ont laissé la place à la joie et à l’impatience. L’impatience de savoir si c’est une fille ou un garçon, l’impatience de sentir ses mouvements. Nous sommes un tout petit peu plus parents désormais.

En résumé : il va très bien (et il est plus dynamique que sa mère !). Il devrait pointer le bout de son nez aux alentours du 21 avril (je reste persuadée qu’il est du 22-23, mais c’est sans importance). J’ai une quinzaine de photos de lui. Et je suis fière comme c’est pas permis.

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7ème semaine, deuxième échographie

Le rendez-vous tant attendu était fixé sur la fin de la 7ème semaine de grossesse. J’ai passé cette semaine à dormir je crois bien, la fatigue était vraiment permanente. Mais pour le reste je me sentais globalement très bien, mise à part la fois où mon corps a rejeté catégoriquement un McDo que je venais d’engloutir, piétinant mes principes.

Nous y sommes allés avec moins d’attentes qu’au premier rendez-vous, ne sachant pas si nous allions vraiment voir quelque chose, ou si nous allions simplement découvrir un point sur l’écran. J’étais juste un peu anxieuse, et j’ai scruté le visage de la gynéco, à la recherche du moindre froncement de sourcil.

Quand elle a tourné l’écran vers nous, le choc. On le voyait bien, très bien même. Énorme, si on pense que trois semaines plus tôt il était trop minuscule pour qu’on le distingue. Une tête et un corps, en forme de gros haricot. Mais ce qui a attiré mon œil en premier c’est un mouvement au centre, un battement régulier et bien visible. Son cœur. Un cœur qui bat.

Le temps qu’elle le mesure, j’ai tourné la tête vers l’homme, et j’ai vu une lumière indéfinissable dans ses yeux. Il n’en revenait pas lui non plus. La gynéco s’est montrée prudente, précisant qu’il s’agissait encore d’un embryon, et pas d’un fœtus, que l’on ne pouvait pas vraiment parler de cœur, mais qu’il y avait bien une circulation sanguine. On s’en foutait, c’était notre bébé et son petit cœur battait.

J’ai beau me repasser la scène encore et encore, je n’en reviens toujours pas. C’est tellement irréel de se dire qu’il est vraiment là, dans mon ventre. Qu’en trois semaines il a multiplié sa taille par 20 au moins. Qu’on ne le voit pas encore, mais qu’il a des membres qui poussent, une bouche, des yeux… Et là j’écris à la veille de la troisième échographie, 4 semaines se sont écoulées depuis et je ne parviens toujours pas à assimiler ce que j’ai vu… Je n’arrive pas à imaginer ce que je verrai demain.

Bref, ce vendredi 7 septembre, il mesurait 23 millimètres. Déjà un peu plus grand que la moyenne, puisque la gynéco estimait la conception à 5 jours plus tôt que moi. Ce qui est impossible. Deux jours oui, mais pas cinq. Elle nous a regardé et a conclu que ce n’était pas très étonnant, vu nos tailles respectives. Quand nous lui avons donné notre poids à la naissance, et a conclu par un « bon, vous ne ferez pas une crevette, c’est clair ». Bizarrement, ça m’aurait arrangée, mais bon…

Donc il va bien. Il est grand. Son cœur bat fort. Ce n’est plus un œuf, c’est un petit haricot. Nous sommes sortis émus, nous venions de rencontrer notre enfant pour la première fois.

Le lendemain nous partions à la montagne pour le week-end, chez l’oncle et la tante de l’homme. Il a craché le morceau au bout de 8 minutes je dirais, alors qu’il avait fermement décidé de ne pas en parler encore. Son explication : « maintenant que j’ai vu son coeur c’est pas pareil ». C’était vrai, ce petit haricot vivait désormais dans nos têtes autant que dans mon ventre. Nous avons franchi une étape dans l’intégration de cette information incroyable : nous allons vraiment avoir un bébé!

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4ème semaine, première échographie

La barre magique à peine affichée, j’avais sauté sur le téléphone pour appeler ma gynéco. Laquelle m’a donné rendez-vous pour la semaine suivante.

Nous y sommes allés impatients. Lui espérait une prise de conscience. Il ne réalisait pas vraiment depuis une semaine. Je lui répétais que moi non plus je ne réalisais pas, que ça me semblait logique au bout de si peu de temps.

De mon côté, j’avais une certaine appréhension. Je n’avais pas fait de prise de sang, alors si jamais je n’étais pas enceinte ? Je suis tellement névrosée, allez savoir… Et en même temps, à force de lire qu’un cœur bat dès le 21ème jour, de revoir la liste des organes déjà en formation, de constater à quel point le développement est hallucinant dès les première semaines, j’avais hâte de le voir, et d’entendre son cœur. Naïve, j’avais juste occulté un élément important : la taille de la bestiole, tout au plus 3 millimètres.

Lorsque la gynéco a tourné l’écran vers nous, la déception : une petit bulle d’air d’un centimètre, et c’est tout. « C’est le sac gestationnel, l’embryon est encore trop petit pour être vu, mais en tout cas vous êtes bien enceinte. »

Ah ouais. Cool. En fait elle a voulu me voir avant ses vacances pour vérifier, mais ce n’est qu’à son retour que nous en verrons plus. « On pourra voir si l’embryon se développe correctement ». Génial, comme ça on est sûr que je vais psychoter pendant 3 semaines, merci.

Nous sommes repartis déçus, tout en nous disant qu’au moins la grossesse était confirmée. Et pour bien me rassurer, ne voilà-t-il pas que mon homme me dit « ben du coup on ne sait pas s’il n’y en a qu’un ou s’il y en a deux… ». Voilà. Je me mariais dix jours plus tard, j’étais au top de la zenitude…

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