Le test de dépistage du diabète gestationnel

Voilà, il fallait que cela arrive un jour : la semaine dernière j’ai fait le fameux test de dépistage du diabète gestationnel que la gynéco m’a prescrit mi-décembre. Il y a un mois j’étais clouée au lit, ce qui a eu au moins l’avantage de différer considérablement l’évènement. Puis, lorsque je suis allée mieux et que je me suis décidée, la météo annonçait de la neige, et mon mari m’a déconseillé d’y aller, au risque de me retrouver bloquée ensuite. Et je suis une femme obéissante, voyez-vous… Bref, ce n’est pas faute de l’avoir repoussé au maximum, mais je me suis retrouvée à court d’excuses à un moment donné.

J’ai donc pris mon courage et un bon bouquin à deux mains, et je suis bravement allé affronter la bouteille de glucose. J’avais pris soin de choisir un grand laboratoire, et de téléphoner avant pour m’assurer que je ne passerai pas deux heures dans la salle d’attente. Puisqu’il est interdit de quitter les lieux dans l’intervalle, autant être relativement bien installée !

Première prise de sang, à jeun, et une légère crainte en regardant la petite bouteille remplie d’un liquide orange. J’en ai tellement lu sur ce glucose que j’avais vraiment peur de ne pas arriver à l’absorber (oui, c’est VOTRE faute !). Du coup, lorsque j’ai commencé à le boire, j’ai été surprise et soulagée : ce n’était que ça ! En fait ça ressemble à un sirop contre la toux, goût orange, qui a le mérite de sortir du frigo en plus. Et c’est de ça dont vous faites toute une histoire, bande de chochottes ? J’ai eu une pensée ironique pour chacune d’entre vous, petites joueuses. Puis je suis arrivée au dernier tiers de la bouteille, et j’ai ravalé ma poussée d’orgueil en même temps que mon vomi (non, je déconne, j’avais juste envie d’écrire ça, c’est tellement classe !). En fait, sur la fin c’est difficile, et après ingestion une légère nausée a persisté longtemps… Rien d’insurmontable, mais en effet c’est dégueu.

La laborantine m’a laissée dans la salle, non sans avoir au préalable réglé le fauteuil en position semi couchée et m’avoir apporté une couverture toute douce. J’ai commencé à lire, essayant de passer outre cet écœurement persistant, puis le manque de sommeil m’a sauvée. Car cette nuit-là faisait partie de celles où je dors deux ou trois heures maxi, mes préférées. Avant de sombrer dans le sommeil, j’ai eu le réflexe de mettre mon manteau sous ma tête à la place de la couverture, au cas où je bave (j’ai eu une pensée pour la maman de Mon Blog de Bébé), et de faire une courte prière pour ne pas ronfler comme la princesse que je suis.

Une heure plus tard, réveil en sursaut avec le retour de ma geôlière, qui m’a de nouveau torturée avec son aiguille et son manque de douceur notoire (depuis, j’ai l’intérieur du coude bleu jusqu’au milieu de l’avant-bras). J’ai entendu ses collègues lui dire dans le couloir « Elle dort carrément, la dame ? Remarque au moins elle ne s’ennuie pas ! ». Bande de jalouses, parlez moins fort, merde ! Retour au noir. Encore une heure, et une autre femme est venue me tirer de mes rêves en souriant devant mes cheveux en bataille et la grosse marque sur ma joue. Dernière piqure, et me voilà libérée, enfin.

J’avais une dalle intersidérale, et j’étais trop mal pour attendre avant de manger. J’ai donc eu le raisonnement suivant : les résultats du lendemain allaient peut-être me condamner à un régime alimentaire d’ascète, alors autant exaucer mes dernières volontés diabétiques. Un M jaune m’a ouvert les bras, et 18 minutes plus tard j’étais chez moi en train de me taper deux Big Mac. God bless America.

L’échographie du second trimestre, et la découverte du sexe du bébé

fille ou garçonLe grand jour est arrivé, ce fameux 18 décembre dont on parle depuis deux mois bientôt. L’échographie du second trimestre, celle qui allait lever le voile sur le mystère ultime : le sexe du bébé. Et oui, si vous avez suivi vous savez que ce cher ange dormait pendant la visite du 4ème mois, et donc l’écho éclair n’avait rien montré ce jour-là. On savait que cela pouvait arriver, nous nous étions donc mis en tête l’échéance de décembre pour être sûrs.

Évidemment le but est avant tout de voir si le bébé va bien, puisque le médecin vérifie pas moins de 120 items différents. Mais de ce côté-là j’étais sereine. Depuis que je le sens bouger, je sais qu’il est en pleine forme, je n’ai aucune inquiétude. Enfin, si, j’en avais une… le week-end précédent le rendez-vous, on m’a demandé quatre ou cinq fois si c’était des jumeaux. Rapport au volume de mon ventre. « Quatre mois et demi ? Ah, c’est des jumeaux ? Non ? T’es sûre ? Oh, tu sais parfois ils ne le détectent que très tard… ». Sérieusement les gars, c’est un truc à dire à une femme enceinte ça ? Qui plus est quand elle vient de se ruiner en poussette monoplace ?  Bref, de toute façon je savais bien qu’il était tout seul mon bébé.

Le médecin nous a demandé si nous voulions connaître le sexe avant de commencer, et effectivement il vaut mieux qu’il s’en assure avant. Parce que lorsqu’il est arrivé à la zone fatidique j’ai tout de suite compris ce que je voyais. Il est resté quelques secondes au même endroit pour prendre une mesure, et je me demandais si je rêvais, vu que ni lui ni mon mari ne disaient rien. Pourtant, on dirait vraiment… Au moment où j’allais poser la question, il a annoncé le sexe d’une voix monocorde, puis a enchaîné direct avec l’estomac et la vessie, sans plus de cérémonie. Mais le temps s’est arrêté.

Dans la pénombre, mon homme m’a pris la main. J’ai senti des larmes couler. Pourtant je le savais, j’en étais sûre. Je l’ai toujours su, et si j’ai eu des doutes des rêves m’ont confortée à plusieurs reprises dans mon intuition au cours des dernières semaines. Mais c’est une chose de se le dire, ça en est une autre de se l’entendre confirmer et de le voir sur un écran. Voilà, c’est officiel. Et ce bébé prend vie pour la énième fois. Car à chaque étape de la grossesse, il devient plus réel, il prend sa place dans la famille, dans nos cœurs, dans le monde. Il nous a montré ses goûts et sa vitalité en bougeant de plus en plus fort, et nous avons réalisé que nous n’étions déjà plus tout à fait deux. Mais maintenant il est encore plus facile de l’imaginer, et des images peuvent se mettre sur les mots, plus nettes.

Dans environ quatre mois, je vais donner naissance à une petite fille. Ma fille. Notre fille.

Ce n’est plus « bébé », c’est ELLE. Son papa ne dit plus « bonne nuit bébé », il dit «bonne nuit mes chéries ». Une deuxième femme vient d’entrer dans sa vie, et elle a bien de la chance. Moi je n’ai pas de mots. Je crois qu’elle est déjà ma lumière.

Nous n’avions pas de préférence, nous aurions été heureux dans les deux cas. Et il faut dire aussi que dans les deux cas il me faut dire au revoir à une des deux images que j’avais dans la tête, parfois. Cette fois, je dois donc le dire au petit garçon que j’avais imaginé, en sachant au fond de moi que nous nous reverrons dans quelques années. Et j’accueille cette petite princesse avec joie, impatiente de la voir sourire et de l’entendre rire. Il va falloir lui trouver un prénom, le débat promet d’être houleux ! Mais je pense qu’elle saura nous le souffler…

J’en sais un peu plus sur elle : elle pèse 700 grammes, et apparemment c’est au-dessus de la moyenne, elle chausse du 44 millimètres, elle est en pleine forme, elle a grandi de façon vertigineuse pour atteindre une bonne trentaine de centimètres, et elle aime garder du mystère. Car lorsque le médecin a voulu faire un plan en 3D sur son visage, elle l’a caché derrière ses mains, à deux reprises. Seule sa bouche était visible, et je sais maintenant qu’elle a les lèvres de son père. Pour le reste, il nous reste à la découvrir fin avril, et c’est très bien comme ça.

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Le rendez-vous du quatrième mois

La dernière fois je dressais le bilan du premier trimestre, aujourd’hui j’arrive à la fin du quatrième mois. Déjà ! Je n’ai pas été très régulière côté écriture, pourtant j’ai deux ou trois articles qui attendent sagement d’être publiés. Les deux dernières semaines sont passées à une vitesse folle, et ce quatrième mois a été celui des étapes nouvelles. Promis, je vais tout vous raconter, mais avant tout il faut que je mette fin au suspense…

Donc, certaines d’entre vous le savent, j’ai eu le rendez-vous du quatrième mois le 8 novembre. Ma gynéco m’avait dit que nous pourrions peut-être voir le sexe du bébé, s’il était bien placé. Pendant les deux semaines précédant cette date, je n’ai pensé presque qu’à ça. Nous avions vraiment hâte de savoir, même si nous n’avons pas de préférence, ne serait-ce que pour pouvoir se projeter un peu plus, chercher un prénom aussi…

Première déception : l’Homme n’a pas pu venir avec moi alors qu’il était prévu qu’il soit là, comme d’habitude. Évidemment, l’échographie dure environ 4 minutes, donc il ne ratait pas grand-chose, mais je ne voulais pas découvrir le sexe du bébé sans lui. J’ai trouvé la solution : j’ai pris une petite enveloppe et décidé de demander à la gynéco d’écrire « fille » ou « garçon » sur un petit bout de papier, pour pouvoir découvrir ça ensemble à la maison.

Le matin, il a longuement posé la main sur mon ventre, en réalité c’était la première fois qu’il restait aussi longtemps ainsi. Je ne sais comment l’expliquer, mais j’ai senti que le bébé s’endormait sous sa main. Allez savoir, cet homme a ce pouvoir rassurant et apaisant… Et en partant, je savais que le bébé ne bougerait pas à l’écho. En effet, il dormait et ne nous a pas fait ses petits bonds habituels, ce qui aurait bien arrangé la gynéco pour une fois. Bref, vous l’aurez compris, nous n’avons rien vu.

Je pensais que je serais très déçue, mais pas tant que ça. D’un côté soulagée de le découvrir à l’écho morphologique aux côtés du papa, le seul fait de savoir que mon bébé va bien m’a suffi. Parce que c’est ça l’essentiel, non ? Et finalement, je n’ai pas besoin de ça pour me projeter, cela se fait par étapes, naturellement. Le verdict sera donc pour le 18 décembre. Et en attendant, j’ai développé une autre obsession : le sentir bouger. Mais ça j’y reviendrai !

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L’échographie du premier trimestre

Nous y voilà. Maintenant que je vous ai raconté mes deux premiers mois de grossesse, nous pouvons passer au présent. Enfin !

Mercredi dernier j’avais rendez-vous pour la première échographie « officielle » à l’hôpital, la fameuse échographie du premier trimestre. Elle est pratiquée par le chef de service gynécologie, que je voyais pour la première fois. C’était également la première fois que je découvrais les locaux de cette partie de l’hôpital.

Première bonne nouvelle : le service, ainsi que la maternité, se sont installés dans une aile toute neuve il y a tout juste deux semaines. Jusque-là j’ai toujours eu de bons échos sur la maternité, avec un gros bémol sur le délabrement des locaux et les chambres doubles, avec douche dans le couloir. Me voilà rassurée sur ce point : la tranche des travaux qui m’intéressait a finalement été bouclée.

Le gynéco, un petit homme jovial, vient nous chercher, et nous voilà dans une petite pièce sombre, à scruter l’écran… « La prochaine fois vous aurez un écran géant en face de vous, ça vous évitera de vous tordre le cou ». Ah, ouais, carrément.

On m’a demandé si je stressais par rapport à cette écho. Parce que c’est celle qui confirme ou non le bon déroulement de la grossesse, celle où on mesure les risques de trisomie… Pas du tout. Contrairement à la précédente, j’y suis juste allée impatiente de voir mon bébé. Je n’avais pas peur, je savais qu’il allait bien, je voulais juste le voir, d’autant que je savais que cette fois nous pourrions distinguer des bras et jambes, et même des mouvements.

Dès les premières images, nous sommes restés bouche bée. Plus rien à voir avec le petit haricot de la dernière fois ! Nous avions là sous les yeux un bébé, un vrai bébé qui remue les mains et les pieds. J’ai cru voir un mouvement assez vif, mais je n’étais pas sûre que ce soit lui qui bouge, puisque le gynéco déplaçait la sonde sans arrêt. Il l’a observé sous toutes les coutures, nous expliquant à chaque fois ce qu’on voyait et ce qu’il mesurait. Il a vraiment pris le temps de nous montrer, alors qu’on m’avait prévenue qu’il était très speed en général.

Le cerveau nous a étonnés : on distingue clairement les deux hémisphères cérébraux en formation. Il a l’air déjà très intelligent ce petit. Quant aux pieds, a nettement vu la plante et les petits orteils.  C’est complètement dingue de voir à quel point il a grandi et changé en à peine 4 semaines…  C’est à peine croyable : d’un haricot de 23mm dont on ne distinguait même pas les membres il est passé à un bébé d’une dizaine de centimètres !

Et ce mouvement qui se reproduit… Notre bébé fait des bonds ! Et pas juste des mouvements des membres, non il saute littéralement ! Je ris, l’image se brouille, je bredouille une excuse. Il saute encore, je ris à nouveau, le gynéco sourit, compréhensif. Il fait sa gym, nous dit-il. Il fléchi les jambes et semble pousser dessus pour se propulser, et en effet on a du mal à le suivre. D’ailleurs, impossible de rester sur son cœur suffisamment longtemps pour l’entendre. C’est sans importance, on voit bien qu’il est en pleine forme. On ne pensait pas qu’un si petit bébé sautait comme ça.

Depuis la deuxième échographie, il m’est souvent arrivé en marchant de penser à ce petit être dans mon ventre, que j’imaginais légèrement balloté par mes mouvements. Jamais je n’ai imaginé qu’il était si actif, et de le voir bouger avec tant de vigueur m’impressionne. Je n’ai aucune prise sur ce qui se passe, c’est de la magie pure cette vie qui se développe à cette vitesse.

En ce 3 octobre, face à l’écran, une sensation indescriptible. Bizarrement, l’homme et moi étions moins émus que la dernière fois. En fait nous n’avions pas d’appréhension, et je me rends compte que la présence de ce bébé commence à être acquise, du coup ça n’a pas été le même choc. Cette fois, c’était plus serein, plus léger, et beaucoup plus joyeux. L’émotion brute et la surprise ont laissé la place à la joie et à l’impatience. L’impatience de savoir si c’est une fille ou un garçon, l’impatience de sentir ses mouvements. Nous sommes un tout petit peu plus parents désormais.

En résumé : il va très bien (et il est plus dynamique que sa mère !). Il devrait pointer le bout de son nez aux alentours du 21 avril (je reste persuadée qu’il est du 22-23, mais c’est sans importance). J’ai une quinzaine de photos de lui. Et je suis fière comme c’est pas permis.

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7ème semaine, deuxième échographie

Le rendez-vous tant attendu était fixé sur la fin de la 7ème semaine de grossesse. J’ai passé cette semaine à dormir je crois bien, la fatigue était vraiment permanente. Mais pour le reste je me sentais globalement très bien, mise à part la fois où mon corps a rejeté catégoriquement un McDo que je venais d’engloutir, piétinant mes principes.

Nous y sommes allés avec moins d’attentes qu’au premier rendez-vous, ne sachant pas si nous allions vraiment voir quelque chose, ou si nous allions simplement découvrir un point sur l’écran. J’étais juste un peu anxieuse, et j’ai scruté le visage de la gynéco, à la recherche du moindre froncement de sourcil.

Quand elle a tourné l’écran vers nous, le choc. On le voyait bien, très bien même. Énorme, si on pense que trois semaines plus tôt il était trop minuscule pour qu’on le distingue. Une tête et un corps, en forme de gros haricot. Mais ce qui a attiré mon œil en premier c’est un mouvement au centre, un battement régulier et bien visible. Son cœur. Un cœur qui bat.

Le temps qu’elle le mesure, j’ai tourné la tête vers l’homme, et j’ai vu une lumière indéfinissable dans ses yeux. Il n’en revenait pas lui non plus. La gynéco s’est montrée prudente, précisant qu’il s’agissait encore d’un embryon, et pas d’un fœtus, que l’on ne pouvait pas vraiment parler de cœur, mais qu’il y avait bien une circulation sanguine. On s’en foutait, c’était notre bébé et son petit cœur battait.

J’ai beau me repasser la scène encore et encore, je n’en reviens toujours pas. C’est tellement irréel de se dire qu’il est vraiment là, dans mon ventre. Qu’en trois semaines il a multiplié sa taille par 20 au moins. Qu’on ne le voit pas encore, mais qu’il a des membres qui poussent, une bouche, des yeux… Et là j’écris à la veille de la troisième échographie, 4 semaines se sont écoulées depuis et je ne parviens toujours pas à assimiler ce que j’ai vu… Je n’arrive pas à imaginer ce que je verrai demain.

Bref, ce vendredi 7 septembre, il mesurait 23 millimètres. Déjà un peu plus grand que la moyenne, puisque la gynéco estimait la conception à 5 jours plus tôt que moi. Ce qui est impossible. Deux jours oui, mais pas cinq. Elle nous a regardé et a conclu que ce n’était pas très étonnant, vu nos tailles respectives. Quand nous lui avons donné notre poids à la naissance, et a conclu par un « bon, vous ne ferez pas une crevette, c’est clair ». Bizarrement, ça m’aurait arrangée, mais bon…

Donc il va bien. Il est grand. Son cœur bat fort. Ce n’est plus un œuf, c’est un petit haricot. Nous sommes sortis émus, nous venions de rencontrer notre enfant pour la première fois.

Le lendemain nous partions à la montagne pour le week-end, chez l’oncle et la tante de l’homme. Il a craché le morceau au bout de 8 minutes je dirais, alors qu’il avait fermement décidé de ne pas en parler encore. Son explication : « maintenant que j’ai vu son coeur c’est pas pareil ». C’était vrai, ce petit haricot vivait désormais dans nos têtes autant que dans mon ventre. Nous avons franchi une étape dans l’intégration de cette information incroyable : nous allons vraiment avoir un bébé!

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4ème semaine, première échographie

La barre magique à peine affichée, j’avais sauté sur le téléphone pour appeler ma gynéco. Laquelle m’a donné rendez-vous pour la semaine suivante.

Nous y sommes allés impatients. Lui espérait une prise de conscience. Il ne réalisait pas vraiment depuis une semaine. Je lui répétais que moi non plus je ne réalisais pas, que ça me semblait logique au bout de si peu de temps.

De mon côté, j’avais une certaine appréhension. Je n’avais pas fait de prise de sang, alors si jamais je n’étais pas enceinte ? Je suis tellement névrosée, allez savoir… Et en même temps, à force de lire qu’un cœur bat dès le 21ème jour, de revoir la liste des organes déjà en formation, de constater à quel point le développement est hallucinant dès les première semaines, j’avais hâte de le voir, et d’entendre son cœur. Naïve, j’avais juste occulté un élément important : la taille de la bestiole, tout au plus 3 millimètres.

Lorsque la gynéco a tourné l’écran vers nous, la déception : une petit bulle d’air d’un centimètre, et c’est tout. « C’est le sac gestationnel, l’embryon est encore trop petit pour être vu, mais en tout cas vous êtes bien enceinte. »

Ah ouais. Cool. En fait elle a voulu me voir avant ses vacances pour vérifier, mais ce n’est qu’à son retour que nous en verrons plus. « On pourra voir si l’embryon se développe correctement ». Génial, comme ça on est sûr que je vais psychoter pendant 3 semaines, merci.

Nous sommes repartis déçus, tout en nous disant qu’au moins la grossesse était confirmée. Et pour bien me rassurer, ne voilà-t-il pas que mon homme me dit « ben du coup on ne sait pas s’il n’y en a qu’un ou s’il y en a deux… ». Voilà. Je me mariais dix jours plus tard, j’étais au top de la zenitude…

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